Enfin, accablé, épuisé de fatigue et de douleur, je me laissai tomber dans la neige au pied d'un châtaignier.
La douleur de se séparer n'est rien face à la joie de se retrouver.
Toute douleur qui n'aide personne est absurde.
Il y a une force prodigieuse dans le chagrin et le désespoir.
L'enfer, je l'ai toujours imaginé dans la continuation indéfinie de la sensation qui a plu d'abord et fini par devenir torture.
La force, c'est de pouvoir regarder la douleur en face, lui sourire et de continuer malgré ses coups à se tenir debout.
C'est une sensation très étrange, pour quelqu'un dans mon genre d'écrire un journal. Non seulement je n'ai jamais écrit mais il me semble que plus tard, ni moi ni personne ne s'intéressera aux confidences d'une écolière de treize ans.
Il pleut ? Cela n'a pas d'importance. Suis-je fatigué ? Cela n'a pas d'importance non plus. Alors la volonté ne sera plus un problème.
Entre le chagrin et le néant, je choisis le chagrin.
La douleur et la souffrance sont des croix personnelles. On est toujours seul à les porter.
Il est des moments magiques, de grande fatigue physique et d'intense excitation motrice, où surgissent des visions de personnes connues par le passé surgissent pareillement des visions de livres non encore écrits.
Les jeunes auteurs d'aujourd'hui ont oublié les problèmes du coeur humain en conflit avec lui-même, qui eux seuls peuvent donner de beaux textes. Car il n'y a que cela qui mérite d'être écrit, qui mérite toute cette douleur et toute cette sueur.
Une société a tout ce qu'il faut pour éveiller dans les esprits, par la seule action qu'elle exerce sur eux, la sensation du divin ; car elle est à ses membres ce qu'un dieu est à ses fidèles.
C'est toujours triste de regarder d'un oeil nouveau des choses sur lesquelles vous avez vous-même épuisé vos propres capacités de jugement.
Et le libre vouloir. Qui ne se refuse point à la fatigue des premiers combats contre le ciel, résiste, puis vainc tout, s'il se nourrit bien.
Si les larmes des enfants sont indispensables pour parfaire la somme de douleur qui sert de rançon à la vérité, j'affirme catégoriquement que celle-ci ne mérite pas d'être payée d'un tel prix.
Si tu ne ressens plus rien, seulement de la douleur vive, cherche encore au plus profond de ton être, le reste n'a pas disparu, tu l'as juste enfoui profondément en toi. Laisse-le t'envahir, et ressors en grandi.
J'espère que demain, nous pourrons tous, où que nous soyons, nous joindre pour exprimer notre chagrin face à la perte de Diana et notre gratitude pour sa vie trop courte. C'est une chance de montrer au monde entier la nation britannique unie dans le chagrin et le respect.
Un peu de chagrin prouve beaucoup d'amour, mais beaucoup de chagrin montre trop peu d'esprit.
La douleur morale est plus cuisante que la douleur physique ; l'ennui, la séparation, sont des maux capables de causer les pires ravages, même chez les personnes les plus plus fortes.
J'avais tout bêtement du chagrin et mon orgueil s'en emparait, puisque l'orgueil s'empare chez moi de la moindre contrariété pour en faire une flèche.
Tout plaisir est, de par sa nature même, un bien, mais tout plaisir ne doit pas être recherché ; pareillement toute douleur est un mal, mais toute douleur ne doit pas être évitée à tout prix.
La vie sera toujours comme un grand amour inachevé. Une douleur intense de la perdre comme l'odeur de la femme aimée.
Sans douleur et souffrance, nous ne serions rien.
L'enfance, c'est le moment le plus intense de la vie.
Se sentir soi-même - se penser soi-même - sensation active. On place l'organe de la sensation, comme l'organe de la pensée, sous son emprise.
Dès que l'on pénètre le bouddhisme, on sent s'éveiller en soi une sensation d'euphorie permanente comparable à celle que l'on ressent après avoir bu un vin délicat.
Le sentiment du sentiment est déjà sensation - sensation de la sensation - et ainsi de suite.
Le XXème siècle est la peau de chagrin de l'homme occidental qui aura vu rétrécir son empire terrestre et familial au rythme de ses désirs d'universalité.
La douleur ne perdure pas continuellement dans la chair, et la douleur extrême ne dure que le temps le plus bref. Quant aux longues maladies, elles s'accompagnent, dans la chair, de plus de plaisir que de douleur.
J'ai la sensation d'avoir joué tous les rôles dont je rêvais. Je ne ressens aucun manque, rien qui me démangerait.