Il n'y a pas de mérite à être convaincu de quelque chose. Il n'y a pas de démérite à n'être convaincu de rien.
Le plus âpre et difficile métier du monde, à mon gré, c'est faire dignement le roi.
Grand est l'art inconscient du comédien en l'homme.
L'humanité préfère à la vie des raisons de vivre.
Jamais on n'aimera celui qu'on a mis en nourrice comme celui qu'on a nourri sous ses yeux.
Et si je chute, continue-t-il, je me relève et je vais quand même vers le Seigneur.
Méfie-toi des femmes, mon vieux, qu'elles ne prennent jamais le pas sur toi. Elles ne sont que des médailles accrochées à la poitrine des héros.
L'union dans l'amour doit se dérouler dans le silence, comme la prière, puisque la demande est à l'écoute de nos désirs.
C'est plus facile de dire "ça m'est égal" que d'afficher sa détresse.
L'égalité n'existe que lorsque chacun produira selon ses forces et consommera selon ses besoins.
La mort n'est pas la fin de la souffrance. Croire à la paix est une sorte d'hérésie.
C'est seulement pour ceux qui persévèrent après que tout semble perdu, que l'espoir luit à nouveau.
Avec ses bonnets de nuit et des lambeaux de sa robe de chambre, le philosophe bouche les trous de l'édifice universel.
Il faut craindre que l'ambition ne soit la couverture de l'orgueil, mais que la modestie ne soit qu'un prétexte à la paresse.
C'est le pire des égoïsmes, cette stupide quête de l'amour.
Si une femme ne veut pas, elle parle cinq heures, si elle veut, elle se tait dix minutes.
De tous les arguments, le plus difficile à réfuter est le silence.
Le véritable gentleman est celui qui appelle toujours un chat un chat. Même lorsqu'il trébuche dessus et qu'il tombe.
La femme est souvent pour l'homme un agréable compagnon de jeux.
En vieillissant, l'homme fait son visage et la femme le défait.
Le couteau de poche, le plus sûr artisan de la culture populaire.
L'art érotique convie l'homme tout entier à la fête de la vie.
On commence par vouloir le plus grand bien, on finit par souhaiter le moindre mal.
De la peine ça meurt comme de la joie. Tout finit par mourir à la longue. C'est dans l'ordre des choses.
Dieu a fait l'homme à son image, l'exhibitionniste lui rend hommage.
Il n'y pas de solutions toutes faites, il n'y a que le mouvement, que la vie, que le travail ; des peines, des douleurs et des joies.
Ce sont les hommes qui ont eux-mêmes forgé les fers dont ils se plaignent, et sous lesquels ils gémissent.
Personne n'est la victime de personne.
Le crocodile ménage ses forces et laisse sa proie venir à lui.
Tout homme a droit à vingt-quatre heures de liberté par jour.
Jouer la comédie pour quelqu'un, c'est essayer de lui faire comprendre qu'il n'est pas là.
Logique et vérité sont deux choses très différentes. Mais elles se confondent pour l'esprit qui est le créateur de cette logique.
L'amour, cette lampe qu'on déplace pour trouver une ombre nouvelle.
Lorsqu'elle aperçoit sa première ride, une femme croit que le miroir est fendu.
Avec le temps, tout poste sera occupé par un employé incapable d'en assumer la responsabilité.
Nous savions que la publicité ciblait les imbéciles. Je découvre que ça marche aussi auprès des abrutis profonds.
On invente avec un stylo, on se juge à la machine.
L'imagination c'est de la mémoire fermentée. Quand on perd la mémoire on perd sa faculté d'imaginer.
L'ivresse, c'est l'art d'être plein, comme la plénitude est l'art d'être ivre.
Il y a des gens qui ont une âme de fonctionnaire, tant pis pour eux.
Si nous ne voyions autour de nous que des gens joyeux, la gaieté finirait par devenir d'une tristesse désespérante.
Ce n'est pas le lit dans lequel tu es né qui compte, c'est le coeur qui bat dans ta poitrine.
Jeune homme, mets longtemps ta main dans celle de ta maîtresse, cela vaut mieux que de la lui mettre sur la figure.
S'il y a des gens qui ont dix-huit filles, ça fait un golf.
Il n'y a pas d'anniversaire heureux.
La loi est un sandwich qui se fait manger par les deux bouts. Le premier bout est l'Europe. L'autre bout, la régulation.
Il y a un passage dans l'enfance où l'on devrait noter tout ce que l'on dit, car tout est sage et lumineux.
Aimer le journalisme, c'est d'abord aimer son quotidien, et pas seulement ses exploits.
En littérature, il faut arriver doucement, de peur d'attraper un chaud et froid.
Avec un rien l'on fabrique une histoire énorme.