Notre étoile est en nous, et, de nous, il dépend qu'elle soit bonne ou mauvaise.
C'est cela une honnête femme : une dinde qui marche, fascinée par l'idée qu'elle se fait de son honneur.
Il n'y a rien de meilleur au monde que ces amitiés merveilleuses que Dieu éveille et qui sont comme le reflet de la gratuité et de la générosité de son amour.
Et pour cet art de connaître les hommes, qui vous sera si important, je vous dirai qu'il se peut apprendre, mais qu'il ne se peut enseigner.
Aucun homme n'a pu découvrir le moyen de donner un conseil d'ami à aucune femme, pas même à la sienne.
Ce qui dure, c'est l'indifférence. Rien ne tient mieux à l'arbre qu'une branche morte.
Ce qui reste de tous les voyages est le parfum d'une rose fanée...
S'il y a un Dieu pour les ivrognes, pourquoi le reste de l'humanité en est-il privé ?
Supprimer les guillemets des citations : une manière élégante de recycler les idées usagées.
L'ennui est la maladie de la vie. On se fait des barrières pour les sauter.
Nous avons contre les femmes laides qui nous font des avances une colère faite du regret des jolies que nous n'avons pas eues.
Il en est de la pointe de l'esprit comme d'un crayon, il faut recommencer à le tailler sans cesse.
Les majuscules sont des coups de chapeau calligraphiques.
Quand votre jeune voisine sonne chez vous à minuit parce qu'elle a perdu sa clé, téléphonez-vous au serrurier d'abord ?
En parlant, on ne change jamais l'opinion des autres, on change quelquefois la sienne.
La patrie est aux lieux où l'âme est enchaîné.
Le hasard fait bien les choses, c'est la réputation qu'on lui a fait.
Les chagrins ont ce triste privilège parfois de s'envenimer les uns par les autres.
Pour avoir le temps d'écrire il faut avoir celui de rêver.
Un livre prêté ne se rend jamais : il est plus facile de retenir le livre que ce qu'il y a dedans.
Plus tu incarnes, moins tu prouves, meilleur tu es.
Se dire je t'aime c'est pas net.
La réalité est une chose au-dessus de laquelle il faut s'élever.
Une création bien ordonnée commence par un refoulement bien concentré.
Il y a des êtres mystérieux, toujours les mêmes, qui se tiennent en sentinelles à chaque carrefour de notre vie.
Je continue à croire que ce monde n'a pas de sens supérieur. Mais je sais que quelque chose en lui a du sens et c'est l'homme, parce qu'il est le seul être à exiger d'en avoir.
Tout idéal, dès qu'il est formulé, prend un aspect désagréablement scolaire.
Quand l'ampoule succède à la lampe à huile, le tracteur au boeuf, il s'agit d'un nouveau nécessaire, qui surclasse l'ancien, hors d'époque. Mais le vison, le diamant, le caviar seront toujours superflus.
Expliquer ne sert à rien. On ne peut que voir, constater et montrer.
C'est sur la figure que l'on porte aujourd'hui l'uniforme.
Si on nomme pays le sol que nous foulons tous les jours, l'ornière de nos pas risque de devenir des frontières infranchissables.
On dirait que la vie est faite pour être mille fois recommencée.
Sans doute l'oeuvre naît-elle du tourment d'être homme ; mais encore faut-il à ce tourment l'illusion du moins de la durée...
Un remède trop connu perd invariablement de son efficacité.
Le journalisme, tel que je le conçois, ne passe pas par le beau, le profond, le durable.
Une oeuvre littéraire peut agir sur la réalité même qui lui a donné naissance.
Une comédie dans laquelle on ne trouverait ni jeune homme élégant, ni gogo, ni cocu, ni femme légère, est, pour certains palais, un amusement aussi fade qu'un dîner où manquent le rôti et le pudding.
L'oeuvre, c'est le spectacle, la rencontre avec le public. Elle sert à découvrir le monde concret, à jouer avec la réalité.
Le sens moral disparaît au-delà de 180 de quotient intellectuel.
Des cons y'en a autant chez les chaussons que chez les gens.
Ceux dont j'admire le génie ne sont pas ceux qui connaissent les réponses mais ceux qui ont la force de vivre avec le doute, la curiosité d'affronter une multitude de questions.
Les enfants croient que tout est possible, les jeunes pensent qu'il leur est possible de tout faire, les adultes font de leur possible, les vieux ont l'impression d'avoir couru après l'impossible toute leur vie.
Le monde marche ! Pourquoi ne tournerait-il pas ?
On se lasse d'être un héros et on ne se lasse pas d'être riche.
La psychanalyse s'adresse à une théorie du sujet, alors que le biologiste ne peut qu'établir une théorie des conditions d'existence du sujet, de son évolution etc...
Plutôt que d'initier les élèves à la critique textuelle, il faut utiliser les quelques années d'école, à apporter des poèmes, et à les faire apprendre par coeur, car c'est de ce seul fait qu'ils pourront accompagner les enfants dans leur existence à venir
Il faut, dans la vie, faire la part du hasard. Le hasard, en définitive, c'est Dieu.
Ce que Dieu, qui voit tout, doit s'amuser !
Allons où je n'aurai que vous pour souveraine, Où vos bras amoureux seront ma seule chaîne.
La vie de couple, c'est devenu de la gestion d'entreprise ; on veut qu'il y ait de l'amour dedans et je me demande si ce n'est pas une pièce qui vient d'un autre puzzle.