La chute d'un homme n'intéresse personne ; les châtiments passionnent tout le monde.
Les artistes créateurs ne peuvent vraiment pas être aimés. Ils sont trop hauts, trop inaccessibles. Ils sont condamnés à la solitude.
Le mariage est comme une partie de baccarat : tant que vous avez de la veine, vous gardez la main.
On peut défaire n'importe quel bonheur par la mauvaise volonté.
Le sort du riche n'est pas lié au sort du pays. Le riche appartient au monde sans frontières de la puissance.
Le bonheur s'édifie parfois sur des ruines plus solidement que sur des fondations nouvelles.
Beaucoup de malheur a surgi de ce monde par la confusion et les choses tues.
Les obsessions sont des fontaines de jouvence. Elles épouvantent la mort.
La patrie, c'est le sang des autres.
Les mères ont les yeux du coeur ; ce qu'elles ne voient pas, elles le sentent.
Le meilleur moyen de ne pas commettre le mal est de l'ignorer.
La paix, comme toute métamorphose, exige une adaptation douloureuse à laquelle bien des gens se refusent.
On est toujours un peu étranger dans la vie et très seul.
Il faut qu'une cause soit bien mauvaise pour vouloir la soutenir par l'ignorance et la misère !
Quelles idées abjectes et ridicules doivent avoir de leur Dieu des insensés qui croient qu'il s'irrite de la qualité de mets qui entrent dans l'estomac de ses créatures !
L'hyène et le chien sont de mauvais compagnons de route.
Le théâtre est le seul lieu où les crimes puissent se changer en métaphores, et les morts en vivants.
Toute chose naît pour périr Et tout ce qui périt retourne Pour une autre fois refleurir.
L'humain évolue au même rythme que les cycles économiques. Il monte en flèche pour se planter en masse par après.
Notre mémoire et notre coeur ne sont pas assez grands pour pouvoir être fidèles.
L'homme arrive à trouver la force de survivre, même dans les pires circonstances...
Tout homme que la fortune seule a fait homme public devient presque toujours, avec un peu de temps, un particulier ridicule. L'on ne revient plus de cet état.
Face aux pratiques sociales la science montre ses limites et laisse seul au citoyen le pouvoir de choisir son destin.
Lorsqu'on nous dit que nous sommes dans la civilisation de l'image, on commet une erreur : en fait nous sommes dans une civilisation de l'audiovisuel (ou l'audiovisible) c'est-à-dire d'une domination de l'image parlante.
Il faut bien que genèse se passe.
La pire difficulté pour l'individu créateur, c'est de réfréner l'entêtement à vouloir catégoriser le monde à son image.
Au travail, le plus difficile, c'est d'allumer la petite lampe du cerveau. Après, ça brûle tout seul.
Les mots sont comme une voûte sur la pensée souterraine.
Orchestre : image de la société. Chacun fait sa partie et il y a un chef.
L'autre rive est toujours plus belle. Elle se trouve toujour plus loin.
Prévoir rend le pas assuré.
Cupidon est avant tout un petit régisseur de théâtre.
Sans dissidents la fraternité manque de mordant.
La littérature, drôle de métier : moins on en fait et mieux il faut faire.
Les femmes n'ont d'autre âge que celui qu'elles montrent.
La fortune à ses lois asservit tous les temps.
La tyrannie mène à la lacheté de l'esprit.
Triste, on hait le joyeux ; folâtre, on hait le triste.
Le monde n'est pas assez large pour contenir la mémoire d'un héros : mais c'est trop d'une montagne pour enfermer son cadavre.
Après l'agriculture, l'industrie et le service, l'humanité est définitivement rentrée dans l'ère du savoir. Ce sont ceux qui savent qui feront la différence.
Est-ce que l'art est autre chose qu'un aveu de notre impuissance ?
Celui qui préfère la richesse ou la puissance à des amis sûrs n'a pas son bon sens.
Je suis un homme d'intérieur, toujours au comptoir, jamais en terrasse.
On ne peut pas avancer si on n'est pas subversif.
Une simple lettre en dit plus long que toutes les maladresses pour pardonner.
Le défi de la communication est moins de partager quelque chose avec ceux dont je suis proche que d'arriver à cohabiter avec ceux, beaucoup plus nombreux, dont je ne partage ni les valeurs ni les intérêts. Il ne suffit pas que les messages et les informat
Nous allons être à perpète cette poussière d'os dans une boîte bien fermée, si bien fermée qu'allez, on n'en sortira jamais.
L'amour, c'est une onde de bonheur en cours de matérialisation.
Parfois, un changement de perspective suffit pour voir la lumière.
On imagine qu'un enfant intuitif comme Lynch ait pu ressentir le profond changement qui transformait peu à peu l'Amérique. En même temps, il restait tout à fait ancré dans son lieu de vie et dans son époque ; il était [...] ► Lire la suite