Un peu de philosophie écarte de la religion et beaucoup y ramène.
Le temps où l'on est élève et étudiant est principalement un temps de pensée suicidaire et celui qui le nie a tout oublié.
La richesse de la pensée est rarement menacée de nationalisation.
Bizarre : ce sont les optimistes qui craignent le plus la philosophie du désespoir.
Une société sans pensée utopique est inconcevable. Utopie au sens de désir d'un mieux.
Une pensée écrite est morte. Elle vivait. Elle ne vit plus. Elle était fleur. L'écriture l'a rendue artificielle, c'est-à-dire immuable.
La philosophie nous montre à triompher des disgrâces de la mauvaise fortune.
L'art de la philosophie ne vaut que s'il est un art de la guerre...
Le vrai jardinier se découvre devant la pensée sauvage.
La religion n'est autre chose que l'ombre portée de l'univers sur l'intelligence humaine.
L'école, c'est notre Eglise laïque à nous.
Le chrétien pardonne, le couillon oublie.
Il y a de l'esprit ailleurs que dans la pensée des hommes.
Une religion n'existe pas sans croyants. Un texte ne devient sacré et éventuellement dangereux que parce qu'un lecteur fanatique décide d'appliquer au premier degré ce qui est écrit dans son livre de chevet.
Il faut observer que chez les anciens, on avait de la religion sans avoir le clergé, et que c'est le contraire chez les peuples modernes.
Le pouvoir de la philosophie flotte dans ma tête... léger comme une plume, lourd comme du plomb.
Il faut songer quelquefois à la mort, cette seule pensée peut nous apprendre à bien vivre.
Un instant de doute nous ramène droit à notre point de départ et nous sommes étrangers à ce que nous croyons connaître, posséder depuis quelques jours.
Au-dessus de la matière, il y a la pensée ; au-dessus de la pensée, il y a l'idéal.
Tout ce que vous faites maintenant est acte de rêve, pensée de rêve.
Les livres présument que la pensée siège dans le cerveau, la vie prouve que l'homme pense avec ses autres viscères.
Le Dieu qui existait avant toute religion compte sur vous pour faire connaître et célébrer l'unité de la famille humaine.
Une religion fournit aux hommes des mots, des actes, des gestes, des "pensées" pour les circonstances où ils ne savent que dire, que faire, qu'imaginer.
Il y a des écrivains chez lesquels la pensée semble une moisissure du cerveau
Plus une Eglise est jeune, plus elle a besoin de la rencontre avec la radicalité de l'Evangile.
Le protestantisme est comparable à une bibliothèque, le catholicisme à un cinéma.
Les propagandes politiques et publicitaires qui s'emparent brutalement des esprits sont bien plus fortes que les patients efforts de la pensée réfléchie.
Pour que dans le cerveau d'un couillon, la pensée fasse un tour, il faut qu'il lui arrive beaucoup de choses et de bien cruelles.
La poésie est l'héroïne de la philosophie. La philosophie élève la poésie au rang de principe. Elle nous apprend à connaître la valeur de la poésie. La philosophie est la théorie de la poésie. Elle nous montre ce qu'est la poésie, qu'elle est un et tout.
Entre dieu et la société, il faut choisir. Ce choix me laisse assez indifférent, car je ne vois dans la divinité que la société transfigurée et pensée symboliquement.
La pensée a des ailes. Nul ne peut arrêter son envol.