Faire croire à des gens d'esprit que nous sommes ce que nous ne sommes point est plus difficile, dans la plupart des cas, que de devenir vraiment ce que l'on veut paraître.
On a tout à gagner, quand on est sage, à ne point le paraître.
Le but de la société ne saurait être seulement la production des richesses. Ce but est la plus grande diffusion possible de l'aisance, de bien-être et de la morale parmi les hommes.
Les sentiments nobles sont devenus moins suspects depuis que la psychanalyse en a dégagé les racines ignobles.
Si vous êtes un homme et qu'une femme vous demande de quoi elle a l'air, vous êtes mal parti.
L'enfer n'est plus sous nos pieds mais dans nos têtes parce que l'imagination et le rêve se meurent.
Il y aurait beaucoup moins de scandales si les gens arrêtaient d'idéaliser le péché et de se présenter comme des pécheurs.
Le mari trompé est comme l'escargot : il n'a d'yeux qu'après les cornes.
Essayez, si vous le pouvez, d'arrêter un homme qui voyage avec son suicide à la boutonnière.
N'est-ce pas précisément cela "comprendre" ? Sentir qu'on saisit l'indéfinissable, l'indispensable.
Le péché n'est pas une substance puisqu'il consiste dans une absence plutôt que dans une présence.
L'esprit est tel une tapisserie richement tissée dont les couleurs dérivent de l'expériences des sens, et dont le motif serait tiré des circonvolutions de l'esprit.
Il faut guérir de l'enfance ou se décider à mourir.
Les premiers mots du monde sont dans la vie d'une femme les premiers mots d'amour.
Dans la vie comme dans les romans, il y en a qui s'obstinent à rester des personnages secondaires.
Le monde de l'esprit n'est que le monde matériel enfin remis d'aplomb.
La vérité n'est très souvent qu'une seconde manière de redire un mensonge.
Tel est le Français, on peut le dire sans crainte d'être désavoué : inconstant par nature, pour suivre ses penchants il lui suffit d'obéir à son caractère.
L'Académie française, c'est comme la prostate : elle fait rire quand on en parle. Personne n'a jamais été fichu de savoir à quoi elle servait exactement, mais sur le tard, elle finit toujours par devenir pour tous les hommes un besoin pressant.
L'honnêteté, c'est pour les imbéciles.
On n'a pas toujours besoin des mots de l'amour pour parler de l'amour, on a besoin du grave et du léger, pas du sérieux, surtout pas du sérieux, grave et léger, larmes et rires.
L'univers pénètre en nous par les yeux, mais nous n'y comprenons rien tant qu'il n'est pas descendu dans notre bouche.
La preuve qu'il y a des êtres intelligents ailleurs que sur Terre est qu'ils n'ont pas essayé de nous contacter.
Vouloir tout voir et tout savoir sur chacun d'entre nous, c'est tenter de réaliser une véritable "police des images", qui serait à la paix ce que la "guerre des images" est déjà aux derniers conflits internationaux.
La bibliographie se fait après et non avant d'aborder un sujet de recherche.
Les hommes ne sont pas des cafards pour s'égailler dans tous les sens...
Le propre de la pensée naturaliste n'est pas d'accorder un sens quelconque à l'idée de nature, mais de tabler sur le mot nature pour refuser tout ce qui existe artificiellement, c'est-à-dire pour contester tout ce qui existe.
Le mot ne doit-il pas, d'une manière ou d'une autre, refléter le sens de la réalité, rendre compte du monde ?
Un malin, Dieu, qui nous a ouvert l'espace sans nous donner des ailes.
Ne jamais trouver toutes les qualités que l'on cherche réunies en un seul membre du sexe opposé ! D'un côté, l'abîme béant du compromis. De l'autre, l'existence survoltée et répréhensible de l'homme infidèle.
Il est certain, que quoi qu'on fasse, on est toujours le fantoche de quelqu'un. C'est un malheur dont on ne meurt pas.
Les gens abandonnent leurs manuscrits, comme ils le feraient d'un enfant dans un panier garni de linges, au tour d'un couvent.
Il faut penser à loisir, et exécuter promptement.
C'est quelquefois la critique d'un critique que nous n'aimons pas qui nous fait aimer le livre critiqué.
Un homme raisonnable ne peut agir sans motif.
Le parfait mari est celui qui fait à sa femme le sort promis à sa fiancée.
Il est difficile de provoquer de l'ennui chez un Anglais, et quand vous y parvenez, il le prend seulement comme une marque de politesse.
Les hommes publics promettent la lune. Les filles publiques la font payer comptant !
Si on savait ce que pensent et disent de nous nos meilleurs amis, nous serions horrifiés. Impression d'être trahis, dupés, rage sourde d'avoir trop livré de soi-même pour en arriver à ces misères.
Moi, la musique m'a convertie, elle m'a sauvée.
Les fausses mauvaises idées ont de l'avenir dans la pub.
Si l'on est deux à faire l'amour, on est bien souvent seul à savoir avec qui.
Le mal, c'est la soudaine bascule du quotidien dans l'horreur.
Et plus je l'ignorais et plus je tombais amoureux d'elle. Comme une maladie. Tu éternues, une fois, deux fois, tu frissonnes et voilà. C'est trop tard.
Si j'avais le malheur de ne voir dans le capital que l'avantage de capitalistes, et de ne saisir ainsi qu'un côté, et, assurément, le côté le plus étroit et le moins consolant de la science économique, je me ferais Socialiste [...] ► Lire la suite
Quand on n'a pas ce qu'on veut, il faut vouloir ce qu'on a.
Chaque 1er août, j'attelle la caravane à la voiture, et on va la promener. Il ne faut pas trop se plaindre. Un chien, par exemple, ça se sort tous les jours.
Sidonie a plus d'un amant,Qu'on le lui reproche ou l'en loue,Elle s'en moque également.
La grande bataille implique la destruction du courage de l'ennemi plutôt que de ses soldats.
Autour de moi, on réprouvait le mensonge, mais on fuyait soigneusement la vérité.