Ecriture. Livres sacrés de notre sainte religion, à ne pas confondre avec les récits profanes et mensongers sur lesquels sont fondés toutes les autres croyances.
Les amis politiques, unis dans la disgrâce, désunis dans la prospérité, sont le contraire des autres amis.
Il n'y a rien comme la misère des autres pour nous sortir de la nôtre.
On ne voit jamais les autres tels qu'ils sont. On n'en a que des visions partielles, tronquées, à travers les intérêts du moment.
La psychanalyse par elle-même n'est ni pour ou contre la religion ; c'est l'instrument impartial qui peut servir au clergé comme au monde laïque lorsqu'il n'est utilisé que pour libérer les gens de leur souffrance.
Un homme ne peut valoir que ce qu'il plaît aux autres de le faire valoir.
La meilleure manière de nous éloigner des autres est de les inviter à jouir de nos défaites ; après, nous sommes sûrs de les haïr pour le reste de nos jours.
Les livres nous donnent l'occasion de découvrir que nos idées si originales ne l'étaient pas tant que ça.
C'est une lâcheté quand les puissants taisent la vérité, ce n'est pas toujours le courage quand les autres la disent.
Il y a un investissement qui est supérieur à tous les autres : investissez en vous-même.
Baudelaire dit que la copulation est le lyrisme de la populace. Rien de plus hélas! Le sexe est en train de mourir. Encore un siècle et nous mettrons notre langue dans la bouche des autres en silence, avec autant de passion que des huîtres. Oh ! Oui. Indubitablement.
Pour grands que soient les rois, ils sont ce que nous sommes : Ils peuvent se tromper comme les autres hommes.
Je préfère les livres aux humains: ils sont déjà écrits, on les ouvre, on les ferme à volonté.Un être humain, on ne sait jamais comment le prendre, on ne peut le ranger ou le déranger à loisir.
Les autres font ce qu'ils veulent de tes mots, tandis que tes silences les affolent. Tiens ta langue et ils se mettront en huit pour essayer de piger ce que tu ne dis pas.
Imaginons, que nous autres occidentaux, soyons une tribu d'Amazonie et que nous soyons découverts par des ethnologues. Comment nous verraient-ils ?
Je suis passionné de couleur. Mon meilleur ami et moi regardons les livres Pantone pour le plaisir.
J'espère que mes livres font des déclarations sur notre état général.
Les livres et les films nous aident à prendre du recul. C'est pour ça qu'un livre c'est magnifique.
Ne te sens pas stupide si tu n'aimes pas ce que les autres prétendent aimer.
Le monde est gouverné par de tout autres personnages que ne se l'imaginent ceux dont l'oeil ne plonge pas dans les coulisses.
Pourquoi parler ? Pourquoi se mettre en communication avec cet éteignoir de tout enthousiasme et de toute sensibilité : les autres ?
Les cambrioleurs sont des gens qui ont le droit de vivre de leur profession autant que les autres citoyens.
Dieu est le dernier recours, et le malheureux, qui devait commencer par lui, n'arrive à lui cependant qu'après avoir épuisé toutes autres espérances.
Pour moi, le service humanitaire, ou plutôt le service de tout ce qui vit, c'est la religion. Et je ne fais aucune distinction entre une telle religion et la politique.
La jeunesse est une religion dont il faut toujours finir par se convertir.
Peu d'êtres savent voir les choses comme elles sont. Les uns aperçoivent seulement ce qu'ils veulent voir, les autres ce qu'on leur fait voir.
L'humanité a besoin de la substance de la religion alors que l'église insiste sur la forme.
Peut-être que les livres peuvent nous sortir un peu de cette caverne. Peut-être y a-t-il une chance qu'ils nous empêchent de commettre les mêmes erreurs insensées !
Je n'ai jamais oublié qu'on ne devait lire que les livres qui nous obligent à les relire.
Au-dessous du nombril, il n'y a ni religion ni vérité.
Il faut compter au nombre des plus grandes découvertes faites tout récemment par la raison humaine l'art de juger les livres sans les avoir lus.