La femme vit spirituellement dans les imaginations qu'elle hante et qu'elle féconde.
Il faut distinguer le réel, et la représentation du réel qui se traduit par des récits de tristesse et d'abattements.
On triomphe de toutes les horreurs de l'existence grâce à l'amnésie victorieuse et les capacités de sublimation.
Nous avons tous notre démon particulier qui nous chevauche et nous tourmente et il faut bien finir par le combattre.
La foi, c'est être fraternel concrètement, dans ses amitiés, sa famille et savoir que notre destin est grand s'il nous est commun.
Les hommes qui entretiennent des maîtresses en changent souvent, en deviennent las, sont jaloux d'elles.
Je suis un enfant, un adolescent à la Rousseau. Je crois à la bonté innée
Un disciple suffit au maître. Une oreille suffit au mot juste. Une aube suffit au soleil pour illuminer le monde.
Communiquer est un don naturel, cultivons-le.
Certaines nostalgies remontent à la surface sans prévenir. Les êtres changent de nature, comme dans les contes.
Toutes les révolutions modernes ont abouti à un renforcement de l'Etat.
Que le bonheur qu'on prend ne soit pas du malheur qu'on donne : je n'ai pas d'autre morale.
Les idées audacieuses sont comme les pions qui avancent aux échecs ; ils peuvent être pris, mais ils peuvent aussi démarrer une partie gagnante.
La liberté n'est possible que dans un pays où le droit l'emporte sur les passions.
Il faut avoir aimer souvent pour comprendre qu'on aime qu'une fois.
Je passe tout mon temps à comprendre le temps.
Plus d'Etats ont péri parce qu'on a violé les moeurs que parce qu'on a violé les lois.
Nier en criant est encore une sorte d'aveu puisqu'on ne crie pas en face de l'indifférence.
Il ne me reste qu'un seul souci sur terre, un souci d'or : porter le poids du temps.
Ecrire des romans est un acte de rébellion contre la réalité, contre Dieu, contre la création de Dieu qui est la réalité.
Temps vide, désespéré, dont on vole quelques minutes seulement par jour pour sa véritable vie.
Il est préférable d'être ailleurs lorsqu'autre part n'est plus ici.
Il faut n'aimer que Dieu et ne haïr que soi.
Très souvent, c'est quand nous croyons essuyer un échec que nous remportons notre plus grande victoire.
Ayez du talent, on vous reconnaîtra peut-être du génie. Ayez du génie, on ne vous reconnaîtra jamais du talent.
On gouverne les hommes avec la tête ; on ne joue pas aux échecs avec un bon coeur.
L'amour et la haine dépassent toujours les bornes.
Tous ceux qui prennent le glaive périront par le glaive.
Il n'y a pas de si mauvais livre où l'on ne puisse apprendre quelque chose.
Notre envie dure toujours plus longtemps que le bonheur de ceux que nous envions.
Il est plus sage de changer beaucoup de choses qu'une seule.
Les hommes ont inventé la guerre pour y être sans les femmes et entre hommes.
Notre vie est une coquette si laide qu'on n'ose la regarder en face de peur d'être effrayé.
J'appellerai un sage un homme qui ne serait affecté que par la souffrance physique.
Que l'homme soit la plus noble créature du monde, on peut le déduire de ce qu'aucune autre créature ne l'a jamais contredit sur ce point.
Le temps et l'espace sont infinis, et pourtant on n'en a jamais assez.
On dit d'un mot qu'il est profond quand il n'est pas spirituel.
S'il est vrai qu'il est plus facile pour un chameau de passer à travers le chas d'une aiguille que pour un riche d'entrer au Royaume des cieux, un constat s'impose : il n'y a pas de sport professionnel au paradis.
Le superflu ? C'est comme une bible au Ritz.
Dieu n'est pas parmi les êtres, car c'est lui qui crée ce qui est de ce qui n'est pas. Il n'est rien de ce que sont les êtres.
L'une des choses que j'apprécie le plus quand je voyage à l'étranger, c'est de penser que je vais retourner en France.
Les vrais philosophes passent leur vie à ne point croire ce qu'ils voient, et à tâcher de deviner ce qu'ils ne voient point.
Le coeur, le coeur ? On emploie souvent ce mot, qui dit si bien ce qu'il ne veut pas dire.
Il n'y a pas d'événements heureux ou malheureux. Il y a des gestes plus ou moins beaux.
Faut-il cesser d'être vertueux parce qu'il y a des hypocrites ?
Dans la lutte de la vie comme à la guerre, fuir, c'est trahir ; l'affaissement, c'est la défaite.
Il faut tant, et tant de larmes Pour avoir le droit d'aimer.
Quelqu'un a-t-il jamais profité de l'expérience des autres ?
J'ai regardé dans le registre des maladies et n'y ai point trouvé les soucis ni les pensées tristes. Cela est fort injuste.
Les nations les plus fortes sont celles qui partirent de petits commencements et furent assez peu fières pour se mettre aux pieds de l'étranger et tout apprendre de lui.