Il y a deux sortes d'hommes. Ceux qui combattent leur père et ceux qui cherchent toute leur vie à le remplacer.
Les enfants, c'est pas vraiment méchant ; ça peut mal faire ou faire mal de temps en temps ; ça peut cracher, ça peut mentir, ça peut voler ; au fond, ça peut faire tout ce qu'on leur apprend.
Devenir vieux, c'est être de plus en plus puni pour un crime que l'on n'a pas commis.
Qu'est-ce que la vie ? L'usufruit d'une agrégation de molécules.
Ce ne sont pas les plus grandes injures qui entraînent le pire ressentiment.
Ces yeux qui ont l'air de penser quelque chose et qui ne pensent même pas à rien.
Les lois de la physique sont les lois coutumières de la nature.
Supposer que Dieu puisse entrer dans notre entendement est le plus grand blasphème.
Une chose à ne jamais oublier en sortant de chez soi - un cigare.
J'ai regardé dans le registre des maladies et n'y ai point trouvé les soucis ni les pensées tristes. Cela est fort injuste.
La seule différence que je connaisse entre la mort et la vie, c'est qu'à présent vous vivez en masse, et que dissous, épars en molécules, dans vingt ans d'ici vous vivrez en détail.
Joueurs et amoureux jouent en réalité pour perdre.
Un rêve intact est une merveille fragile.
Attendre c'est être entre l'immobilité et l'espoir.
Tant que l'on se réfère à une autorité, on ne sait rien.
Pour bien jouir, il serait sage de se priver.
Le péché originel nous déculpabilise.
Est miroir, tout ce qui est digne de contemplation.
Il est beaucoup plus simple de construire un univers que d'expliquer comment un homme tient sur ses pieds. Demandez à Aristote, à Descartes, à Leibniz et à quelques autres.
La mémoire la plus profonde est une mémoire de toute notre destinée.
La première expérience de la vie, c'est l'imminence de la mort.
L'amour c'est le coeur qui s'émeut en même temps que l'intelligence.
On ne renonce pas à ses rêves, on les modifie seulement.
Le comédien sait très bien ce qu'il apporte, parfois de manière géniale, ne dure que le temps de la représentation. Seul subsiste me souvenir. L'auteur, lui, existe grâce à cette trace qu'est l'écrit.
Une chose réussit toujours au détriment d'une autre.
La lecture, c'est sans fin. C'est comme l'amour, c'est comme l'espoir, c'est sans espoir.
Dévoiler les intrigues de la Bourse et des courtiers, c'est entreprendre un des travaux d'Hercule.
L'histoire d'un amour, c'est le drame de sa lutte contre le temps.
La perspective ne permet pas aux aveugles de voir.
En matière politique, grimper, c'est ramper verticalement.
Il y a eu des vols d'oiseaux, des courants d'air, des migraines qui ont décidé du sort du monde.
- Les vaches folles rendent les bouchers anxieux ! - Un malheur n'arrive jamais seul.
Se cogner à la réalité ne peut pas faire de mal.
Le métier des lettres est tout de même le seul où l'on puisse sans ridicule ne pas gagner d'argent.
Snobisme. C'est un partage savant entre ce qui doit se faire et ce qui ne doit pas se faire. C'est une étiquette permanente. Le bon mot, le geste qu'il faut, quand il faut.
Nous sommes bien faits, ami, pour nous comprendre ! Pour être l'un à l'autre et, dans tout, de moitié !
- Des amants au pluriel ! Pourquoi faire ? - Pour tromper plusieurs fois votre mari.
Le cahier des charges d'une grande chaîne hertzienne nationale ne peut se comparer au cahier des charges d'une chaîne thématique diffusée par satellite.
La radio et la télé resteront toujours, avec ou sans image, de la parole alternée avec de la musique, des mots et des notes, rien de plus.
On confond toujours vérité et nouveauté.
Rien d'assommant comme de s'entendre : on n'a plus rien à se dire.
Un critique, à propos d'un one-man show : "Trop de gens au générique".
Toute vocation commence par l'admiration.
Nuance : quand l'homme est mort, on l'enterre ; quand l'arbre est mort, on le déterre !
La plupart des choses se produisent par accident.
L'art n'exige pas seulement la passion, il veut avant tout la vérité, et d'abord, la vérité de la passion.
Généralement les hommes sont plus riches des mystères qui les constituent que de ceux qu'ils élucident, et les secrets dont on retire l'écorce deviennent de pauvres petites connaissances mises au jour.
Une chose est certaine nous approchons sans cesse de plus tard.
Combien de fois je t'ai blessée par erreur ? Petite Yotte, petit bijou sombre. Quelle jolie et unique âme tu es. Une telle personnalité que parfois je pense que étais là avant. Si sage que tu me regardes parfois et [...] ► Lire la suite
Il ne faut pas confondre partir et fuir. On n'échappe pas à sa condition humaine.