Trop d'économie à louer les autres annonce une grande indigence et beaucoup d'avidité.
Même les voleurs de grand chemin ont disparu : les uns, habitués au plein air, exercent la profession de pickpockets sur les champs de course ; les autres se sont adonnés à la haute banque.
Je crois en l'engagement. Je crois en être ouvert et faire confiance les uns aux autres et se respecter complètement.
Qu'est-ce que la fiction sinon ce retour sur soi et, par conséquent, cette nouvelle histoire des rapports avec les autres tels que le récit les découvre. Ainsi gagne sur la vie la littérature.
La haine, somme toute, est vulnérable, aussi vulnérable que les autres sentiments.
Ce que vous voulez enflammer chez les autres doit d'abord brûler à l'intérieur de vous-même.
Je ne trouve pas injuste que les uns possèdent des millions et les autres rien, je trouve ça bête.
Oui je sais ce que c'est d'avoir la sensation de ne pas exister jusqu'à ce qu'il te regarde, qu'il te touche la main, qu'il se moque de toi. Le but c'est que les autres voient que tu es avec lui... tu es à lui...
Le plus grand plaisir dans la vie est de réaliser ce que les autres vous pensent incapables de réaliser.
Les autres parlent, moi je travaille.
Qui est respectueux envers les autres a de la bienséance.
Qu'est-ce qui pousse une personne à se détester ? Peut-être la lacheté. Ou l'éternelle peur de se tromper, de ne pas faire ce que les autres attendent.
En aimant les autres hommes, l'homme agrandit sa pensée.
Une société malade est une société qui crée de l'hostilité mutuelle, de la méfiance, et qui transforme l'homme en un instrument exploité par les autres, qui le prive du sentiment d'avoir de la valeur, sauf dans la mesure où il se soumet aux autres et devient un automate.
Est-ce que cela ne vous semble pas bizarre de ne pouvoir être autre chose que soi, jusqu'à son dernier souffle, et même au-delà, dit-on.
De tous les morts dont la chaîne innombrable constitue notre trésor de gloire, ceux-là plus qu'aucuns autres incarneront, dans sa pure gratuité, l'esprit de sacrifice.
Les hommes sont trop occupés d'eux-mêmes pour avoir le loisir de pénétrer ou de discerner les autres : de là vient qu'avec un grand mérite et une grande modestie l'on peut être longtemps ignoré.
Et pourquoi les couleurs ne seraient-elles pas soeurs des douleurs, puisque les unes et les autres nous attirent dans l'éternel ?
Une pensée qui me laisse parfois perplexe : Suis-je - ou les autres sont-ils fous ?
L'accent, c'est pas dans la gorge des uns, c'est dans l'oreille des autres !
On n'est jamais trahi ; on se sert des autres pour se trahir soi-même.
Il convient d'assister aux inhumations, crémations et autres manifestations funèbres moins pour accompagner les autres que pour réfléchir sur soi.
Je ne pense jamais à la façon dont les autres réagiront à la façon dont je m'habille.
La vraie insouciance, c'est de laisser les autres s'inquiéter pour soi.
Une femme qui a vraiment aimé, autant dire souffert, regarde flirter les autres avec les yeux d'une mère qui a perdu un enfant et qui voit des petites filles jouer à la poupée.
Les féministes peuvent se disputer, ce sont des hommes comme les autres !
Nous avons tous raison, les autres ont tort.
Être supérieur aux autres n'a jamais représenté un grand effort si l'on n'y joint pas le beau désir d'être supérieur à soi-même.
Nous autres Orientaux nous créons de la beauté en faisant naître des ombres dans des endroits par eux-mêmes insignifiants.
Au volant, n'importe qui devient un chef, soucieux d'imposer la justice, sa justice, aux autres conducteurs... Les complexes se défoulent, les fantasmes se rentrent dedans à cent à l'heure.
Lorsqu'on a pénétré le fond des choses, la perte des illusions amène la mort de l'âme, c'est-à-dire un désintéressement complet sur tout ce qui touche et occupe les autres hommes.