Nous ne sommes ni des dieux, ni des pourris, juste des êtres humains.
Il faut mener un homme, tout homme, jusqu'à lui-même et lui apprendre à se construire.
Je regrette l'époque où on n'était pas obligé de baiser une femme qu'on invitait à dîner.
Le plaisir est une prière Et l'aumône une volupté.
Lorsque circulent dans un pays deux monnaies dont l'une est considérée par le public comme bonne et l'autre mauvaise, la mauvaise chasse la bonne.
C'est peu d'aimer, il faut aimer toujours : on n'est heureux qu'à force de constance.
La mort s'apprend comme le reste, avec patience, avec peine. Il faut le vouloir.
La loi morale est collective comme les ordonnances policières ou civiles. Et comme pour toutes les lois collectives, l'interpréter c'est déjà l'enfreindre.
Quand la France rencontre une grande idée, elles font ensemble le tour du monde.
Chacun a horreur de son propre visage. On ne regarde jamais sa vérité en face qu'au prix d'une certaine gêne.
Le meilleur moyen de garder un homme, c'est de le faire souffrir.
A quoi peut servir un livre sans images ni dialogues ?
Laissez ceux que je sers exprimer leurs remerciements en fonction de leur éducation et de leur sens de l'honneur.
Entre l'inhumain et le surhumain, il me reste peu de place pour être humain.
Ceux qui hésitent seront abandonnés dans la maison qui brûle.
Le réel dépasse toujours ce que nous pouvons imaginer. Si débridées que nous jugions nos inventions, elles ne parviennent jamais au niveau des incessantes et imprévisibles vomissures du monde réel.
On peut faire avaler n'importe quoi à n'importe qui, à condition d'y mettre suffisamment de conviction.
La généalogie est une science rigoureusement inexacte, à cause des bâtards.
Quand on ne sait même plus ce qu'on doit revendiquer, on se contente d'émeutes.
Plus on constate qu'on n'est pas comme tout le monde, plus on veut être comme tout le monde.
L'ignorance ne s'apprend pas.
Une parole de celle que nous aimons ne se conserve pas longtemps dans sa pureté ; elle se gâte, se pourrit.
La paresse produit l'assoupissement, et l'âme lâche languira de faim.
L'enseignement, c'est une amitié.
Une bouteille de nos vignes, Et, avec elle, une aimable fille, Y-a-t-il de meilleurs briseurs de soucis Que l'amour et le vin d'Alsace ?
Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.
On ne parle de clonage qu'en termes biologiques. Or il a déjà été précédé par un clonage mental : le système de l'école permet de fabriquer des êtres qui deviennent une copie conforme les uns des autres.
Il en faut que quelques grelots ajoutés au bonnet de la liberté pour en faire le bonnet de la folie.
La solitude rend impatient, c'est l'impatience qui tue l'enfance.
Le plaisir est rond comme la lune et en bout de course il se fait étoile filante.
Nu, il n'y a de bonheur que pour les corps libérés de leurs vêtements.
Le principe de toute société est de se rendre justice à soi-même et aux autres. Si l'on doit aimer son prochain comme soi-même, il est au moins aussi juste de s'aimer comme son prochain.
Les existences faibles vivent dans les douleurs, au lieu de les changer en apophtegmes d'expérience, elles s'en saturent, et s'usent en rétrogradant chaque jour dans les malheurs consommés.
J'ai toujours voulu être quelqu'un, mais j'aurais dû être plus précise.
Avec la paille et le temps, se murissent les nèfles et les glands.
Plus grande la richesse, plus épaisse la boue. Voilà une tendance indiscutable de notre époque.
Il y en a bien qui croient mais par superstition. Il y en a bien qui ne croient pas, mais par libertinage.
Nous goûtons le bonheur sans l'économiser, Et notre art d'en jouir est l'art d'en abuser.
Je ne plonge jamais dans un roman-fleuve du premier coup, surtout en période de rentrée, j'ai trop peur de me faire emporter par les courants littéraires.
Famille : Les harengs. Les grands marrants. La fleur. Le fer ou engin. L'oncle. La tente. Les coussins.
Les idées sont les racines de la création.
La tendresse tue. L'absence de tendresse assassine.
La vieillesse a ses charmes.
C'est en effet la Turquie moderne, ce roc battu des embruns, sur lequel se brisera définitivement la vague islamiste.
Quand le présent est si absorbant, qui pourrait se tourmenter de l'avenir ?
Ce n'est pas parce qu'on ne dit pas tout qu'on renonce.
D'autres vidéos sont trop horribles pour être montrées au public. Une institutrice en Afghanistan, enchaînée à un rocher, aspergée d'essence et transformée en torche humaine. Un ancien dans un village au Nigeria, tenu par des hommes de Boko Haram, tandis [...] ► Lire la suite
Mais heureusement, notre entendement se fait au travers des mots perdus et des mots sans signification; s'il n'en était pas ainsi, pauvre serait notre compréhension mutuelle.
Vous êtes indépendants depuis bientôt un demi siècle et tu me dis qu'il n'y a qu'une seule route ? Qu'est-ce que vous avez foutu pendant tout ce temps ?
Il faut oser. Celui qui n'ose pas se condamne à être dévoré par la crainte.