Au train où vont les choses, bientôt la seule liberté qui nous sera tout à fait indispensable sera la liberté de réclamer.
Je suis le dieu le plus puissant des dieux, Absolu sur la terre, absolu dans les cieux ; Dans les eaux, dans les airs, mon pouvoir est suprême : En un mot, je suis l'Amour même.
Surfer sur le Net est une perte de temps, et c'est justement ce qui est intéressant.
Une femme laide qui devient amoureuse est une pompe à incendie qui prend feu.
Il y a toujours une bagarre à la clé quand on cause religion.
Destiné par ta naissance à la poussière, pourquoi ériges-tu dans ce monde ici-bas des palais élevés ?
L'assoiffé qui ne rencontre nulle source est assurément fort aise de trouver une flaque d'eau.
Tant que l'homme sera mortel, il ne sera jamais décontracté.
Les choses ne sont pas si douloureuses ni difficiles d'elles-mêmes ; mais notre faiblesse et lâcheté les font telles.
Toutes les idées des arts ont leurs modèles dans la production de la nature : Dieu a créé et l'homme imite.
L'histoire des plus grands princes est souvent le récit des fautes des hommes.
On ne déshonore point un homme qui sait mourir.
L'ami qui souffre seul fait une injure à l'autre.
On se fatigue de tout, même d'être aimé.
Vous serez comme des dieux, qui connaissent le bien et le mal.
Oublions ces examens qui agissent comme des aimants pernicieux en orientant les efforts vers la "réussite".
Tu dois ouvrir ta main à ton frère, à celui qui est humilié et pauvre dans ton pays.
Egalitarisme : rêve de pauvre, cauchemar de riche.
On ne vit point assez pour profiter de ses fautes.
A en croire mon conseiller fiscal, je suis condamné aux bravos forcés à perpétuité.
Avec une femme le meilleur moyen de ne pas obtenir une chose c'est de la demander.
L'action poursuit la pensée. Malheur si elle la rattrape.
La conversation est bonne, elle est même nécessaire aux idées, car il faut leur faire prendre l'air.
Plutôt que de savoir ce qui a été fait, combien il vaut mieux chercher ce qu'il faut faire.
Selon le lieu de sa naissance, l'homme vit bien, vit assez mal ou ne vit pas du tout.
Un amant n'a jamais tort.
Ce qui est ingénieux est bien près d'être vrai.
La haine, cela brûle tout ; c'est un vent désert, stérile.
La naissance est une guillotine.
Il faut toujours se méfier de ses emportements, des excès qui perturbent et finalement qui provoquent le désordre.
L'oubli est une grâce.
Les apparences extérieures n'ont jamais trompé personne.
La docilité n'enseigne pas la confiance.
Les experts auront beau se mettrent tous d'accord, il peuvent se tromper.
Les Anglaises adorent les chevaux mais elles semblent ignorer le bidet.
Il faut avoir le courage de regarder la mort en face : elle est là aussi dans la bêtise, les faiblesses, la laideur des autres, mais si on insiste un peu, ces mauvaises apparences se lèvent et c'est la vie qui apparaît.
Le mensonge est souvent la pierre de touche de la vérité.
Il y a un langage pour chaque situation.
Vivre, c'est foncer ou s'enfoncer.
En économisant sur la chair, tu acquerras l'esprit.
Le cheval joue dans l'histoire le rôle d'un piédestal qui se déplacerait.
Les Bourses ne traduisent pas l'état des économies, mais la psychologie des investisseurs.
Les mariages doivent être une sorte de plat de viande puisqu'on les interdit les jours de jeûne.
On a toujours tort de se suicider trop tôt. C'est manquer de mémoire. Ou d'imagination.
A quoi reconnaît-on qu'on est vieux ? A ce qu'on va mettre trois jours à récupérer de cette cuite.
S'il y avait réellement un Dieu, serait-ce par des moyens aussi absurdes qu'il nous eût fait part de ses ordres ? Serait-ce par l'organe d'un bandit méprisable, qu'il nous eût montré comment il fallait le servir ?
La vie est une immense oeuvre théâtrale incessament coupée d'entractes secs, et d'une brève utilité.
Les flatteurs des princes ont dit que la chasse était une image de la guerre ; et en effet, les paysans, dont elle vient de ravager les champs, doivent trouver qu'elle la représente assez bien.
Une âme fière et honnête, qui a connu les passions fortes, les fuit, les craint, dédaigne la galanterie ; comme l'âme qui a senti l'amitié, dédaigne les liaisons communes et les petits intérêts.
Nous passons par des états de corps étranges, comme si la mort nous faisait des signes de tête amicaux.