Le sage poursuit l'absence de douleur et non le plaisir.
L'aiguillon de la douleur est plus poignant, quand nous sommes battus par nos propres armes.
Le bonheur est un parfum que l'on ne peut répandre sur autrui sans en faire rejaillir quelques gouttes sur soi-même.
Aucun plaisir n'est aussi grand que l'amour de l'aimée, aucune douleur n'est aussi intense que l'absence de l'aimée.
Le chagrin dans le coeur de l'homme l'abat, mais une bonne parole le réjouit.
Tu éclipses Avec ton souvenir toutes les autres délices, Et mélanges de chagrin mes plaisirs les plus chers.
Le sage ne joue jamais à saute-mouton avec une licorne.
J'ai compris avec toi que le plaisir n'est pas quelque chose qu'on prend ou qu'on donne. Il est manière de se donner et d'appeler le don de soi de l'autre. Nous nous sommes donner l'un à l'autre entièrement.
Un temps qui procure du plaisir n'est jamais perdu, il n'y a que les heures de l'ennui qui soient pénibles.
Le bonheur ne se cherche pas : on le rencontre. Il n'est que de savoir le reconnaître et de pouvoir l'accueillir.
Epicure ne conçoit pas le bonheur solitaire : il appartient à l'essence même du bonheur d'être partagé.
Le bonheur, on ne le trouve pas, on le fait. Le bonheur ne dépend pas de ce qui nous manque, mais de la façon dont nous nous servons de ce que nous avons.
Le sage peut changer d'avis; l'obstiné, jamais.
Le sage ne rencontre pas de difficultés. Car il vit dans la conscience des difficultés. Et donc n'en souffre pas.
Il n'y a point de chagrin d'amour qu'un repas vraiment bon ne dissipe au moins pour quelque temps.
Le plus sage est celui qui ne pense point l'être.
Quarante ans, c'est l'âge amoureux des choses secrètes, silencieuses et intenses. L'âge intérieur, le goût de se replier...
Ce sont les enfants et les oiseaux qu'il faut interroger sur le goût des cerises et des fraises.
L'homme jouit du bonheur qu'il ressent, la femme jouit du bonheur qu'elle procure.
Sois toujours très imprudent, mon petit, c'est la seule façon d'avoir un peu de plaisir à vivre dans notre époque de manufactures.
Je crois que l'amour est quelque chose qui au fond ne se laisse pas traduire en mots. L'amour c'est comprendre quelqu'un, tenir à quelqu'un, partager le bonheur et malheur avec lui.
C'est là-dessus qu'est bâtie la civilisation, la culpabilité. C'est une émotion sous-estimée.
L'ultime plaisir c'est de vaincre nos ennemis et les pourchasser en premier, de s'approprier de leur richesse, et de s'attaquer à ceux qui l'en sont cher pour enfin les punir.
Le grand malentendu, c'est le bonheur ! L'homme s'est toujours appliqué à en faire abstraction.
Le secret du bonheur est d'avoir de faibles attentes.
Le mauvais goût fait passer le temps plus vite.
Il est doux de voir ses amis par goût et par estime ; c'est pénible de les cultiver par intérêt : c'est solliciter.
Le bonheur est si étranger au temps qu'il en supprime la notion.
On confond trop volontiers la qualité du plaisir dramatique avec la difficulté qu'on éprouve à en jouir.
La morale est le contraire du bonheur depuis que j'existe.
Il n'y a là ni gaieté, ni philosophie. Il n'y a que de la tristesse mystérieuse, et de la douleur sans raison.