L'art est la façon de sentir, d'aimer et d'interpréter les battements du coeur de l'univers.
Peut-être la civilisation moderne nous a-t-elle apporté des formes de vie, d'éducation et d'alimentation qui tendent à donner aux hommes les qualités des animaux domestiques.
Un sexagénaire, c'est un homme qui se souvient encore du temps où l'on dansait avec ses pieds.
Le gouvernement est le passe-temps naturel des gens qui n'ont plus rien à faire.
Aller à l'opéra, comme se saouler, est un péché qui comprend sa propre punition.
Le monde est irréel, sauf quand il est chiant.
Si nous étions tous du même avis, ici-bas, personne ne s'accorderait.
Il y a des gens qui font l'amour sans esprit, comme ils boivent et mangent.
Le suicide, c'est épouser la solitude et vivre avec elle... in... fi... ni... ment !
Tout s'accomplit au-dedans de soi. Le monde n'existe pas.
Le capitalisme est un pari sur le mouvement : c'est de là que vient le progrès.
Chaque vie mérite nos larmes.
N'essayez jamais d'impressionner une femme ! Parce que si vous le faites, elle s'attendra à ce que vous mainteniez le rythme tout le restant de votre vie. Et le rythme, mes amis, c'est la dévastation.
Il faut dépenser son argent discrètement sans entendre tinter les pièces ni sentir leur odeur.
Les pièces de théâtre, loin de corriger les désordres, sont capables de les inspirer tous.
La citation classique est le mot de passe des lettrés du monde entier.
Il y a trois choses qui nous accompagnent jusqu'à la mort : le sang, l'urine, et les excréments.
Les lauriers se trouvent beaucoup mieux à leur place dans un civet de lièvre que sur la tête d'un glorieux.
On ne donne la parole qu'à ceux qui veulent la prendre.
Avec la mort d'un homme meurt toute la grâce humaine.
C'est très couvrant de dire du mal de soi, surtout si l'on sait trouver les bonnes formules : elles vous habillent.
Quand on croise son destin, le secret s'impose. La magie est à ce prix.
Il n'y a pas de vrai bonheur sans qu'il s'y mêle un petit peu le sens du malheur...
J'ai appris à ne jamais tarir le puits de mon inspiration, à toujours m'arrêter quand il restait un peu d'eau au fond et à laisser sa source le remplir pendant la nuit.
C'est toujours pareil : l'homme croit bien faire, et les autres ne sont pas contents.
Les délices siéent mal à l'insensé, et ce n'est pas à l'esclave à dominer sur les princes.
Petit dommage vaut mieux que grande querelle.
Les sciences biologiques ignorent ce qui fait l'humanité de l'humanité, la culture, le langage, l'esprit, la conscience.
On n'a jamais l'intention d'aller nulle part à Paris : on ira peut-être faire un tour.
Ne demandez jamais la lune. Elle pourrait vous être donnée. Et alors, qu'en feriez-vous ?
Il faut préserver coûte que coûte tous les acquis démocratiques, laïques et républicains arrachés par des décennies de lutte du peuple.
Maintenant, quand on rentre dans une chambre d'enfants, c'est plus une chambre d'enfants, c'est un magasin de jouets.
La prudence dans les entreprises, la fermeté dans l'exécution, et l'intrépidité dans les périls.
Tout est beau. Il faut parler d'un cochon comme d'une fleur.
Un incurable, c'est celui qui s'entête à revoir son médecin.
En France, le système, c'est un peu comme les curés, les blondes ou les campagnes de Creuse ou de Corrèze, ça appelle la caricature.
Après une lessive, il manque toujours une chaussette... Ca peut arriver avec les housses de couette, mais c'est plus rare...
La politique est une lime sourde et qui parvient lentement à sa fin.
Il en va de la lecture comme de toute débauche : fuite en avant, enfoncement sans fin.
Les pires censeurs sont ceux qui osent réprimer les idées et font taire les contestations.
Si l'on veut de la solidarité sociale, il faut qu'on ait, soit un ennemi extérieur, soit une minorité opprimée.
Le soleil me fait chanter.
La proximité de l'autre est signifiance du visage.
Entre colonisateur et colonisé, il n'y a de place que pour la corvée, l'intimidation, la pression, la police, le vol, le viol, les cultures obligatoires, le mépris, la méfiance, la morgue, la suffisance, la muflerie, des élites décérébrées, des masses avilies.
Voilà où en est arrivée la bourgeoisie française, cinq ans après la défaite de Hitler ! Et c'est en cela précisément que réside son châtiment historique : d'être condamnée, y revenant comme par vice, à remâcher le vomi de Hitler.
La liberté est donc naturelle ; c'est pourquoi, à mon avis, nous ne sommes pas seulement nés qu'avec elle mais avec la passion de la défendre.
Nous dérivons sur un îlot microscopique, naufragés d'un destin dont nous ne contrôlons pas grand-chose. Nous savons seulement que nous venons à peine de naître et que nous sommes voués à disparaître. Le « nous » que j'évoque ici désigne [...] ► Lire la suite
Tout comme Dieu a donné des doigts différents à la main, il a donné des voies différentes aux hommes.
Je déteste le luxe. Je fais preuve de modération... Il sera facile d'oublier votre vision et votre objectif si vous avez de beaux vêtements, des chevaux rapides et de belles femmes. [Auquel cas], vous ne vaudrez pas mieux qu'un esclave, et vous perdrez sûrement tout.
Nous ne devons pas chercher le bonheur dans la paix, mais dans le conflit.