Un savant, c'est quelqu'un qui sait des choses qu'il faudrait savoir mieux que lui pour être sûr que ce n'est pas un imbécile.
Expliquer toute la nature est une tâche trop ardue pour un seul homme ou une seule époque. Il est plus sage de faire peu en étant sûr de soi et laisser le reste à ceux qui viendront après, que présumer de tout sans être sûr de rien.
Aux yeux du penseur tragique, toute logique - dès lors qu'elle ne se limite pas à la non-affirmation - est toujours et déjà d'ordre paranoïaque : il n'y a pas de « délire d'interprétation » qui tienne, puisque toute interprétation est délire.
Il semble que la bureaucratie ait, en France, pour unique fonction de ne rien faire et de tout empêcher. Si tel est en effet son rôle, il faut convenir qu'elle le remplit d'une façon irréprochable.
Au moins, quand il est avec sa maîtresse, c'est elle qui est obligée de regarder le foot !
Rien ne fait autant honneur à une femme que sa patience et rien ne lui fait si peu d'honneur que la patience de son mari.
Johnny, il a fait quoi ? A part se déguiser et mentir ? Voter à droite et fuir le fisc ? Il n'a fait que se marier, divorcer, se marier. C'était un pantin médiatique.
Plus le gingembre est vieux, plus il est piquant.
Est-il une démarche si humiliante où il ne s'abaisse, dès qu'il croit qu'elle peut le conduire à son terme ?
Il n'y a pas de petits faux-semblants, il n'y a qu'un océan de mensonges.
Dans les discours, il y a une confusion constante entre les termes « héros » et « victimes ».
Quel que soit le mal qu'un homme puisse penser des femmes, il n'y a pas de femme qui pense plus.
L'artiste meurt sans enfants, il a été son roi, son prêtre, son Dieu.
Un sot savant est sot plus qu'un sot ignorant.
Avec la télévision, il n'y a plus qu'un flux permanent, un ruissellement ininterrompu, tout coule et rien ne reste. L'oeil ne contemple plus, il avale.
Parfois, je me sens comme Dieu... quand je commande de tuer quelqu'un - il meurt le jour même.
La relation interpersonnelle que j'établis avec autrui, je dois l'établir aussi avec les autres hommes ; il y a donc nécessité de modérer ce privilège d'autrui ; d'où la justice. Celle-ci, exercée par les institutions, qui sont inévitables, doit toujours être contrôlée par la relation interpersonnelle initiale.
Tout le monde sait qu'il n'y a pas de chose normale. Il n'y a pas de définition en noir et blanc de la normale. La normale est subjective. Il n'y a qu'une version désordonnée, incohérente, stupide et pleine d'espoir de ce que nous nous sentons le plus à l'aise dans nos vies.
Je vais vous dire, il faut être vigilant. L'histoire est malheureusement un éternel recommencement.
Les menteurs ne se vantent jamais plus que quand il n'y a personne pour les confondre.
Plus on remue le fumier, plus il sent mauvais.
Dans les guerres civiles, le difficile n'est pas de faire son devoir, mais de savoir où il est.
Moins qu'avant : la jeunesse française boit des eaux pétillantes, et les anciens combattants, des eaux de régime. Puis, surtout, il y a le whisky... C'est le drame ça, le whisky.
C'est déjà assez triste de n'avoir rien à dire. Si, en plus, il fallait se taire !
Ernest Hemingway a écrit : « le monde est un bel endroit qui vaut la peine qu'on se batte pour lui ». Je suis d'accord avec la seconde partie.
Quand on est gamin, on dit : « Mon père, il sait tout faire ! ». Passé 10 ans, on dit : « Mon père, il sait presque tout faire. ». Arrivé à 15 ans, on dit : « Mon père, il m'casse les couilles ! [...] ► Lire la suite
L'un des grands avantages d'un voyage (en Afghanistan), c'est que, si l'on sait attendre, il se produit quelque chose.
Quand on aime une femme laide, il n'y a pas de raison que cela cesse, au contraire. On l'aimera de plus en plus puisque si la beauté s'altère avec le temps, la laideur, elle, s'accentue.
L'homme semble prédestiné au mal. En même temps il est libre. Comment concilier libre arbitre et prédestination ?
Avant, les gens se disaient : Kylian c'est le buteur de l'équipe, il va tirer. C'est la maturité, ça aussi. J'ai grandi et j'ai compris que faire des passes ne va pas m'empêcher de marquer des buts.
L'argent ne se souvient de rien. Il faut le prendre quand il est là et le jeter par les fenêtres. Ce qui est salissant, c'est de le garder dans ses poches, il finit toujours par sentir mauvais.