Les poètes et les écrivains ne doivent pas être subventionnés, encore moins par une Académie elle-même subventionnée, ils doivent être livrés à eux-mêmes
Picasso, à qui un idiot faisait remarquer, lors d'une exposition à la fin de sa vie, qu'il était capable de faire pareil en quelques minutes à peine, répondait : " Moi, monsieur, il m'a fallu trente ans". Le temps.
Il y a à l'intérieur de chacun de nous une fenêtre qui donne sur l'enfer, nous faisons ce que nous pouvons pour ne pas nous en approcher, et moi j'ai de mon propre chef passé sept ans de ma vie devant cette fenêtre, médusé.
La conscience une fois éveillée doit être élargie.
On peut dire que chaque trouble psychiatrique appartient à son époque, mais aussi que les particularités les plus singulières de la folie individuelle se retrouvent d'une époque à l'autre.
Être aimé ne guérit pas, de rien, soulage peut-être, quand aimer nous porte tant, au contraire.
Jeux de mots... Jeux de vilains !
Un homme d'esprit serait souvent bien embarrassé sans la compagnie des sots.
Moi, le seul voyage qui m'intéresse, c'est la mort. Parce qu'on ne rapporte pas de diapos.
Comme ça à se regarder Chacun de chaque côté On a l'air de mérous Coincés dans l'aquarium.
Cet insupportable gêneur qu'est l'Homme...
Sur vingt personnes qui parlent de nous, dix-neuf en disent du mal et la vingtième, qui en dit du bien, le dit mal.
Tout le monde fait l'idiot au moins une fois dans la vie. Mais se marier, c'est le faire toute la vie.
On connaît le prix d'un fortune quand on l'a gagnée et celui d'un ami quand on l'a perdu.
Je répète, avec le vieux proverbe : celui qui aime et qui est aimé est à l'abri des coups du sort !
Proposons-nous de grands exemples à imiter, plutôt que de vains systèmes à suivre.
Le hasard dans certains cas, c'est la volonté des autres.
On appelle "s'oublier" reprendre son naturel.
La politique n'est pas une science exacte.
Je n'aime de l'histoire que les anecdotes.
Un ivrogne, ça raconte n'importe quoi, surtout la vérité.
Se connecter à internet, c'est y rencontrer des centaines de gens avec qui vous n'auriez jamais eu envie d'avoir quelque rapport que ce soit.
Je ne mange pas d'huîtres. Je veux que mes aliments soient morts. Ni malades, ni blessés... morts.
Nous sommes tous des farceurs : nous survivons à nos problèmes.
Tout usage finit par se changer en abus.
On croit quelquefois haïr la flatterie, mais on ne hait que la manière de flatter.
L'esprit est le premier des moyens, il sert à tout et ne supplée presque à rien.
Je suis anticlérical modéré, j'adore les églises vides.
Ici gît suis. Ici gît reste.
L'enfer est trop petit pour tout le monde.
Tout ce que le hasard condamne ou défait n'était pas nécessaire.
Les Académies sont des sociétés comiques où l'on garde son sérieux.
Seules les désirs scandaleux font les grandes choses.
Je connais peu d'humiliations qui résistent à un nom sur une liste de best-sellers.
Que les hommes d'esprit sont bêtes.
Le signe doit tenir lieu de la chose en l'absence de celle-ci, la représenter au loin, à la fois détaché de la chose mais aussi suffisamment attaché pour ne renvoyer qu'à elle.
Il faut plaindre les riches : leurs biens les environnent et ne les pénètrent pas.
Ne confondons pas l'homme intelligent avec l'homme de talent.
On ne vole que ce que l'on désire.
Les bibliothèques, ces cimetières de l'esprit humain, où dorment tant de morts qu'on n'évoquera plus.
Je souhaite qu'on me délivre des livres...
Je ne crois pas aux écrivains, mais à leurs histoires.
Toute innocence se souille inéluctablement.
Je ne connais pas la clé du succès ; mais celle de l'échec, c'est d'essayer de plaire à tout le monde.
Le secret de la vie est aussi le secret du coeur.
Je savais qu'il est dans l'homme un animal et que la vie conciste à refuser qu'il ne vous domine.
Tu te rappelles maman, quand j'étais petit, je ne voulais pas croire que j'étais moi.
Je suis un homme qui croit encore à la bonne volonté.
C'est un réseau sans issue, un vrai filet à poissons que je tends autour de lui, une robe au faste perfide.
Il ne faut pas gâter les choses présentes par le désir des absentes.