Un historien est un babillard qui fait des tracasseries aux morts.
La mort ferme les yeux des morts et ouvre ceux des survivants.
On ferme les yeux des morts avec douceur ; c'est aussi avec douceur qu'il faut ouvrir les yeux des vivants.
Les morts n'ont pas de voix, heureusement. Si les morts pouvaient se plaindre, quel cri, quelle clameur. On ne s'entendrait plus vivre.
Que les morts deviennent bons, compréhensibles et désirables à mesure que l'absence et le temps les éloignent.
De tous les morts dont la chaîne innombrable constitue notre trésor de gloire, ceux-là plus qu'aucuns autres incarneront, dans sa pure gratuité, l'esprit de sacrifice.
Comment voulez-vous que la postérité juge équitablement tous les morts ? Comment les interroger dans l'ombre où ils fuient ? Dès qu'on pourrait être juste envers eux, on les oublie.
Chaque génération pense qu'elle est plus forte que la génération précédente. Ils pensent, "Cela ne peut pas m'arriver." Dans le passé, des gens sont morts en faisant la même erreur.
Si les morts ne ressuscitent pas, mangeons et buvons car demain nous mourrons.
Nous respectons plus les morts que les vivants. Il aurait fallu respecter les uns et les autres.
La Toussaint est le jour où les morts de demain vont rendre visite à ceux d'hier.
Les églises ne sont-elles pas des dortoirs des vivants aussi bien que des morts ?
Tous les morts ne sont pas sous terre. L'humiliation est pire que la mort.
Les après-guerre sont faites pour enterrer les morts et trouver quelques belles phrases.
La route du passé se mesure par les morts qu'on a laissés tout au long.
Toute vie est ponctuée de morts ou de départs et chacune ou chacun cause de grandes souffrances qu'il vaut mieux endurer que de ne pas avoir connu la présence de ces personnes quand elles existaient.
J'aimerais dire quelque chose. Ça change rien qu'Harry soit mort. Des gens meurent tout les jours, des amis, de la famille. Oui, on a perdu Harry cette nuit, mais il est toujours là, dans nos coeurs, comme Fred, et Remus, [...] â–º Lire la suite
Au nom de Vérités absolues, que de morts inutiles...
La Nature : On me dit une mère et je suis une tombe. Mon hiver prend vos morts comme son hécatombe, Mon printemps ne sent pas vos adorations.
Le pays est peuplé d'exaltés convaincus que les morts sont parmi nous, que dans la forêt gambadent des créatures invisibles ou qu'en s'exposant aux ondes sonores adéquates on peut rétablir son champ magnétique... Il suffit de leur donner l'occasion de déballer leurs théories, et on part sur de drôles de routes.
Les morts aux visages rompus se redressent,La langue des humiliés se gonfle,Orageuse se lève la marée des victimes.
Quand le rock sera mort, le monde entier explosera. Il a déjà tellement perdu son essence, il a tellement été plagié qu'il survit à peine, aujourd'hui. Ça me dégoûte. Les jeunes n'ont plus le même intérêt pour le rock que [...] â–º Lire la suite
Un mort en France est plus émouvant que 10 000 morts à l'étranger. Le premier est une tragédie, les seconds une statistique. La sensibilité suit la loi de la proximité.
Même les morts ne peuvent reposer en paix dans un pays opprimé.
Non, vous n'êtes pas morts gratuits. Vous êtes les témoins de l'Afrique immortelle, vous êtes les témoins du monde nouveau qui sera demain.
Quand il n'y a plus de place en enfer, les morts reviennent sur terre.
L'humanité se compose plus de morts que de vivants.
Les morts ne sont vraiment morts que lorsque les vivants les ont oubliés.
Il n'y a que les morts qui ne reviennent pas.
Pourquoi donc n'est-il pas possible qu'après la mort nous gardions l'apparence parfaite des vivants, si les vivants peuvent dans le sommeil se faire semblables aux lugubres morts ?
Tous ceux qui ont vécu là ne sont pas nés en même temps que moi. Et les morts me disent : "Dépêche-toi de vivre !"