La beauté de la femme est un fruit délicat : elle fleurit partout, mais elle ne mûrit qu'en espalier contre un mari.
L'égoïsme à l'état sauvage fait de l'homme une brute sans pitié, mais dompté par l'amour, il est source de beauté et de grandeur d'âme. L'amour de soi ne peut s'épanouir que s'il sait s'agrandir suffisamment pour englober les autres.
Le mari n'est jamais qu'un laquais ou qu'un maître. Le femme a, sur ce point, des raisons qui font loi.
On a beau ne pas vivre, on prend quand même de l'âge.
On est amoureux le jour, on est rêveur la nuit mais à quoi pense-t-on quand il faut vivre ? L'amour et le rêve ne sont qu'une soif de la vie et pour en dévorer pleinement de sa faim, bien d'autres choses sont primordiales à cette vie.
Toutes les histoires d'amour sont des projections. A travers l'autre on est amoureux d'une partie de soi qu'on n'a pas exploitée, la partie perdue de soi-même.
La beauté à quatre pattes, ce peut être un cerf ; la beauté à deux pattes, une cigogne ; la beauté ne dépend pas du nombre de pattes.
Il est quelquefois agréable à un mari d'avoir une femme jalouse ; il entend toujours parler de ce qu'il aime.
L'automne a beau se parer, comme une vieille coquette, s'orner de feuillages pourpres ou mordorés, il n'est que leurre et trompe-l'oeil.
Le poisson aura beau être en paix dans un bocal, mais au final il lui manquera les bruits de la mer.
Dans l'art, est beau uniquement ce qui a du caractère.
L'apiculteur était communiste par amour des abeilles dont il admirait l'organisation. La reine lui posait un problème.
J'ai toujours placé au-dessus de tout le respect de ce métier qui n'est pas tout à fait un art mais qui a besoin d'un artiste pour exister.
Autrefois on rêvait de posséder le coeur de la femme dont on était amoureux ; plus tard, sentir qu'on possède le coeur d'une femme peut suffire à vous en rendre amoureux.
Le non de quelques-uns plaît davantage que le oui des autres. Le refus accompagné de douceur et de civilité satisfait davantage un bon coeur qu'une grâce qu'on accorde sèchement.
Scobie va sur ses soixante-dix ans et il a toujours peur de mourir; il a peur de se réveiller un beau matin et de s'apercevoir qu'il est mort.
La rigidité et la dureté sont les compagnons de la mort. La douceur et la délicatesse sont les compagnons de la vie.
C'est la conscience humaine du Beau qui différencie le Beau du Laid.
Il nous faut savoir regarder pour que la beauté naisse.
La perle est la reine des gemmes et la gemme des reines.
Venez j'vais vous aider. On descend. Et Hop c'est parti ! Là on croise la veuve du tambour de la fanfare. Elle porte l'apparence de son mari depuis qu'il est mort. Attention Hop ! Tiens l'enseigne de la boucherie chevaline a perdu [...] â–º Lire la suite
C'est dans sa forme pure qu'un art frappe fort.
La beauté c'est quelque chose dans le regard qui exprime l'intelligence, et l'intelligence c'est quelque chose dans le regard qui exprime la beauté.
Barbot possédait, à défaut d'une grande voix, un grand talent. Il faisait fort bien le trille et ne consentit à jouer le rôle qu'à la condition de pouvoir, une fois au moins dans la soirée, perler un trille en toute [...] â–º Lire la suite
L'enfant a beau grandir, il reste toujours à la hauteur du coeur maternel.
Vivre vite, mourir jeune, faire un beau cadavre.
La force du devoir, la beauté de la vertu, entraînent, malgré nous, nos suffrages, et renversent nos insensés préjugés.
L'architecture est art de suggestion.
Les amoureux peuvent se tenir même sur le tranchant d'une lame.
La connaissance scientifique possède en quelque sorte des propriétés fractales : nous aurons beau accroître notre savoir, le reste -- si infime soit-il -- sera toujours aussi infiniment complexe que l'ensemble de départ.
Quand on est marié, il faut rester avec son mari et ses enfants, attendre là que le reste de soi-même se soit tout évaporé.