A quoi peut servir un livre sans images ni dialogues ?
Un livre doit remuer des plaies, en provoquer même. Un livre doit être un danger.
J'ai à coeur de servir ma patrie de devenir le meilleur pilote de chasse de la navale.
C'est douloureux, d'écrire un livre : c'est s'en délivrer.
Trop de suspense dans un livre et il se consume et se consomme.
Que ta vision soit à chaque instant nouvelle. Le sage est celui qui s'étonne de tout.
L'oeuvre de la nature est bien plus difficile à comprendre que le livre d'un poète.
Les livres contiennent de l'humour, de la beauté, de l'intelligence, de l'émotion, de la pensée, et bien sûr, tout ce qui fait la vie. La vie sans un livre est vide.
Le livre est comme la cuillère, le marteau, la roue ou le ciseau. Une fois que vous les avez inventés, vous ne pouvez pas faire mieux.
Un livre vous déplait : qui vous force à le lire ?
Alors que la photographie est le médium le plus simple pour être compétent, c'est le plus difficile pour développer une vision personnelle idiosyncrasique.
Écrire un livre n'est pas tout. Il faut encore, comme disent les éditeurs, le fabriquer. C'est alors que commence le tourment de l'auteur.
On n'échappe pas à la nature : les hommes s'accomplissent dans l'esprit, les faits y progressent, les images y poussent comme des plantes.
Les chats existent dans notre monde pour réfuter le dogme que toutes choses furent créées pour servir l'homme.
La nature paraît se servir des hommes pour ses desseins, sans se soucier des instruments qu'elle emploie ; à peu près comme les tyrans qui se défont de ceux dont ils se sont servis.
Dans une société bien réglée, le bons doivent servir de modèle et les méchants d'exemple.
On a plébiscité ce livre parce qu'il est agréable à lire, sans temps morts ni effets de style, se lit d'une traite. Peut-on faire compliment plus laid dans la littérature que 'ce que j'aime dans le livre, c'est que j'ai eu le sentiment de n'avoir pas eu besoin de le lire ?'
Pourquoi mettre le verbe aimer à tous les temps, à toutes les modes, à toutes les sauces ? J'aime Mozart, j'aime ma mère, j'aime les frites... Il ne faut pas s'en servir à tout bout de champ, à l'avoir toujours dans la bouche, il va perdre son goût, comme le chewing gum
Quand vous lisez une page et, quand tout à coup, vous fermez les yeux et prolongez cette page par quelques images qui sont en vous, le romancier a fait office d'accoucheur de votre propre imaginaire.
Pour servir autrui volontairement, il faut donner tout ce dont on est capable et ne faire passer qu'ensuite le service de soi-même.
La philosophie est écrite dans ce grand livre qui s'étend chaque jour devant nos yeux : l'univers. Mais on ne peut le comprendre si nous n'apprenons d'abord son langage et si nous ne comprenons les symboles avec lesquels il est écrit.
D'après la conception matérialiste de l'histoire, le facteur déterminant dans l'histoire est, en dernière instance, la production et la reproduction de la vie réelle. Ni Marx, ni moi n'avons jamais affirmé davantage. Si, ensuite, quelqu'un torture cette proposition pour lui [...] â–º Lire la suite
On peut seulement craindre que cette culture de la conscience, ce noble souci de sa dignité ne donnent à un être une trop haute idée de sa personne morale, et par là une vision de soi-même disproportionnée avec sa place dans le monde.
Le curieux sujet du livre qui est aujourd'hui offert au public, c'est justement l'impossibilité d'être quoi que ce soit de précis pour un juif tunisien de culture française
Dieu est absence du livre et le livre, lent déchiffrement de son absence.
Ce qui se dit en trois mots n'est jamais si bien dit en quatre ; et un bon livre n'est pas celui qui dit tout, mais qui fait beaucoup penser.
On admet rarement qu'un patron ait eu une vision avant que celle-ci ne soit réalisée.
Seule le souffrance peut servir d'avertissement.
Tout livre qu'un autre que son auteur aurait pu écrire est bon à mettre au panier.
J'ai une vision optimiste de tout. C'est obligé, sinon vous deviendriez fou.
Sur les vieilles images en noir et blanc, on voit mieux la tristesse.