Le mariage est comme le tiret en imprimerie : il sépare et relie.
Le tournant peut surgir de façon subite. Une force fait signe, un soutien survient, une alliance qu'on n'attendait plus se décide, rien n'est fatal ni définitif.
Les hommes c'est bien, l'amour c'est bien, c'est le mariage qui me déçoit un peu.
La modération est un fil de soie qui relie toutes les perles de la vertu.
Il est difficile de fêter vingt ans de mariage : c'est trop tôt pour se vanter, et trop tard pour se plaindre.
Le mariage - pourtant classique - de l'obscurantisme et de l'autorité donne rarement pour fruit une compréhension lumineuse des problèmes de la vie.
Le but du mariage est précisément de se battre pour survivre à l'instant où l'incompatibilité l'emporte. Car homme et femme en tant que tels sont incompatibles.
Nous vivons dans un monde où l'enterrement est plus important que la mort, le mariage plus que l'amour et le corps plus que l'intellect.
J'ai toujours dit que le mariage devrait être une proposition moitié-moitié. Il doit avoir au moins cinquante ans et avoir au moins cinquante millions de dollars.
C'est le mariage qui fait le pouvoir : le chevalier ne convoite une femme que pour les richesses qu'elle peut lui apporter et celui qui réussit un bon mariage se hausse au rang des puissants.
A l'homme moyen, cinquante années de mariage suffisent à peine pour comprendre une seule femme.
On compare souvent le mariage à une loterie. C'est une erreur car, à la loterie, on peut parfois gagner.
Le mariage est un mal, mais c'est un mal nécessaire.
Le mariage c'est la mort de l'espoir.
Chaque chose pour un temps, mais le mariage pour la vie.
Le sacrement de mariage est un désinfectant.
J'ignore ce que sont les heures de félicité que l'amant goûte avec la bien-aimée avant le mariage ; mais les heures d'enivrement qu'elle connaît dans un magasin de couture lui passent sous le nez.
Pas de mariage sans pleurs, pas de mort sans chant.
Le mariage est une communauté composée d'un maître, d'une maîtresse et de deux esclaves, ce qui fait en tout deux personnes.
Le mariage exige un talent particulier. La monogamie a besoin de génie.
A l'image du Dieu monothéiste, correspond le mariage monogamique. Le mariage fondé sur un amour exclusif et définitif devient l'icône de la relation de Dieu avec son peuple et réciproquement.
Amitié : mariage de deux êtres qui ne peuvent pas coucher ensemble.
Si le mariage n'a plus le faste et la solennité d'autrefois, il reste un jour unique, une frontière symbolique au-delà de laquelle vous ne serez plus la même.
Tout mariage est une rencontre dramatique entre la nature et la culture, entre l'alliance et la parenté.
Tant de gens préfèrent vivre dans le drame parce que c'est confortable. C'est comme si quelqu'un restait dans un mauvais mariage ou une mauvaise relation - il est en fait plus facile de rester parce qu'il sait à quoi s'attendre chaque jour, plutôt que de partir sans savoir à quoi s'attendre.
Il existe, dans le domaine sentimental, une virginité des mots ; ils la perdent non d'être prononcés, mais entendus une première fois.
Les fiancés voient des qualités dans leurs défauts réciproques. Ce privilège ne dure pas. La vie conjugale ne permet plus des erreurs de jugement. Nul mariage ne résiste à l'intimité.
Fiancé. Par un anneau à la cheville, relié à une chaîne et à un boulet.
Le devoir de la mère ne s'arrête pas avec l'accouchement, ni avec l'allaitement, ni au mariage ; non, l'obligation de la vraie mère continue tant qu'elle est vivante.
Ce que le mariage perd en beauté, il le gagne en sécurité.
On doit respecter le mariage tant qu'il n'est pas un purgatoire, et le dissoudre s'il devient un enfer.