Ceux qui ne font pas l'amour ont mauvaise conscience et voudraient la coller à ceux qui le font.
Le verbe reste verbe. Les mots, élégants, sages, font leur petite révérence, puis s'éclipsent. Qu'en reste-t-il ? Des ronds dans l'eau.
Les hommes ne veulent pas ce qu'ils font, mais ce en vue de quoi ils font ce qu'ils font.
L'historicité, la perfectibilité infinie, le lien originaire à une promesse font de toute démocratie une chose à-venir.
L'amour de soi est une idylle qui ne finit jamais.
Chaque fois qu'un désir est comblé, son objet nous devient indifférent.
Tout individu ne développe-t-il pas son identité personnelle et la vision qu'il a de lui-même d'abord en fonction de la situation dans laquelle il vit, et ensuite seulement en fonction de la conscience historique de son entourage ?
Les hommes ne font jamais le bien que si la nécessité les y pousse; mais quand ils sont libres de choisir et peuvent faire tout ce qu'ils veulent, la confusion et le désordre deviennent endémiques.
C'est ça l'amour, tout donner, tout sacrifier, sans le moindre désir d'obtenir quoi que ce soit en retour.
La passion, cet absolu désir qu'on ne peut jamais combler quand il a pour moteur l'absence de l'autre.
Notre amour c'est notre maison : nos pieds peuvent la quitter, mais nos coeurs jamais.
Le progrès social consiste à ne rien laisser à ceux qui font presque tout, pour donner tout à ceux qui ne font presque rien.
Ceux-là seuls vous font de belles confessions qui aiment encore leurs fautes.
Ce ne sont pas les héroïsmes et les coups d'éclat qui font avancer le monde, mais plutôt l'accumulation de tous les gestes quotidiens et modestes dont la somme finit par racheter l'humanité toute entière.
Ce sont les grandes occasions qui font les grands hommes.
L'âme se proportionne insensiblement aux objets qui l'occupent, et ce sont les grandes occasions qui font les grands hommes.
Comment font les nudistes, n'ont-ils rien à cacher ?
La vérité demeure cachée pour celui qu'emplissent le désir et la haine.
Les Américains sont fatigués des menteurs et des gens qui font semblant d'être quelque qu'un qu'ils ne sont pas
Aucun désir n'est coupable, il y a faute uniquement dans leur refoulement.
Les mensonges font le tour de la terre tandis que la vérité essaie toujours de mettre ses chaussures.
Chacun est enfermé dans sa conscience comme dans sa peau.
Quand deux coeurs sont faits l'un pour l'autre, aucune distance est trop grande, attente trop longue et aucun amour ne peut les séparer.
Entre un amour et le suivant, il faut par décence, passer par une période de quarantaine avec un troisième.
La tendresse est le premier geste d'amour.
A partir du moment où quelqu'un devient conscient de soi, il a un souvenir du monde et de l'histoire de son temps dont il doit se méfier. Car, ce n'est pas un souvenir exact, c'est même la pire et la plus dangereuse des sources.
On n'attaque pas seulement pour faire du mal à quelqu'un mais peut-être aussi pour le seul plaisir de prendre conscience de sa force.
Bien que je sois un solitaire typique dans ma vie quotidienne, ma conscience d'appartenir à la communauté invisible de ceux qui luttent pour la vérité, la beauté et la justice m'a empêché de me sentir isolée.
Je ne cesse de rencontrer des gens obsédés par l'idée que les autres se font d'eux, et dont toute l'énergie se mobilise pour ressembler au modèle qu'ils ont créé un jour pour séduire, et qui les a réduits une fois pour toutes à l'esclavage.
Si les dieux font maintenant le métier de proxénètes comme nous les mortels, je n'en donnerai plus une pièce de trois oboles.
La compassion est une forme de bonté de l'âme.