En politique, nous passons le plus clair de notre temps à parler des absents, il arrive que leur présence n'y change pas grand-chose.
Mourir, c'est enterrer tout le monde en une seule fois.
Il faut que la terre soit un séjour bien étranger pour la vertu, car elle ne fait qu'y souffrir.
Les enfants sont comme la crème : les plus fouettés sont les meilleurs.
Le talent, c'est le relief donné à la platitude.
Si vous voulez avoir les idées propres changez-en comme de chemises.
Mais l'homme est l'insuffisance vivante, l'homme a besoin de savoir, il perçoit désespérément qu'il ignore.
Il peut arriver qu'on ouvre la bouche d'admiration et qu'on la referme par un bâillement.
Quel travail que la vie : même les bêtises, il faut les faire !
L'indécent n'est pas le nu mais le troussé.
Plus on veut, mieux on veut.
Il faut parler quand on est sûr.
Le monde se contente de grimaces, il se paie de ce qu'il donne, sans en vérifier l'aloi.
L'unique moyen de gouverner les hommes est de taire la vérité.
Le luxe des femmes est monté à de telles proportions, qu'il faut être bien riche pour en avoir une à soi. Il n'y a plus moyen que d'aimer les femmes des autres.
Faire un voeu est un plus grand péché que de le rompre.
Il n'y a qu'un seul public : celui qui vient pour aimer. Si les gens viennent pour s'aimer eux-mêmes ou chercher le reflet d'anciennes amours, le contact n'a pas lieu.
Le goût frénétique de l'homme pour toutes les substances saines ou dangereuses, qui exaltent sa personnalité, témoigne de sa grandeur. Il aspire toujours à réchauffer ses espérances et à s'élever vers l'infini.
Tout aventurier est né d'un mythomane.
La suprême ironie de l'amour n'est-elle pas de croire qu'il y a toujours un vainqueur et un vaincu, alors que l'amour se joue bien des amants et en fait ses esclaves.
L'expérience, c'est la forme la plus maussade de la fatigue.
Les journalistes ne disent jamais la vérité, même quand ils la disent.
Il y a plusieurs façons d'être en amour. C'est ce qui rend l'amour si fascinant.
Comme sa gamme est plus riche, le malheur nous attire plus que le bonheur.
On se sent moins pauvre quand on est seul à le savoir.
Il y a l'orgueil à vouloir aimer mieux que ne le font les autres.
L'oraison mène à tout, à condition de pouvoir en sortir indemne.
On sait rarement ce qu'on veut et jamais ce qu'on voudra.
Les femmes ne décident pas des hommes ; ce ne sont pas les femmes qui font les hommes.
Lisez donc les poètes, Leurs poèmes constituent un univers en suspens.
Les décorations sont des lettres de change tirées sur l'opinion publique.
Les asticots et les flatteurs révèlent une terre grasse.
La beauté, c'est aussi la musique.
Nous sommes tous victimes de quelque chose, ne fût-ce que d'être en vie.
La perfection totale de l'oeuvre qui est un tout, un univers en soi et qui vous fait écrier : "Il doit y avoir un Dieu ! C'est Dieu qui s'exprime par cette oeuvre !" C'est si totalement inexplicable, la perfection...
Les plus prolixes sont ceux qui ont le moins à dire.
Très peu de choses sont urgentes, même en politique.
Le commun des hommes, qui ne sait que faire de cette vie, en veut une autre, qui ne finisse point.
Pas de génie, mais de petits génies éphémères.
"Sinon...", c'est souvent un mot de trop.
Dans un an, vous souhaiteriez avoir commencé aujourd'hui.
Il vaut mieux être infidèle avec l'homme que l'on aime que fidèle avec un homme que l'on aime pas.
Je suis rital et je le resteEt dans le verbe et dans le gesteVos saisons sont devenues miennes.
Comprendre que le comportement blessant de l'autre n'est pas l'autre, mais plutôt la manifestation de sa souffrance, aide à amener l'esprit vers la compassion.
Sur la laïcité, les élites macroniennes ont un double langage.
A quoi ça tient l'Amour, hein ? Un sourire, deux sourires, trois morceaux de Béghin et tac, la flèche touche au coeur.
L'Antiquité nous offre en effet partout, en Égypte, en Perse, en Grèce, à Rome, le spectacle de quelques hommes manipulant à leur gré l'humanité asservie par la force ou par l'imposture.
Sectaire, ça commence comme sécateur, ça coupe. Ca coupe des parents, ça coupe des amis, ça coupe du monde professionnel, ça coupe du monde tout court.
À notre époque, la musique tend de plus en plus à servir d'accompagnement à des anecdotes sentimentales ou tragiques et assume le rôle un peu louche de faiseur de boniments à la porte d'une baraque où s'efforce le sinistre « Rien du Tout ».
De toute boue, faire un ciment, un marbre, un ciel, un nuage et une joie et une épave.