La cocaïne, c'est le diable dans un flacon !
La race est la pierre angulaire sur laquelle repose l'équilibre des nations. Elle représente ce qu'il y a de plus stable dans la vie d'un peuple.
La femme qui hésite et délibère est perdue.
La science doit s'accommoder à la nature. La nature ne peut s'accommoder à la science.
En voulant, on se trompe souvent. Mais, en ne voulant pas, on se trompe toujours.
C'est la gloire des vieilles gens qui pensent toujours avoir été plus sages que ceux qui viennent après eux.
On excuse les vices du riche, et on ne supporte pas les défauts du pauvre.
Dès l'instant où vous aurez foi en vous-même, vous saurez comment vivre.
Jamais un mari ne sera si bien vengé que par l'amant de sa femme.
La femme a la passion du calcul : elle divise son âge par deux, double le prix de ses robes, triple les appointements de son mari et ajoute cinq ans à l'âge de sa meilleure amie.
La solitude est sans attraits pour la plupart des hommes parce qu'elle ne leur fournit pas assez de pensées qui leur plaisent.
L'humour n'est qu'un des moyens de se défendre contre l'univers.
Ne faites pas, comme tant de jeunes, l'erreur de croire que parce que vous n'avez pas sauvé le monde, vous aurez tout raté.
Ecrire des vers à vingt ans, c'est avoir vingt ans. En écrire à quarante, c'est être poète.
Et le vent n'est-il pas la voix de Dieu, autant que celle du poète qui ne l'a que par Lui ?
On a du mal à imaginer que ceux qui ne sont pas encore au monde ont une existence terrestre. Alors pourquoi ceux qui quittent la vie en auraient-ils une ?
Les débats politiques se résument trop souvent à des "dialogues de sourds pour pensées muettes".
Les admirations de bien des gens donnent la mesure de leur taille. Ils admirent ce qui les dépasse comme le gazon la pâquerette.
Un génie qui boit trop est un ivrogne.
Une femme au début, c'est toujours un rêve.
Pour que la religion soit appréciée de la masse, il faut nécessairement qu'elle garde quelque chose du haut goût de la superstition.
Poésie, esprit, deux faces d'un même don : celui de saisir des rapports échappant aux autres.
Nous devrions tous être physiquement beaux ; la mort nous le doit bien.
On ne peut pas aimer l'humanité. On ne peut aimer que des gens.
Chaque être humain joue un rôle important, parfois à son insu, mais jamais en vain. Ce n'est qu'après les rebondissements que l'on peut comprendre et saisir la portée de nos actions.
Les automobilistes du dimanche baisent comme ils conduisent : pas assez souvent, trop vite et sans assurance.
Sur la terre, un homme n'a besoin et envie que d'aimer, mais on supporte toutes les servitudes, excepté celles de l'amour.
Dans les livres, les enfants cherchent les secrets des adultes.
Le vrai désir n'est peut-être pas la possession d'un être, mais sa dépossession dans l'attente du plaisir, du rejet du monde où nous sommes enfermés avant d'entrer dans un monde extatique.
Semblable à l'amour, la mission de l'art est de révéler l'homme à lui-même.
Quand un Français dit du mal de lui, ne le croyez pas, il se vante !
La voix d'un condamné peut se faire entendre, mais ses paroles sont vaines.
Les mythes qu'une civilisation se crée spontanément sont proportionnels à ses difficultés et ses souffrances face à l'univers.
La mort vient figer nos traits ; elle crée, pour nous seuls, une patrie de silence et de repos.
La peur... Une arme primitive mais efficace.
La mort hypnotise la vie, comme le rêve illusionne la réalité.
Les yeux des femmes posent toujours la même question : est-ce qu'on me désire ?
Les remords, il vaut mieux se contenter de les conjuguer au présent.
Toute vanité souffre de la désaffection amoureuse dans la mesure même où on l'a flattée
La superstition porte malheur.
L'amour est plus froid que la mort.
De génération en génération, les hommes s'affaiblissent irrémédiablement.
Au régiment, si par hasard vous êtes tambour, même sur l'ordre du colonel, ne vous avisez jamais de battre la générale.
La métaphysique est en l'air. Nous ne pouvons que l'y laisser.
Le militant qui ne lit que "sa presse" m'exaspère.
Les chambres de ceux qui sont morts jeunes sont le sanctuaire de leur absence, mais aussi le refuge de la lâcheté des vivants.
Je n'ai qu'une ironie de ruminant. Je ne m'amuse qu'au souvenir des choses.
Je vois autant de vieillards révoltés contre la vieillesse que de jeunes gens révoltés contre la société.
Dans la conquête de la toison d'or, il est bien difficile de s'agripper à la première mèche.
Si vous m'entendez un jour parler projets de mariage, giflez-moi !