Quand on touche le fond, il paraît qu'on remonte. C'est une loi physique. Faut voir !
Quand on a le physique d'un emploi, on en a l'âme.
Les sens n'ont pas la moindre supériorité sur l'esprit, et l'inverse est également vrai. Ils forment un tout, ils se valent.
L'amour, c'est comme de la fumée de cigarette : ça entre bleu et ça sort gris.
Avant les médias, il y avait une limite physique à l'espace qu'une personne pouvait occuper toute seule.
La calvitie est peut-être un signe de virilité, mais elle restreint terriblement nos chances de pouvoir le prouver.
L'élan fait partie du saut.
Bilan : document qui interdit de se raconter des histoires un mois sur douze.
La Bible est une lettre personnelle adressée à chacun de nous par Dieu.
Le poète se consacre et se consume à définir et à construire un langage dans le langage.
Le public ? Il a toujours été comme un troupeau : en quête de bons bergers et de bons chiens, et allant toujours là où le menaient les bergers et les chiens.
S'il suffisait de s'installer en position du lotus pour accéder à l'illumination, toutes les grenouilles seraient des bouddhas.
L'amour se divorce à l'amiable.
L'ennui est le malheur des gens heureux.
La jeunesse est une douleur en manque de compréhension.
La familiarité ouvre la porte à l'amour, mais elle la ferme à l'amitié.
Tout a une morale si l'on cherche bien.
Ces mains qui fermeront mes yeux et ouvriront mes armoires.
La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
Le mâle qui meurt sert l'espèce, en laissant à d'autres le soin de la propager.
Le temps et l'espace sont infinis, et pourtant on n'en a jamais assez.
Un homme est non seulement tel qu'il se conçoit, mais tel qu'il se veut.
Mais que peut faire un dieu d'autre chose qu'un "monde" ?
Et rien, pas même Dieu, n'est plus grand pour chacun que lui-même.
La vie ne sert qu'à mourir.
On ne saurait aimer trop de choses et trop peu de gens.
A quoi bon aller au ciel, puisqu'il faudra ensuite revenir sur terre ?
Les places éminentes sont comme les rochers escarpés, où les aigles et les reptiles seuls peuvent parvenir.
A la périphérie, tout se ressemble. C'est très loin, au bout de chaque inquiétude, qu'on rencontre la clarté.
Ceux qui auront recherché les choses élevées, s'élèveront, mais ceux qui auront aimé les vanités descendront vers les choses inférieures.
Le vice est comme l'amant chéri de l'âme.
Un bon divan est souvent ce qu'il y a de plus efficace pour meubler une conversation.
Ne juge jamais un livre par son film.
Le bonheur c'est tellement plus léger à porter qu'une existence raisonnable et convenable.
Les larmes méprisent leur confident.
Les modifications se créent d'elles-mêmes au fur et à mesure que nous vivons et que nous pénétrons au coeur des choses.
La télévision ne connaît pas la nuit. Elle est le jour perpétuel.
Et la volupté n'est, peut-être, je le crois, Que l'essai de mourir ensemble.
Tout est un moyen même l'obstacle.
Le peuple a besoin qu'on l'éblouisse et non pas qu'on l'éclaire.
Un peuple qui compte sur une autre y perd son âme et sa foi.
La vie c'est ce que tu vois : de la membrane, de la tripe, un trou sans fond qui exige d'être rempli. La vie est ce tuyau qui avale et qui reste vide.
L'avenir meurt avant le passé.
La vérité déroute à cause de ses nuances, quand le silence passe pour de l'érudition.
Une servitude librement consentie, ce peut être une victoire sur soi.
Un remède trop connu perd invariablement de son efficacité.
Les médias n'aiment rien de mieux que de faire étalage de la "subversion" pour faire oublier qu'ils la récupèrent.
Un homme ne doit pas toujours sentir la savonnette ou l'eau de Cologne. C'est signe de paresse.
Le mot est le corps du temps.
On ne reçoit pas dans sa maison avec les chiens de garde en laisse dans sa cour.