La racine est une fleur qui dégaine la gloire.
Même la gloire du fleuve s'achève à la mer.
L'amour est un signe de notre misère. Dieu ne peut aimer que soi. Nous ne pouvons aimer qu'autre chose.
Les sciences dans leur ensemble disposent l'esprit à reconnaître que Dieu existe, que l'âme existe, que la foi morale existe, que nous sommes faits pour une destinée surhumaine.
Si les femmes faisaient pour Dieu ce qu'elles s'imposent pour sauvegarder leur ligne, il n'y aurait point à s'inquiéter de leur salut.
La gloire posthume est le coup de pied de la postérité.
Le mystère de l'incarnation se répète en chaque femme ; tout enfant qui naît est un Dieu qui se fait homme.
Aucun des deux n'avait la moindre connaissance des choses sexuelles, aussi ne firent-ils rien pendant leur nuit de noces sinon prier Dieu qu'il les conseille. Le résultat ne fut pas concluant.
La gloire suit la vertu comme son ombre.
Tout sort de l'Un et doit rentrer en l'Un,S'il ne veut pas être duel et tomber dans le multiple.Comme l'unité est incluse dans chaque nombre,De même Dieu, l'Un, est partout dans les choses.Dix est le nombre souverain : il naît de l'Un et du Rien,C'est quand Dieu et la créature se rencontrent qu'il advient.
L'ultime fondement des religions était imputable, pour lui, à la détresse infantile de l'homme. Dieu était souvent le représentant du père ou de l'instance tutélaire.
Ce n'est pas Dieu qui est silencieux, c'est nous qui sommes sourds.
Dans cette union intense qu'est la prière, Dieu et l'âme sont comme deux morceaux de cire fondus ensemble.
On ne sait pas précisément où les anges se tiennent, si c'est dans l'air, dans le vide, dans les planètes : Dieu n'a pas voulu que nous fussions instruits.
Pour détruire la racine du mythe, il faut anéantir la semence même de l'homme.
Si je n'étais pas athée, je croirais en un Dieu qui choisirait de sauver les hommes en se fondant sur l'ensemble de leur existence, et non sur ce qu'ils ont pu dire, et comment.
Etre juste une heure de temps, vaut mieux qu'adorer Dieu durant soixante années consécutives.
Si Dieu descendait sur la Terre, tous les peuples se mettraient a genoux, excepté les Français qui diraient : " Ah ! Vous êtes là ! C'est pas trop tôt ! On va pouvoir discuter un peu !
Ce n'est pas un sacrifice de quitter une pauvre vie dans laquelle on éprouve tant de difficultés pour appartenir à Dieu !
Plus la religion est divine, moins il appartient à l'homme de la commander. Si Dieu l'a faite, Dieu la soutiendra sans vous.
Mais l'esprit humain répugne à s'accepter des mains du hasard, à n'être que le produit passager de chances auxquelles aucun dieu ne préside, surtout pas lui-même. Une partie de chaque vie, et même de chaque vie fort peu digne de regard, se passe à rechercher les raisons d'être, les points de départ, les sources.
Ce qu'on retranche à la perfection des créatures, c'est à la perfection même de Dieu qu'on le retranche.
Si Dieu n'était pas ! alors que sommes-nous ? Rien, rien qu'une sorte d'excroissance absurde, un lichen de vie et de conscience sur une planète dérisoire perdue au milieu du lent ballet du monde.
Lui est Allah ! Il n'y a pas d'autre Dieu que Lui ! Gloire à Lui dans ce monde et dans l'autre ! A lui l'autorité suprême ! c'est à Lui que vous retournez !
Qui n'a pas vu Dieu n'a rien vu.
Pourquoi Dieu écoute-t-il quand on lui demande des choses qui plus tard ne feront plus notre affaire ?
Combien de siècles faudra-t-il pour admettre qu'attribuer un sexe à Dieu est un blasphème ?
La plus noble conquête que l'homme ait jamais faite est celle de ce fier et fougueux cheval, qui partage avec lui les fatigues de la guerre et la gloire des combats.
Entre dieu et la société, il faut choisir. Ce choix me laisse assez indifférent, car je ne vois dans la divinité que la société transfigurée et pensée symboliquement.
Ce que Dieu demande de nous, c'est un geste seulement, et c'est lui qui fera le reste.
IL y a les pauvres de Dieu et ceux du Diable.