L'illogisme irrite. Trop de logique ennuie.
Nous perpétrons certaines actions simplement parce que nous ne le devrions pas.
Quand on écrit ses mémoires, on se fait deux sortes d'ennemis. Ceux dont on parle. Et ceux dont on ne parle pas.
Vouloir du bien à une femme, est-ce en vouloir à son mari ?
Il faut choisir parmi les rêves qui réchauffent le mieux l'âme.
Dans tous les maux qui nous arrivent, nous regardons plus à l'intention qu'à l'effet. Une tuile qui tombe d'un toit peut nous blesser davantage mais ne nous navre pas tant qu'une pierre lancée à dessein par une main malveillante.
Les idées, c'est comme les gosses. Il ne suffit pas de les avoir, il faut les élever.
Trop d'économie à louer les autres annonce une grande indigence et beaucoup d'avidité.
Le coeur se resserre chez bien des gens dans la mesure où leur bourse s'enfle.
Il faut plutôt faire ce qu'on sera bien aise d'avoir fait, que ce que l'on est bien aise de faire.
Méprise la vie pour en jouir.
Quand on ne pense pas à ce que l'on dit, c'est qu'on dit ce que l'on pense.
Si vous avez une grande ambition, faites le plus grand pas possible dans le sens de sa réalisation. Si c'est un tout petit pas, ne vous inquiétez pas, car c'est probablement le plus grand qu'il vous est possible de faire pour le moment.
Les meilleures transactions sont souvent celles que l'on ne fait pas.
Dieu n'est pas trouvé. Il se trouve.
Toutes les grandes choses qui ne sont pas exécutées paraissent toujours impraticables à ceux qui ne sont pas capables de grandes choses.
L'argent, ce n'est pas tout ! Souvent, ce n'est même pas assez.
Le rassemblement, ce n'est pas la mollesse, c'est la fermeté.
L'avenir, c'est aussi la mémoire.
La sagesse suprême, c'est d'avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu'on les poursuit.
Il y en a, aux mariages, qui tire une tête d'enterrement car ils considèrent que le mariage est un enterrement de première classe. Aux mariages, on apporte des fleurs, aux enterrements, des couronnes. Vous imaginez, si on apportait une couronne à un mariage, ce serait le bouquet.
Je sortais me brûler sous la lune et dérober de gros brugnons blancs dont je n'ai jamais retrouvé la saveur.
Un savant n'est pas un homme qui sait mais un homme qui cherche, accablé et exalté tout ensemble par l'idée de ce qu'il ne sait pas.
Quand ça brûle pas clair dans le coeur, la suie s'y entasse.
Un déplaisir extrême est toujours à la fin d'un extrême plaisir !
On a si bien reconnu ce cercle vicieux de l'industrie que de toutes parts on commence à la suspecter, à s'étonner que la pauvreté naisse en civilisation de l'abondance même.
La vérité est que j'ai besoin d'abolir en moi cette angoisse que j'éprouve chaque fois que je quitte Creezy et que, pour cela, je n'ai d'autre ressource que de croire en une Creezy ramenée à sa définition la plus simple, [...] ► Lire la suite
La colère qui a vu deux fois se lever le soleil est insoutenable.
X : Film où on essaie de faire des enfants, mais où on n'y arrive jamais.
Internet, pour un parent, c'est comme si on te volait ton gosse avant même qu'il sache lire.
En un seul point la femme le cède à l'homme: l'esprit de synthèse. La femme est plus éparse et rassemble moins.
La pauvreté exclut, et la richesse isole.
Braque - de même que Voltaire avec le Bon Dieu - nous nous saluons, mais nous ne nous parlons pas !
Du blâme des méchants l'honnête homme n'a cure.
Une longueur de fleuve s'ouvrait devant nous et se refermait derrière, comme si la forêt avait tranquillement traversé l'eau pour nous barrer le passage au retour. Nous pénétrions de plus en plus profondément au coeur des ténèbres.
Il faut avoir envie d'une chose pour qu'elle réussisse, et j'en ai pas envie.
Les riches ne sont jamais pendus. Seulement ceux qui sont pauvres et sans amis le sont.
Un fanatique, c'est quelqu'un qui ne peut pas changer d'avis et qui ne veut pas changer de sujet.
Je devine sourdement que tout cela est insuffisant, que les pauses fragmentées sont un leurre, que le message envoyé est une réelle sommation, mais la fuite est éperdue.
Je buvais dans la vie pour être intelligent, fulgurant... Le vin me permettait alors d'extravagantes ironies.
Du temps libre, oui. Mais du temps pour réfléchir ?
Le milieu familial peut défaire beaucoup de ce qu'on essaie de faire à l'école.
Que veut Dieu ? Le Bien ? Ou que l'on choisisse le Bien ? L'homme qui choisit le Mal est-il, peut-être, en un sens, meilleur que celui à qui on impose le Bien ?
Interdisez-vous de haïr et vous mépriserez, chassez le mépris, et c'est la terrible indifférence. En vérité, il n'y a pas d'autre choix qu'aimer.
Si Boulanger entre dans la Chambre et s'il affiche un programme, quelle diminution ! Il deviendra un simple appoint au milieu des autres partis et commencera de jouer ce même jeu parlementaire dont le dégoût jette la nation vers lui.
Entre nous soit dit, bonnes gens,Pour reconnaîtreQue l'on est pas intelligent,Il faudrait l'être.
Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une citation ou à un livre.
L'homme noble, c'est l'homme vertueux.
À douze ans, j'avais une attitude envers la vie qui devait durer, qui devait me faire rechercher les domaines de la vie qui la maintiendraient vivante, qui devait me rendre sceptique sur tout en cherchant tout, tolérant sur tout et pourtant critique.
Il avait vécu et agi en supposant qu'il était seul, et maintenant il voyait qu'il ne l'avait pas été. Ce qu'il avait fait faisait souffrir les autres. Peu importe à quel point il désirait qu'ils l'oublient, ils n'en seraient pas capables. Sa famille faisait partie de lui, non seulement dans le sang, mais dans l'esprit.