Voulez-vous profiter vraiment de votre jardin ? Mettez des vêtements souples et lâches, un grand chapeau de paille, ayez dans une main un râteau et dans l'autre une boisson glacée. Indiquez ensuite au jardinier la plate-bande qu'il doit bêcher.
Dans la religion, l'imaginaire complète l'absence de savoir réel.
Le son du tambour dissipe les pensées ; c'est par cela même que cet instrument est éminemment militaire.
Les mots qui ont la langue trop longue, on les raccourcit.
L'amour de soi est à l'amour de Dieu ce que le blé en herbe est au blé mûr. Il n'y a pas de rupture de l'un à l'autre - juste un élargissement sans fin.
Changer de siècle ne signifie après tout qu'un jour de plus dans le flot ininterrompu de nos ridicules calendriers humains.
Je suis passionné pour la vérité, et pour les mensonges qu'elle autorise.
Le style simple est semblable à la clarté blanche. Il est complexe, mais il n'y paraît pas.
Pourquoi punir un coupable quand il n'y a plus aucun bien à tirer de son châtiment.
Il ne faut pas feindre d'exprimer ce que nous ne pouvons pas exprimer.
Mes lubies ont une valeur marchande. De par le monde, les cellules capitonnées regorgent d'hommes et de femmes qui n'ont pas cette chance.
Pour le paresseux le nuage devient fardeau.
Il y a trois catégories d'hommes : a) ceux qui racontent leur histoire ; b) ceux qui ne la racontent pas ; c) ceux qui n'en ont pas.
Je n'ai jamais compris comment on peut écrire un livre à deux. C'est comme si on se mettait à trois pour faire un enfant.
Il y a une hérédité de nous à nous-mêmes.
Un livre obscène, c'est tout simplement un livre mal écrit. Le talent n'est jamais obscène. Ni à plus forte raison immoral.
L'utilité de la vertu est si manifeste que les méchants la pratiquent par intérêt.
L'ignorance c'est le nerf de la guerre.
Les choses se déforment facilement quand on regarde en arrière.
Une auto-stoppeuse est une jeune femme, généralement jolie et court vêtue, qui se trouve sur votre route quand vous êtes avec votre femme.
Pour un amant, il n'est plus d'ami.
La sottise des gouvernements répond à celle des citoyens, la sottise des journaux à celle de leurs lecteurs.
La pensée est la plus grande ennemie de la perfection. L'habitude de réfléchir profondément est, je suis obligé de le dire, la plus pernicieuse de toutes les habitudes prises par l'homme civilisé.
La pruderie est l'hypocrisie de la pudeur.
L'opinion publique, c'est la sottise en action.
Le nerf de la guerre, le principe de la liberté dans un état bourgeois : l'argent.
La vertu. Un effort sur soi-même en faveur des autres.
Les femmes laides vieillissent mieux que les jolies femmes : elles passent de l'ombre à l'obscurité.
Le critère du développement du marxisme n'est pas la vérité, mais le pouvoir.
Les femmes pardonnent tout... sinon la race humaine serait éteinte depuis longtemps.
Quand on aime on est toujours malheureux.
N'est pas heureux qui veut l'être.
Celui qu'on n'ose recevoir hésite souvent à donner.
Combattez pour vos idées, mais ne croyez pas qu'elles soient la seule et unique vérité.
Les lecteurs sont nombreux ; les penseurs sont rares.
Le monde meurt un peu à chaque fois qu'un écrivain disparaît.
L'idéologie est une pensée chargée d'affectivité où chacun de ces deux éléments corrompt l'autre.
On croit si volontiers tout ce qui, de près ou de loin, semble s'accorder à nos désirs !
Nommer sa terreur : une bonne façon de la rendre salutaire.
La littérature, c'est une manière subtile de mettre l'homme à poil, à son insu.
La famille est plus importante que les individus qui la constituent.
Une vieille coquette ne dit ni les années qu'elle a, ni les dents qu'elle n'a plus.
Pas question de rêver, de laisser mûrir une idée : pendant qu'on la laisse mûrir d'autres la vendent verte.
C'est une bonne chose que les femmes mangent, elles aussi, il n'y a pas de raison, elles sont comme nous, finalement, en tout cas manger les rapprochent de nous, ça les rend plus humaines.
Les hommes chantent parce qu'ils ont goûté à la mort.
La rapidité des esprits scientifiques rattrapera toujours l'imagination des artistes.
Tolérez mon intolérance.
Etre prodigue, ce n'est pas si commode. Ceux qui recherchent ce défaut ne l'ont jamais.
Si j'aurais su, j'aurais pas venu.
C'est pour faire exister ce qui n'existe pas qu'il faut sans cesse de nouveaux écrivains !