Dans une société qui devient de plus en plus matérialiste, le confesseur, c'est le médecin.
Un jeune médecin vit moins qu'un vieil ivrogne.
Vouloir nous brûle et pouvoir nous détruit : mais savoir laisse notre faible organisation dans un perpétuel état de calme.
Si vous voulez, comme moi, construire une société dans laquelle les individus coopèrent généreusement et sans égoïsme pour réaliser le bien commun, vous ne pouvez attendre beaucoup d'aide de la nature.
Le nerf de la guerre, le principe de la liberté dans un état bourgeois : l'argent.
La décadence m'attire. Cela suggère un nouveau monde et, pour moi, la lutte de la société entre la vie et la mort est absolument magnifique.
Ce que je puis dire, c'est ceci : Je ne connais aucun livre qui fasse plus penser, qui jette sur l'homme et la société des aperçus plus neufs et plus féconds, qui produise au même degré le sentiment de l'évidence.
La société serait une affaire charmante si nous ne nous intéressions qu'à l'autre.
Jamais, en effet, un livre plus indigent par la forme autant que par le fond, plus scélératement bête, plus menteur, ne menaça une société aussi salope d'un plus effroyable danger ; et jamais, à coup sûr, un aussi terrifiant holocauste d'âmes ne fut ordonné par un Hérode plus goujat et chétif.
Pour que la charité puisse être pratiquée, il faut que quelques-uns acceptent de ne pas la faire, ou ne soient pas en état de la faire.
La liberté est le but de la vie. Les restrictions n'ont de raison d'être que pour atteindre un état de parfaite libération.
Dans une société il n'y a ni homme, ni femme ; il n'y a que des travailleurs.
L'homme est un animal singulier. Il a reçu le don de la parole, mais l'abrite souvent sous des précautions oratoires plus ou moins subtiles. «En tout état de cause», «en revanche», «en même temps» précèdent alternativement ce qu'il va dire. [...] â–º Lire la suite
Les deux piliers de la domination masculine résident dans le contrôle social de la fécondité des femmes et dans la division du travail entre les deux sexes.
La maladie ne prend pas son temps. Seule une vie peut donner l'impression de calmer son impatience.
Convalescence : état de béatitude fort enviable, pour peu qu'il ne soit précédé d'aucune maladie.
Il en est des médecins comme des avocats. La seule différence c'est que l'avocat se contente de vous voler alors que le médecin vous vole et vous tue par la même occasion.
Les hérésies jouent un rôle essentiel. Elles tiennent les esprits en état d'alerte.
C'est cela l'état naturel de l'amour. C'est cela son état princier, la merveille de sa nature : attendre, attendre, attendre.
Le temps perdu n'est jamais trop perdu quand la société ne vous demande que de le perdre.
Le pharmacien est un marchand d'espoir aussi bien pour les héritiers que pour le malade.
Je suis entouré de crapules magnifiques qui finiront en état de sainteté.
Accepter d'autrui qu'il subvienne à des besoins nombreux et même superflus, et aussi parfaitement que possible, finit par vous réduire à un état de dépendance.
Insérer sans assimiler, dans une société multiculturelle, ce serait simplement s' imagine-t-on, imiter le modèle américain. puisque le creuset a prouvé là-bas son efficacité, pourquoi ne le prouverait-il pas chez nous ?
Le médecin se fait payer, qu'il ait tué la maladie ou le malade.
Le grand commerce de toute société civilisée est celui qui s'établit entre les habitants de la ville et ceux de la campagne.
Ce qui est formule-choc aujourd'hui a des chances d'être banalité demain : ne faut-il pas que la société renouvelle régulièrement son stock d'idées reçues ?
La société est si lente. Une féministe est un ennui.
Si l'on tient à sa santé, lire un dictionnaire de médecine : on s'estimera heureux si l'on peut réussir à ne mourir que d'une seule maladie à la fois.
Je souffre terriblement d'une maladie orpheline pour laquelle il n'existe nul Téléthon ou choses de ce genre-là. En fait, je suis un insomniaque pervers. C'est-à-dire que la nuit, je rêve que j'arrive pas à dormir.
Il y a une contradiction entre se consacrer à l'essentiel et vivre une vie sociale. Peu y parviennent.