Comment t'égaler à toi-même quand tu ne connais que ton coeur. Tu dois demander à Dieu les clefs de ta maison.
Les chats semblent avoir pour principe que ça ne peut pas faire de mal de demander ce qu'on veut.
Il est bien rare que les petits osent attenter aux droits des grands. Il est bien naturel que l'orgueil des grands tende à méconnaître le droit des petits.
On n'est jamais plus heureux que quand on croit l'être.
Ne te crois pas persécuté, on se fait encore plus d'illusions sur ses ennemis que sur ses amis.
Le fossé des générations existe, pas tellement parce que nous voulons qu'il en soit ainsi mais parce que nous savons rarement le combler.
Croire que la religion dans laquelle on a été élevé est fort bonne et pratiquer tous les vices qu'elle défend sont des choses extrêmement compatibles, aussi bien dans le grand monde que par le peuple.
Je ne connais qu'une distraction dans la vieillesse : être utile. C'est sortir de soi.
Ceux qui méritent ni notre amour ni notre haine ne font plus partie du monde.
Je choisis un époux avec des yeux de mère.
La douleur est un grand maître... Elle nous apprend qu'on est vivant.
C'est de la contradiction des idées et des forces que vient l'évolution.
On ne se connaît vraiment bien qu'en état d'amour.
Images et sons comme des gens qui font connaissance en route et ne peuvent plus se séparer.
L'expérience de la mort n'est pas une expérience solitaire.
De toutes les vanités, la plus vaine c'est l'homme.
Marcher au Paradis ou dans l'Eden, O tentation : Accorde-moi une seconde pour succomber.
On ne sait jamais ce qu'il y a dans la tête d'un enfant en dehors de ce que nous y avons mis.
La faute est grande comme celui qui la commet.
Une vérité ne devient pas une erreur simplement parce qu'une foule de gens défendent l'erreur et se rangent de son côté.
Un orateur trop long est comme une horloge qui sonnerait les minutes.
L'assistant-réalisateur est au comédien ce que l'infirmier est au dément, mais en plus brutal.
Chaque fois qu'un homme meurt, c'est pour lui la fin du monde et le jugement dernier.
Le vrai philosophe doit toujours s'étonner.
Il faut toujours parier pour le génie.
N'est-il pas étrange que les hommes se battent si volontiers pour la religion et vivent si peu volontiers selon ses règles ?
La vie dangereuse est là, au milieu des miracles.
Le zen nous ramène, par notre travail sur nous-mêmes, au monde ordinaire pour devenir tout simplement des gens ordinaires.
La famille de celui qui entre en religion est partout.
C'est la littérature qui permet à l'être humain de conserver sa conscience d'homme.
Certains êtres féminins ont cette secrète propriété de pouvoir affirmer chacune de leurs laideurs avec tant de tact que celles-ci en deviennent des avantages.
L'oeil, songez à lui. Il boit la vie apparente pour en nourrir la pensée. Il boit le monde, la couleur, le mouvement, les livres, les tableaux, tout ce qui est beau et tout ce qui est laid, et il en fait des idées.
N'applique pas à la vérité l'oeil seul, mais tout cela sans réserve qui est toi-même.
Les monomaniaques de tout poil, les gens qui sont possédés par une seule idée m'ont toujours spécialement intrigué, car plus un esprit se limite, plus il touche par ailleurs à l'infini.
Un vin bien choisi donne un meilleur goût aux choses.
A une époque où on assiste à un transfert de gestion de la crise sociale du politique au psychiatrique, on ne peut qu'être inquiet de voir transférer le soin psychiatrique vers la religion ou la religiosité.
Internet, mais c'est une poudrière juridique.
Quand on sort de la piscine et qu'il fait froid, on a l'impression d'être un légume mal décongelé.
L'admiration change les proportions entre les hommes, fait de l'un un géant et de l'autre un lilliputien.
Le bon sens est contraint de faire son chemin sans que personne ne s'en enthousiasme.
La tristesse vient de l'eau.
Si on avait la vie qu'on rêve, on rêverait de la vie qu'on a.
La grenade finit par éclater l'écorce.
L'uniformisation du recrutement - social notamment - des journalistes a été pour beaucoup dans l'uniformisation de leur traitement de l'actualité.
Les maux tournent en biens aux personnes vertueuses, et les vicieuses souvent changent les biens en maux.
Un passionné ne travaille jamais donc, tout le temps.
Si je lui confie un secret, tout de suite elle a dans la langue un poisson frétillant.
On accomplit une mauvaise action, on met sa marque dessus.
Avouons-le de bonne foi : nous avons tous une petite dose de superstition dont nous ne pouvons nous défaire.
Le plus riche est celui qui a le moins de désirs.