L'acheminement vers la mort est une fuite inconsciente pour échapper à la douleur et à la pénurie.
- Maximus, Maximus, Maximus. Ils te réclament , le général qui est devenu un esclave, l'esclave qui est devenu gladiateur, le gladiateur qui défia un empereur. Une histoire extraordinaire. Maintenant le peuple veut savoir comment elle se termine. Et quelle [...] ► Lire la suite
Il faut avoir le courage de regarder la mort en face : elle est là aussi dans la bêtise, les faiblesses, la laideur des autres, mais si on insiste un peu, ces mauvaises apparences se lèvent et c'est la vie qui apparaît.
Quand on ne sait pas ce qu'est la vie, comment pourrait-on savoir ce qu'est la mort ?
Passé un certain âge, la mort de nos proches est la seule manière dont nous prenons agréablement conscience de notre existence.
Elle était riche d'un passé tumultueux, hésitant. Elle avait la souplesse d'un animal et la liberté offerte. Elle semblait, en ces instants, une vague heureuse, épuisée, dirait Camus, qui s'abandonne sur la grève. Elle était femme des turbulences et cherchait un abri. Elle était rieuse et douloureuse à la fois, c'est-à-dire doulourieuse.
La peine de mort est une amputation barbare.
Rien n'arrêtera le coursDe le vieille qui moissonneLe bois mort de ses doigts gourds,Ni rien ni personne, car Bonhomme va mourirDe mort naturelle.
Là où la vie n'avait aucune valeur, la mort avait parfois son prix. C'est pourquoi les tueurs de primes sont apparus.
Notre résurrection n'est pas tout entière dans le futur, elle est aussi en nous, elle commence, elle a déjà commencé.
La mort naturelle est une amie, au fond, pourvu qu'elle ne soit pas trop pressée.
Tant que la peine de mort existera, on aura froid en entrant dans une cour d'assises, et il y fera nuit.
C'est l'une des plus sûres actions de la mort que de nous faire éprouver l'irrémédiable.
Toute mort est secrète.
On peut m'objecter que vivre la nuit, c'est compenser une solitude en s'entourant artificiellement d'autres solitudes. Je pense plutôt que c'est vouloir vivre plus intensément, grignoter des minutes éveillées sur la petite mort du sommeil, tenter d'avoir des journées de vingt-quatre heures, pousser la machine humaine à son maximum.
La mort est un sommeil à l'échelle de l'univers.
Le mariage n'est-il pas avant tout "une longue conversation" ? Le meilleur ami, ou la meilleure amie, c'est l'amour sans souffrance, sans manque, c'est la complicité sexuelle sans la douloureuse fusion.
Je suis un mort Encore vivant !
A parler humainement, la mort a un bel endroit, qui est de mettre fin à la vieillesse.
Si vous êtes déprimé, appelez quelqu'un. Et rappelez-vous, le suicide est une solution permanente à un problème temporaire.
La mort ne serait-elle pas tout simplement le passage d'un complexe dimensionnel à un autre ?
La mort ne révèle point les secrets de la vie.
Et bien même si j'étais mourante ou au bord du suicide ou une femme complètement pétée vous seriez bien le dernier avec qui j'aurais envie de baiser.
On pleure ainsi parce qu'on a dans la mémoire les larmes universelles que la mort a fait répandre.
J'ai toujours eu le désir d'infliger de la douleur aux autres et que les autres m'infligent de la douleur. J'ai toujours semblé apprécier tout ce qui faisait mal.
Essayez, si vous le pouvez, d'arrêter un homme qui voyage avec son suicide à la boutonnière.
À mon avis, les tragédies ça fait partie de la vie, on va pas baisser les bras parce qu'on est malheureux. Je me suis rendu compte d'une chose, quand on vous brise le coeur, il faut se battre de toutes [...] ► Lire la suite
La mort transforme parfois l'antipathie en amour. C'est ainsi qu'on peut avoir de la répugnance pour le porc vivant et manger avec plaisir du saucisson.
L'âme ne se sépare pas du corps avec plus de douleur que l'homme de sa grandeur.
Vous vous souciez tellement que vous sentez que vous saignez à mort avec la douleur.
Le bien et le mal attendent l'homme au sortir de l'enfance : celui qui choisit le mal est en fuite de l'homme et celui qui choisit le bien est sur le chemin de sa libération !