Sans personnage, pas de roman.
La vie d'un roman est le plus souvent de trois mois, tandis qu'un livre de poèmes, on le prend, on le lit, on le laisse, on le reprend, ça dure longtemps, très longtemps...
Les Français n'aiment guère placer un héros sur son piédestal qu'une fois ce gêneur mort.
Un héros est celui qui conquiert ses passions.
Les pires tourments sont intérieurs et la véritable histoire de notre vie se déroule dans le secret des âmes et des coeurs ; là s'écrivent les pages du roman que nul lecteur jamais ne lira.
Mon père, ce héros au sourire si doux
Les vrais héros sont des hommes qui échouent et qui échouent, mais qui finissent par l'emporter parce qu'ils sont restés fidèles à leurs idéaux, à leurs croyances et à leurs engagements.
La littérature est une machine à fabriquer des souvenirs et de la mort, une manufacture de testaments. Aucun roman n'a jamais fait de projet d'avenir.
Je suis le personnage que vous n'êtes pas censé aimer.
Je vais moins vers les héros, les héros m'ennuient.
La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière.
Le roman est autant un artefact verbal qu'un poème lyrique.
Au théâtre, les héros nous sont supérieurs. On ne croiserait pas Hamlet dans la rue.
Cynique. Grossier personnage dont la vision déformée voit les choses comme elles sont, et non comme elles devraient être.
Un roman est comme un archet, la caisse du violon qui rend les sons, c'est l'âme du lecteur.
Dans les romans, l'amour c'est merveilleux, parce que là, le héros a toujours toutes les qualités dont rêvait l'héroïne. Tandis que dans la vie !... Quelle déception !
On se lasse d'être un héros et on ne se lasse pas d'être riche.
L'amour n'est que le roman du coeur : c'est le plaisir qui en est l'histoire.
Le roman est devenu une enquête générale sur l'homme et sur le monde.
Le roman est un support inégalé pour représenter la conscience subjective, mais il ne rend pas correctement compte de l'expérience d'écouter de la musique.
La psychanalyse ressemble parfois à un roman policier.
On a le droit de tout faire, et d'utiliser nos personnages comme on veut. Mahomet, c'est devenu un personnage malgré lui dans l'actualité, puisqu'il y a des gens qui parlent en son nom.
Il est préférable d'armer et renforcer un héros que désarmer et affaiblir un ennemi.
Ce ne sont pas les héros isolés qui font les révolutions. Ce sont les peuples et avant tout ceux qui en forment la majorité.
Un ouvrage autobiographique ne peut pas être littéraire. Il faut créer, inventer pour faire de la littérature.
Mais le roman ne serait rien si, dans cet auguste mensonge, il n'était pas vrai dans les détails.
Le tombeau des héros est le coeur des vivants.
Le vrai héros est celui qui livre bataille avec l'esprit ouvert et sans partialité et qui pourtant mène une vie de paix et de liberté.
Il y a eu un grand débat à ce sujet : un homme noir peut-il jouer un personnage nordique ?
Un roman n'est intéressant que si son auteur se remet en question et s'expose à ce qu'on lui dise : " C'est illisible".
La seule chose qui différencie un héros d'un méchant c'est la direction dans laquelle il pointe son arme.