Les choses capitales qui ont été dites à l'humanité ont toujours été des choses simples.
Il faut être mobile, curieux, cosmopolite. La rigidité, autrefois pôle de stabilité, est devenue mortelle.
Les pleurs sont la lessive des sentiments.
Le bonheur est quelque chose de si vague que nous sommes réduits à le rêver.
La réussite, pour certains, consiste à se faire connaître, pour d'autres, au contraire, il s'agit de ne jamais être découvert.
Le bec de la plume peigne la chevelure du langage.
Il ne faut de la morale et de la vertu qu'à ceux qui obéissent.
Il faut toujours surprendre une femme si on veut l'intéresser.
La modestie n'est pas une vertu, seulement de la prudence.
Toujours prompte à nous décevoir, notre imagination nous perd tout-à-fait dès qu'un être cher la domine.
Notaire : arrive souvent au dernier acte.
Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.
Une religion qui peut tolérer les autres ne songe guère à sa propagation.
La vieillesse est par elle-même une maladie.
C'est plus facile de dire "ça m'est égal" que d'afficher sa détresse.
La vie ne peut être comprise qu'en remontant à sa source première. Cette source est à jamais douce et sans fin.
Celui qui ouvre la bouche manque toujours une bonne occasion de se taire.
Ce sont des ignorants qui jugent et il faut souvent les tromper, pour les empêcher de tomber dans l'erreur.
Ce ne sont pas les plaisirs qui sont malfaisants, mais seulement la rareté des plaisirs, d'où naît l'excès.
Dieu a voulu que le temps qui coule dans la mémoire des hommes use lentement les souvenirs ; et c'est la raison pour laquelle les hommes perdent la mémoire.
Le visage humain est avant tout l'instrument qui sert à séduire.
Toute vérité est bonne à dire, à condition d'avoir du pittoresque, de la verdeur, de l'originalité.
L'hésitation est source de complication.
Il est facile de combler celui-là qui n'a point d'espace dans le coeur.
Tout producteur intellectuel est engagé dans un processus de reconnaissance.
Celui qui brise une chose pour apprendre ce qu'elle est, a quitté les chemins de la raison.
En présence d'une réalité extraordinaire, la conscience prend la place de l'imagination.
La publicité peut beaucoup mais elle ne sait pas faire de miracle.
Un journal, c'est la conscience d'une nation.
Puisque nous aimer les uns les autres, on n'y arrive pas, pourquoi on n'essaierait pas de nous aimer les autres les uns ?
Le minimum pourrait être défini comme la perfection qu'atteint un objet lorsqu'il n'est plus possible de l'améliorer par soustraction.
La Marseillaise est le chant qui fait bouillir le sang dans les veines, qu'on chante avec des pleurs et du feu dans les yeux, avec un coeur bravant la mort.
Pourquoi attendre que l'instant soit souvenir pour l'apprécier ?
Les bonnes actions ne sont pas ébruitées, les mauvaises, font le tour du monde.
Le noir, c'est la négation de la lumière, de l'ombre et notre double si mystérieux.
Rien n'arrive qu'on n'a pas déjà rêvé.
L'humanité se prend trop au sérieux ; c'est le péché originel de notre monde.
Les enfants des autres sont légers à porter.
Aux alentours de la soixantaine, deux seules vraies questions se posent : 1. Je meurs quand ? 2. De quoi ? Tout le reste est diversion.
L'Eglise n'a pas de modèle de société à proposer.
En exil partout chez soi.
Qu'importe ce que je fais ! Demandez-moi ce que je pense.
J'ai un profond respect des dates anniversaires Ces portes que le Temps dispose autour de nous Pour ouvrir un instant nos coeurs à ses mystères Et permettre au passé de voyager vers nous.
Des catastrophes "arrivent". Puis, elles "sont arrivées". Et on passe à autre chose.
L'adultère n'est jamais sanctionné quand il manifeste chez le mari volage une puissante virilité !
La vie c'est le passage. Dire qu'elle est passage revient à dire qu'elle est action.
Le jour est moins charmant que les yeux de la nuit.
Une bonne histoire vaut mieux que toutes les vérités historiques, non ?
Prends le temps de réfléchir, mais lorsque c'est le moment de passer à l'action, cesse de penser et vas-y.
Cette guerre ne ressemble pas à celles du passé : quiconque occupe un territoire lui impose aussi son système social. Tout le monde impose son propre système aussi loin que son armée peut avancer. Il ne saurait en être autrement.