Qui vole un boeuf est vachement musclé !
N'importe quel sot peut dire la vérité, mais il faut qu'un homme soit un peu censé pour savoir bien mentir.
Tout homme est utile à l'humanité par cela seul qu'il existe.
A vingt ans, la volonté est reine ; à trente, c'est l'esprit ; à quarante, le jugement.
Le désir est le feu que nous apportons en naissant.
Ce qui est déshonorant, ce n'est pas de mentir, c'est de se faire prendre en flagrant délit de mensonge. Il y a des maladroits du mensonge : ceux-là on devrait les reléguer dans la vérité et leur interdire d'en sortir.
Une crise de nerfs n'est pas une opinion.
Quand on demande à Dieu la souffrance, on est toujours sûr d'être exaucé.
Et si l'on condamnait la Mort pour faux et usage de faux ?
Pleurer est aussi un signe d'enfance. Et c'est en suivant le fil fragile de l'enfance que Dieu s'insinue le mieux en l'homme.
Nous avons besoin d'hommes qui sachent rêver à des choses inédites.
La peur est une récréation de la volonté, la dilection des faibles.
Qui donne sa parole légèrement, y manque de même.
Au-dessus de la matière, il y a la pensée ; au-dessus de la pensée, il y a l'idéal.
Aux yeux de beaucoup de gens, la pauvreté est bien pire que vice : elle est faiblesse.
Le haut niveau ? Un monde de rêveurs. Mais des gens qui vivent leur rêve.
Une des plus belles victoires qu'un homme peut remporter sur lui-même, c'est contre la colère qui l'habite.
Quand une fonction se dévalorise, elle se féminise... Quand une fonction se féminise, elle se dévalorise.
Heureux le touriste qui a tout vu avant l'arrivée des touristes !
On n'est que plus près du danger, Quand on croit n'avoir rien à craindre.
L'art est un mode de survie.
Connaître consiste à devenir essentiellement l'autre en tant qu'autre.
Il y a des gens qui préfèrent au succès la satisfaction qu'ils trouvent en eux-mêmes.
Adhérer, ce n'est pas admettre une idéologie. C'est entrer dans un être collectif et développer en soi une seconde nature.
Aimer n'est pas, ne peut pas être le seul objectif d'une vie. Ce n'est qu'une sorte de vanité déguisée.
L'art est au-dessus des petits scrupules et de l'insignifiance populaire.
S'il fallait se fier à ses poèmes pour savoir ce qu'un poète pense, on se ferait de drôles d'illusions.
Ce n'est que rétrospectivement que la vie paraît douce. Elle ne nous semble vivable que lorsque le moment présent est supportable.
On voit tellement de choses lorsqu'on ferme les yeux.
Qu'est-ce qui est le pire : mourir trop jeune, ou vivre trop vieux ?
Un indécis mou est un électeur qui n'est pas sûr de ne pas être décidé.
Ce qui importe à l'homme ce ne sont pas les événements survenus dans sa vie, mais seulement la répercussion de ces événements dans sa conscience.
Nous ne maîtrisons que ce que nous trouvons finalement ridicule, c'est seulement lorsque nous trouvons le monde et la vie qu'on y mène ridicules que nous avançons, il n'y a pas d'autre, pas de meilleure méthode.
Le fâcheux, c'est d'être né, et l'on peut pourtant dire de ce malheur-là que le remède est pire que le mal.
Il n'y a pas d'oiseau qui chante toute une journée sans s'arrêter.
Comme les vêtements sont posés sur des cintres dans les armoires, certaines femmes sont accrochés à des cintres invisibles chez leurs maris qui les utilisent en cas de besoin.
La pitié, c'est l'éboueur de la misère.
Quand on est couronné, On a toujours le nez bien fait.
Les nombres ont-ils un mode d'existence en dehors de la tête de celui qui les pense ?
Des cons y'en a autant chez les chaussons que chez les gens.
Le roman naît de vos passions personnelles mais il ne peut réellement prendre son essor que lorsque vous avez coupé le cordon ombilical avec votre vie et que vous commencez à interroger non pas votre vie mais la vie même.
En général les vies semblent virer abruptement d'une chose à une autre, se bousculer, se cogner, se tortiller.
L'homme marié est à un garçon ce qu'est un volume relié à un volume broché.
Quand les critiques ne sont pas d'accord entre eux, l'artiste est en accord avec lui-même.
On ne brise pas sa coquille de l'extérieur en la projetant avec force contre les parois de ce monde. Lui seul peut la briser qui, reprenant vigueur et vérité, peut la faire éclater de l'intérieur.
Nous, les spectateurs, assistons impuissants à l'homogénéisation inexorable d'un modèle télévisuel régi par l'esprit de profit et l'obsession de la concurrence.
La radio est une voix qui parle à une oreille. C'est par les mots seuls que l'idée fait son chemin jusqu'à l'esprit de l'auditeur. Puisque les mots portent la pensée, il n'y a pas d'interférence entre la pensée exprimée et l'esprit qui la reçoit.
Cet air emprunté, un jour, il faudra le rendre.
Tu regardes la télé parce que tu t'emmerdes. Tu vas au cinéma parce que tu cherches quelque chose.
Cafardeux : couple qui s'ennuie.