La tristesse pure est aussi impossible que la joie pure.
Souviens-toi qu'au moment de ta naissance tout le monde était dans la joie et toi dans les pleurs. Vis de manière qu'au moment de ta mort, tout le monde soit dans les pleurs et toi dans la joie.
L'optimisme c'est aussi de dire qu'il y a de la tristesse dans la vie, du malheur. Dire que tout va bien, que tout va bien se passer, ce n'est pas de l'optimisme, c'est de la bêtise.
La solitude est une sorte de tare : elle a un subtil parfum de tristesse, quelque chose qui n'attire, ni n'intéresse personne, et on en a un peu honte.
Étreindre un corps de femme, c'est aussi retenir contre soi cette joie étrange qui descend du ciel vers la mer.
La couleur est mon obsession quotidienne, ma joie et mon tourment.
Dans les grandes émotions, la solitude est parfois salutaire.
Le bonheur va avec le malheur, la joie va avec la peine.
Ce qui fait la sérénité de beaucoup d'auteurs solennels, c'est que les sourires des lecteurs ne s'entendent pas.
Il faut de la sérénité pour accepter les choses qu'on ne peut pas changer, du courage pour changer les choses qu'on peut changer, et de la sagesse pour distinguer l'un de l'autre.
Au chagrin si profond la langue doit remuer en vain ; le langage de nos sens et de notre mémoire manque du vocabulaire d'une telle douleur.
Tout le monde s'imagine que le gigantisme est un facteur de joie et de satisfaction pour un metteur en scène. Ce n'est pas vrai. Le cinéma doit aussi définir, examiner et creuser l'éternel humain.
N'oubliez pas qu'il faut prendre la vie avec sérénité et joie, quoiqu'il arrive.
J'habite mon chagrin et cela me rend heureux.
Se sentir solitaire, tant d'esprit que de corps, incline vers la solitude, et la solitude elle-même incline à plus de solitude encore.
Le cri du pauvre monte jusqu'à Dieu mais il n'arrive qu'à l'oreille de l'homme.
Ceux qui parlent la même langue forment un tout que la pure nature a lié par avance de mille liens invisibles.
Quand le chagrin ne tue pas tout de suite, il use.
Il y a chez elle une confiance, une joie et une force cachées qu'il faut découvrir, comme une source entre les feuilles.
La joie réelle n'est autre, en effet, qu'une vision lucide, mais assumée, de la condition humaine ; la tristesse en est la même vision mais consternée. La joie est ainsi ce que Spinoza pourrait appeler un "mode actif" de la tristesse, et réciproquement la tristesse peut être décrite comme "mode passif" de la joie.
Il n'est pas d'hiver sans neige, de printemps sans soleil, et de joie sans être partagée.
L'élégance est de se comporter dans la solitude comme en société.
De tous les morts dont la chaîne innombrable constitue notre trésor de gloire, ceux-là plus qu'aucuns autres incarneront, dans sa pure gratuité, l'esprit de sacrifice.
Il n'y a qu'une tristesse : c'est de ne pas être des saints.
Si nous ne naissons que pour les plaisirs des sens, pourquoi ne peuvent-ils nous satisfaire, et laissent-ils toujours un fonds d'ennui et de tristesse dans notre coeur ?
Aux heures creuses de la journée, au retour du bureau, et souvent dans la solitude des dimanches soir, un détail me revient. De toute mon attention, j'essaye d'en rassembler d'autres et de les noter à la fin du cahier de [...] ► Lire la suite
La joie est en tout ; il faut savoir l'extraire.
Il faut de la solitude pour lire agréablement, il en faut davantage pour écrire avec aise.
Causer, n'est-ce pas produire ? Peut-être que la gratuité du créateur est plus pure quand il sait que ce qu'il crée ne sera que la flambée d'un moment.
La solitude est riche quand on la traverse et que quelqu'un nous attend.
Que de gens se consolent du malheur des autres par la joie de l'avoir prédit.