Votre joie est votre peine démasquée. Et le même puits d'où s'élève ton rire était souvent rempli de tes larmes.
La femme moyenne préfère avoir plus de beauté que le cerveau, car l'homme moyen peut voir mieux qu'il ne le pense.
Le bonheur n'est pas dans l'argent, mais dans le shopping.
Les plus belles photos sont celles qui donnent la vie.
Moi, je suis assez partisan de la fuite. Je trouve ça très beau.
C'est cela l'amour : s'évanouir comme un souffle dans la chaleur d'une peau plus douce que la sienne, s'oublier et renaître.
Si l'on savait, avant, qui l'on épouse, tout le monde serait célibataire !
Le beau c'est l'imprévu.
L'humanité est à un croisement : un chemin mène au désespoir, l'autre à l'extinction totale. Espérons que nous aurons la sagesse de savoir choisir.
En pays cannibale, le cannibalisme est moral.
Souvent la différence entre un bon mariage et un mariage raté ne tient qu'à deux ou trois choses, qu'on dit chaque jour ou qu'on ne dit pas.
Mon opinion représente une vision que j'ai... jusqu'à ce que je trouve quelque chose qui me fasse changer d'idée.
Ah ! Que la vie est quotidienne !
Ce n'est pas dans la nouveauté, c'est dans l'habitude que nous trouvons les plus grands plaisirs.
La nature se suffit.
Voyager est un travail qu'on fait tout seul.
Ecrire l'Histoire, c'est foutre la pagaille dans la Géographie.
Le spectacle de l'injustice m'accable, mais c'est probablement parce qu'il éveille en moi la conscience de la part d'injustice dont je suis capable.
C'est un sentiment qui m'est commun avec tous les mortels : je ne rougis pas d'avouer que ma personne m'est très chère.
Le futur n'est autre que du présent qui se précipite à notre rencontre.
La foule est une solitude.
C'est un homme sage que celui qui tire profit de ses expériences, mais c'en est un encore plus sage qui laisse les serpents mordre les autres.
Le bonheur est toujours ailleurs.
Faciles à voir sont les fautes d'autrui ; celles du soi sont difficiles à voir.
Si tu veux faire quelque chose, ou tu trouves un moyen ou tu trouves des excuses.
La politique c'est le coté gazeux de la nation : sa limonade, son champagne, ses pets.
Etre un adolescent, c'est pire qu'être un enfant parce que tu es conscient de tout ce qui t'arrive.
Un bon diplomate est quelqu'un qui peut égorger son voisin sans que celui-ci le remarque.
La justice n'est jamais si mal servie que lorsqu'elle est déposée entre les mains de qui n'a rien d'autre pour lui que le droit.
Dans une langue seconde, les mots sont simplement plus éloignés de la réalité que dans la langue maternelle.
La musique vous permet de devenir imprévisible.
C'est inutile de questionner, il faut accepter de savoir sans se souvenir, ou croire qu'on sait, savoir qu'on croit.
Le Bon Dieu aura plus tôt pardonné à un pécheur repentant qu'une mère n'aura retiré son enfant du feu.
Toute bonne chose s'use ! Dieu lui-même finit par se lasser de l'existence ennuyeuse des hommes.
Le Diable a appris son catéchisme : chaque chose et chaque individu a son prix, tout doit pouvoir s'acheter ou se vendre.
N'y a-t-il pas dans la mentalité des gens, même, surtout chez ceux qui ne lisent pas, la croyance que le livre est sacré ?
Le romancier a beaucoup de droits, dont celui de mentir pour mieux dire la vérité.
À s'informer de tout, on ne sait jamais rien.
Tous les toreros savent que, dans chaque arène, il y a un mètre carré de terrain où on est sûr de se faire tuer. Hélas, aucun ne sait où c'est.
Un peuple est pacifique aussi longtemps qu'il se croit assez riche et redouté pour installer sournoisement sa dictature économique.
L'immortalité de la rose consiste dans le fait qu'elle est la soeur jumelle des roses futures.
L'humour est une façon de remettre en question les choses qu'on considère comme intouchables.
Le temps du lendemain ne peut être autre que ce qu'il sera en réalité.
Le rire est un sourire qui, non content de montrer ses dents, balbutie encore quelques paroles.
Aller à la messe quand on est dépressif, c'est comme aller voter quand on est communiste, ça ne sert à rien.
C'est peut-être ça la politique, le compromis perpétuel : entre compromis et compromission.
Un seul mauvais exemple, une fois donné, est capable de corrompre toute une nation, et l'habitude devient une tyrannie.
La seule vie qui soit passionnante est la vie imaginaire.
Il faut toujours payer un prix, l'histoire n'est jamais gratuite.
Moi je tiens aussi à l'héritage de Mai 68 pour, comment dirais-je, les libertés, la créativité, et en particulier pour les droits des femmes...