L'envieux maigrit de l'embonpoint des autres.
Un sillon linguistique trop fortement labouré se transforme vite en ornière grammaticale.
Si j'étais immortel, j'inventerais la mort pour avoir du plaisir à vivre.
La télévision est une invention qui vous permet de faire entrer dans votre salon des gens que vous n'aimeriez pas recevoir chez vous.
Le mystère est la fleur de Dieu que nous sentons.
Les miracles n'ont pour l'objet que de témoigner de la toute-puissance de Dieu.
Il y en a qui ont le coeur si large qu'on y rentre sans frapper. Il y en a qui ont le coeur si frêle qu'on le brise d'un doigt.
Un artiste, c'est celui qui a le don d'éclairer une chambre noire.
Tous les peuples sont pour la paix, aucun gouvernement ne l'est.
Un voyage prouve moins de désir du pays où l'on va que d'ennui du pays que l'on quitte.
Ce qui est bon pour les animaux ne l'est pas pour l'homme, et encore moins pour la femme.
Tout bon exilé pense que ce qui vient d'ailleurs est toujours meilleur.
Ce qui empêche souvent nos amis de suivre nos conseils, c'est que, nous consultant, ils ne nous ont pas tout dit.
Il n'est pas honteux pour l'homme de succomber sous la douleur et il est honteux de succomber sous le plaisir.
Se plaindre de sentir des ennuis et des peines, C'est se plaindre d'être un homme et non arbre ou rocher.
Vivre avec un homme qu'on n'aime pas relève d'une sorte d'alcoolisme, alors que prendre un verre à l'occasion, c'est excellent pour la santé.
Ce qui va mal, ce n'est pas le monde, c'est notre manière de le regarder.
La joie comme la paix se mesure au centigramme.
Non, les artistes ne sont pas inutiles. Tenez, quand deux pays n'ont pas réussi à signer un accord militaire ou un accord financier, ils signent un accord culturel.
Contempler la pureté, c'est une maladie et non pas du recueillement.
Vu de trop près, le monde perd ses reliefs et la vie ses perspectives.
Fais ce que tu crois devoir faire. Au bout du compte, le moment venu, tu verras ce que tu auras accompli.
Le coup d'oeil est souvent trompeur, pas le coup de nez.
Rien ne produit autant d'effet qu'une bonne platitude. Cela donne à tout le monde un sentiment de parenté.
Il faut revenir au théâtre pour redevenir attentif à notre destin dans la langue et saisir le grand mouvement de nos vies, que la scène restitue et rend visible.
Lorsqu'on respire une fleur, on respire le sexe d'un végétal.
On calomnie la mort tandis que la vieillesse suffit pour disqualifier un homme.
Il faut se méfier de quatre choses en ce monde : - du visage d'une femme ; - du derrière d'une mule ; - du côté d'une charrette ; - et d'un moine de tous les côtés.
Les poèmes aideront à passer avec soi et d'autres êtres le nécessaire serment de fidélité à la vérité de la vie.
Quand un livre élève l'âme, soyez sûr qu'il est fait de main de maître.
La fiction sert pour livrer la vérité, pour délivrer une forme de réalité.
L'excès est une preuve d'idéalité : aller au-delà du besoin.
Penser à la vie, c'est penser à l'avenir.
Nous devrions passer de la production de masse à la satisfaction individuelle.
Il n'y a pas d'union plus confortable que d'être mari et femme.
Avec un rien l'on fabrique une histoire énorme.
Crois moi : la mort nous suit à toute heure, à tout pas.
Caméra - Merveilleux instrument de tourisme auquel le voyageur fait voir le pays avant de le voir lui-même.
Certaines fiançailles se terminent bien, mais dans la plupart des cas, les deux parties se marient.
Même le temps n'est pas insensible à son propre passage.
Si vous souffrez de la teigne, mettez un costume prince de gale.
Il faut bien courir après quelque chose...
On ne peut pas résoudre les difficultés en jouant à cache-cache avec elles.
Suite à des hivers d'étude des rues j'ai conclu que le crime ne paie pas, le taf non plus !
Ne pas faire la guerre ne suffit pas ; encore faut-il foutre la paix !
Affirmer que nous voulons faire la révolution dans d'autres pays, nous immiscer dans leur vie, c'est dire des mensonges et ce que nous n'avons jamais préconisé.
Rejette ton sentiment d'avoir été offensé et l'offense elle-même disparaîtra.
Nous sommes les rejetons de la Grèce immortelle,Nous sommes tes enfants, Orphée, homme divin !Car nous sommes tes fils, ô Provence comtale.
Il y a un instant où la mort a toutes les cartes et où elle abat d'un seul coup les quatre as sur la table.
J'ai toujours pensé que les records étaient là pour être battus.