Où règne la justice, c'est à la liberté d'obéir.
N'ayons ni la tête dans le coeur, ni le coeur dans la tête.
Le désir d'un meilleur état est la source de tout le mal dans le monde.
Qui ne sait se borner ne sut jamais écrire.
Ce qu'il y a de terrible quand on cherche la vérité, c'est qu'on la trouve.
Dieu c'est ce que savent les enfants, pas les adultes. Un adulte n'a pas de temps à perdre à nourrir les moineaux.
La science doit s'accommoder à la nature. La nature ne peut s'accommoder à la science.
La nature apprend à l'homme à nager lorsqu'elle fait couler son bateau.
Si l'amour donne de l'esprit aux sots, il rend quelquefois bien sots les gens d'esprit.
La bouillabaisse, c'est du poisson avec du soleil.
Il résolut de mourir. Non pas pour se tuer, mais pour cesser de vivre.
Les affaires sont le sel de la vie.
Comme tous les hommes faibles, il tenait absolument à ne pas changer d'avis.
Sois altruiste, respecte l'égoïsme des autres !
Partir un peu, c'est mourir moins vite.
La propension au bonheur se nourrit aux souriants.
Si on répétait toujours le même acte on n'apprendrait jamais rien.
Vingt et un an ! C'est chez certains le grand coup d'ailes dans un univers sans frein, sans clôture, sans obstruction, sans défense, sans interdit.
La parole est déjà du luxe, de l'excès, de la superstructure.
Le mépris est plus quotidien que le pain.
Pour qu'un homme accomplisse tout ce qu'on lui demande, il doit se considérer comme plus grand qu'il n'est.
Quand on n'a rien à dire, comment le dire simplement.
Il n'y a que les enfants qui meurent en croyant vivre.
Les grandes fortunes ne se font pas sur les chemins de la vertu.
La parole engendre, elle ne fait pas qu'orner ou accompagner l'existence...
C'est un bien fort rare que la joie profonde des amours partagées.
On ne se connaît pas vraiment quand on ignore les autres.
Accepter de vivre, n'est-ce pas parfois une forme de suicide ?
Le christianisme en France est en train de devenir folklorique.
On ne doit pas faire payer le fait que l'on doit de la reconnaissance, et c'est une tentation qui nous guette tous.
Le théâtre en tant que forme d'art ne peut pas disparaître, pour la simple raison que les gens en ont besoin.
L'Académie française, c'est comme la prostate : elle fait rire quand on en parle. Personne n'a jamais été fichu de savoir à quoi elle servait exactement, mais sur le tard, elle finit toujours par devenir pour tous les hommes un besoin pressant.
Il est difficile pour un acteur de jouer naturellement si l'esprit demeure inoccupé.
On doit apporter à ses enfants quelque chose qu'on est allé trouver seule et qu'on leur rapporte d'un monde dans lequel ils ne sont pas.
Lire, c'est regarder la mort sans la voir, sans y croire, les yeux béants, les yeux béats.
Ce qui est ordinairement le plus envié, c'est la gloire.
Quand un homme est amoureux, il ne lui vient pas à l'idée que la femme ne s'en est pas aperçu : il croit l'avoir dit nettement par un ton de voix, un frôlement de main.
La folie, ce n'est pas la confusion, c'est un palmier qui donne des dattes sans noyau, c'est une brûlure qui ne fait pas mal, c'est le baiser de l'absent.
Tout coeur qui n'est pas brisé n'est pas un coeur.
La liberté de choix et d'intelligence en commun est contestée par l'exigence, en tous domaines, de réponses immédiates. Désormais, la vitesse est vraiment devenue notre milieu, nous n'habitons plus la géographie mais le temps mondial.
Rebelle, c'est proposer une alternative.
Ce n'est pas seulement en s'abstenant d'agir que l'homme accède à la liberté de non-agir ; ce n'est pas uniquement en renonçant qu'il s'élève à la perfection.
Un homme politique doit faire du consensus.
Ce qui fait le succès de quantité d'ouvrages est le rapport qui se trouve entre la médiocrité des idées de l'auteur et la médiocrité des idées du public.
Quand on va se baigner, on a chacun droit à son mètre carré. Quelqu'un voudrait se noyer, qu'il pourrait pas.
Il y a des gens qui aiment mieux rester dans leurs défauts que de se donner la peine de les corriger.
La télévision est le premier pouvoir en France, et non le quatrième.
Travailler professionnellement : Tout noter et tout confirmer par écrit.
On prend un amant comme un miroir, non pour le regarder, mais pour s'y regarder.
Il est difficile de provoquer de l'ennui chez un Anglais, et quand vous y parvenez, il le prend seulement comme une marque de politesse.