Les grandes époques artistiques disent : l'Art. Les époques médiocres disent : les arts.
Qu'importe aux coeurs unis ce qui change autour d'eux ?
La popularité est plus communément un écueil qu'une récompense.
L'homme de génie est celui qui m'en donne.
C'est un bonheur pour nous qu'il n'y ait rien de parfait sur la terre.
Dans la science de soi, nul n'est passé maître.
Il n'est pas bon d'être malheureux, mais il est bon de l'avoir été.
Ceux qui lisent savent beaucoup ; ceux qui regardent savent quelquefois davantage.
La société serait une chose charmante, si l'on s'intéressait les uns aux autres.
Je me défie de la machine qui est en moi.
Certains politiques vieillis se fixent enfin à une opinion, girouettes que l'hiver, en les rouillant, fait immobiles.
Tant d'incroyants ne le sont devenus que parce qu'ils agissaient en incroyants...
Tous les combats sont grandioses pour le victorieux.
Naître, c'est précipiter les choses.
Dieu aime les morts.
Très jeune, on a de l'originalité, mais pas de talent.
Il faut toujours épargner les défauts d'autrui, jamais les siens.
On ne comprend pas une oeuvre, on comprend l'homme qui l'a faite.
Ovaire toute la nuit.
Vous savez, perdre plusieurs millions d'euros en quelques minutes, c'est une expérience que je ne souhaite à personne. Vous savez, on voit sa vie défiler : première ouverture de compte, premier transfert en Suisse, premier milliard. Je me souviens avoir été ému comme un gosse pour mon premier milliard, et puis après... on s'y habitue.
Négliger les petites choses sous prétexte qu'on voudrait en faire de grandes c'est l'excuse des lâches.
L'amour de Dieu n'est pas toujours synonyme d'amour du bien.
Mais plus on accepte de liberté dans les affaires, plus il faut bâtir de prisons pour ceux qu'elles défavorisent.
Un savant n'est pas un homme qui sait mais un homme qui cherche, accablé et exalté tout ensemble par l'idée de ce qu'il ne sait pas.
Si j'aime véritablement une personne, j'aime toutes les autres, j'aime le monde, j'aime la vie. Si je puis dire à quelqu'un : je t'aime, je dois être capable de dire : en toi j'aime chacun, à travers toi j'aime le monde, en toi je m'aime également.
Notre société est dirigée par une bureaucratie gestionnaire, par des politiciens professionnels ; les gens sont motivés par la suggestion de masse, leur but est de produire plus et de consommer plus, comme si cela était des fins en soi.
Un chien de chasse, ayant attrapé un lièvre, tantôt le mordait, tantôt lui léchait les babines. Le lièvre excédé lui dit : "Hé ! toi, cesse ou de me mordre ou de m'embrasser, afin que je sache si tu es mon ennemi ou mon ami.
Je suis éblouie par le talent des jeunes.
Même quand les enfants sont pressés de toucher leur part de pognon, c'est difficile de se débarrasser d'un parent encore en forme, surtout s'il a toute sa tête - il faut savoir prendre son mal en patience.
L'homme se livre par sa démarche, sa bouche, sa voix et son regard.Ces quatre clés étant dans l'ordre d'importance.
C'est le "presque" qui compte, et le conditionnel. Sur le coup, ça semble une folie. On est tout juste au début de mars, la semaine n'a été que pluie, vent et giboulées. Et puis voilà. Depuis le matin, le soleil est venu avec une intensité mate, une force tranquille.
Quand il y a lieu, courons, avant toute chose, à notre propre secours.
Premièrement l'étude de la philosophie positive, en considérant les résultats de l'activité de nos facultés intellectuelles, nous fournit le seul vrai moyen rationnel de mettre en évidence les lois logiques de l'esprit humain, qui ont été recherchées jusqu'ici par des voies si peu propres à les dévoiler.
Un fanatique, c'est quelqu'un qui ne peut pas changer d'avis et qui ne veut pas changer de sujet.
L'invention de la poudre, le perfectionnement incessant des armes à feu montrent à l'envi que les progrès de la civilisation n'entravent ni n'abolissent en rien la tendance inhérente à la guerre, qui est d'anéantir l'adversaire.
Un film : cela touche au corps, au rythme, au son, à la pâte humaine des acteurs, à la peinture. C'est un art global.
- Les gens qui aiment leur animal, ils le font empailler quand il meurt.- Mais c'est nul ! S'ils l'aiment vraiment, pourquoi ils l'enculent pas quand il vit, leur animal ?!
Tout au long de cet été, Charlie publie quelques-unes des « fatwas » de Charb. Ces textes, réunis en deux tomes parus en 2009 et 2014, sont autant de coups de gueule qui brocardent toutes les modes et les tendances les plus insupportables de notre époque.
Pays de mes jeunes annéesLà où mon père est enterré.
En été mon pays à moiEn été c'est n'importe quoiLes caravanes le camping-gazAu grand soleilLa grande foire aux illusionsLes slips trop courts, les shorts trop longsLes hollandaises et leurs melonsDe Cavaillon.
Chez les êtres vivants aussi bien que dans les corps bruts les conditions d'existence de tout phénomène sont déterminées d'une manière absolue.
Du temps libre, oui. Mais du temps pour réfléchir ?
L'étude de la nature vous apprendra que Dieu a créé des choses belles et merveilleuses afin que vous en jouissiez. Contentez-vous de ce que vous avez et faites-en le meilleur usage possible. Regardez le beau côté des choses plutôt que le côté sombre.
L'art dans l'opulence devient vite de la décoration.
Sous le silence prodigieux du couvent, il est comme un malade qui, la nuit, à l'heure où les bruits de la rue se sont tus, perçoit les battements de son coeur.
Quand ma mère mourut, j'étais tout petit ;Quand mon père me vendit, je ne parlais pas.Je ne savais que crier : ramoneur, ramoneurEt alors je ramone vos cheminées et je dors dans la suie.
Avec toi je pouvais mettre ma réalité en vacances. Tu étais le complément de l'irréalisation du réel.
Ceux qui balayaient la cour le dimanche étaient en général les pensionnaires qui n'avaient pas récité convenablement le dernier discours du président.
Ca tient, les options politiques, l'engagement dans un sens, dans l'autre, parfois du hasard. On était tel jour, tel endroit... On a rencontré celui-là plutôt que celui-ci, et tout est joué.
Et tout s'avère alors si piteux et si vain,Tant de mensonge éclate au rôle que j'accepte,Que le dégoût me prend d'être ce pître inepteEt de recommencer la parade demain !