La joie réelle n'est autre, en effet, qu'une vision lucide, mais assumée, de la condition humaine ; la tristesse en est la même vision mais consternée. La joie est ainsi ce que Spinoza pourrait appeler un "mode actif" de la tristesse, et réciproquement la tristesse peut être décrite comme "mode passif" de la joie.
Alceste est intransigeant, égoïste, possessif... Célimène est légère, irresponsable, infidèle. Mais s'ils acceptaient leurs défauts, s'ils parvenaient à sourire de leurs différences, ce serait la victoire de l'Amour sur l'amour propre. Seulement ces sacrifices ne sont dignes que d'un grand [...] ► Lire la suite