L'amour ? Il est trompé, fugitif ou coupable.
Le capital ne manque pas. Ce qui manque, c'est la vision.
Les occasions de se taire et celles de parler se présentent en nombre égal, mais nous préférons souvent la fugitive satisfaction que procurent les dernières au profit durable que nous tirons des premières.
Victoires et défaites, les guerres se ressemblent toutes, les victoires des uns sont toujours les défaites des autres, rien de tout cela n'a de sens.
La fin d'une vie n'est rien à côté de la fin de l'amour.
Pour ceux qui n'ont pas de doute il n'est point de fausse route.
On dirait que la douleur donne à certaines âmes une espèce de conscience. C'est comme aux huîtres le citron.
Il y a trois catégories d'hommes : a) ceux qui racontent leur histoire ; b) ceux qui ne la racontent pas ; c) ceux qui n'en ont pas.
Le seul avantage pour moi d'avoir connu l'époque de la prohibition, c'est que n'importe quel alcool me paraît bon.
Au téléphone le mensonge le plus fréquent tient en ces cinq mots : "Le chèque est déjà parti".
L'âge mûr, c'est quand on vous conseille d'aller vous coucher et que c'est, non pas un policier, mais un toubib.
Celui qui recherche la gloire par la vertu ne demande que ce qu'il mérite.
Il y a une émotion encore plus forte que celle de tuer, c'est celle de laisser la vie.
N'ayez d'intolérance que vis-à-vis de l'intolérance.
Les femmes ne sont que des organes génitaux articulés et doués de la faculté de dépenser tout l'argent qu'on possède.
L'homme n'est bon qu'à la condition de l'être à l'égard de tous.
Aie en ton âme une place pour l'hôte que tu n'attends pas et un autel pour le dieu inconnu.
Si nous sommes dans la joie, gardons-nous de porter nos pensées au-delà du présent.
Ce qui fait croire à la force l'augmente.
Quand on ne comprend pas sa femme, est-ce qu'on peut demander, comme au cinéma, des sous-titres ?
La renommée ? J'en ai déjà beaucoup plus que ceux-ci que je respecte, et je n'en aurai jamais autant que ceux-là que je méprise.
En France, les gouvernements ne peuvent pas s'empêcher d'empêcher les choses de s'arranger toutes seules.
Les femmes s'attachent comme des draperies, avec des clous et un marteau.
Ne pouvant avilir l'esprit, on se venge en le maltraitant.
La bourse ou les bourses mènent le monde.
C'est dans ses mémoires qu'un écrivain met le moins de souvenirs.
Les mots ont trop servi, on ne sait plus les utiliser.
La différence entre l'être préhistorique et l'être évolué, c'est le livre.
Ce qui est creux n'est pas forcément profond.
Tout pouvoir est fort ou n'est pas.
Les peuples les plus civilisés sont aussi voisins dans la barbarie que le fer le plus poli l'est de la rouille. Les peuples, comme les métaux, n'ont de brillant que les surfaces.
J'ai toujours respecté la mode, surtout la mienne.
Les hommes de lettres ont fait le tour des idées, et ils finissent par se marier avec de pauvres petits bouts de femmes laides.
Le monde humain trompe par un commerce de grimaces.
Combien de foisdire ton nompour qu'il ne soitplus ton nom à toi ?Il me faudravivre sans toitoute ma viemais qu'est-ce qu'une viepour oublierqu'on s'est aimé ?
Toujours livrer plus que prévu.
C'est étrange, les gens n'osent pas parler de bonheur à celui qui vient d'avoir un grand malheur.
Pourquoi ne ferais-je pas de ma vie, de tous les jours de ma vie, une seule oeuvre d'amour ?
Toujours par quelque endroit fourbes se laissent prendre.
Ôtez d'entre les hommes la simple foi, le meilleur est ôté.
Être aimable, rien n'est plus utile.
La source d'inspiration, à condition de ne pas mener au plagiat, est essentielle. Par ailleurs, T.S. Eliot a très bien dit que la poésie et l'écriture, ce ne sont pas l'expression des émotions mais précisément la fuite des émotions.
Je me sens peu sûr de ma vérité, même si j'y crois.
Je promets de ne jamais oublier ce qui est déposé sous cette roche, de ne jamais oublier ce que cela signifie pour nous.
Sans y prêter attention, comme l'oreille s'habitue à un tic-tac d'horloge, on entend le canon. Quand ce sont les 75 de la gare qui tirent, on dirait que leur miaulement traverse la place.
Les jurons, les râles, le canon, tous les bruits de notre pauvre vie de bêtes, cela ne pouvait pas endurcir notre âme et flétrir sa tendresse infinie.
Voilà l'histoire de ma vie : De petits soldats en pantalons rouges sur le fiacre en temps de pluie. La chanson sinistre du métropolitain l'axe de mon coeur.
L'Assassin, fidèle amant de la Nuit, se présente devant sa maîtresse à l'épouvantement du paysage qui voit les deux figures blêmes s'accoler au milieu des fleurs d'aconit.
Il y a des domaines où il n'y aura jamais de progrès: l'homme sera toujours mortel, il sera toujours soumis à la maladie. Quant au progrès historique, c'est-à-dire la diminution de la violence, je ne le nie pas tout à [...] ► Lire la suite
Quand un savant distingué, mais âgé, déclare que quelque chose est possible, il a presque certainement raison. Quand il dit que c'est impossible, il a très probablement tort.