La foule a beaucoup de têtes et pas de cervelle.
Autrefois les fous, victimes de Dieu, souffraient de délire religieux. Aujourd'hui, victimes du bonheur obligatoire, ils souffrent de leur sexe.
Il y a un temps pour vivre, un temps pour mourir. Après cela s'aggrave parce qu'il n'y a plus de temps du tout.
Une autre définition du bonheur : la solitude auprès d'un être cher.
Le savant seul a le droit d'admirer.
Les moniteurs d'auto-école à la main baladeuse ont une nette préférence pour le changement de vitesse au plancher qui permet quelques excès.
Tant qu'un critique ne prend pas parti, il est historien.
C'est le pire des égoïsmes, cette stupide quête de l'amour.
Dans la vie, les hommes sont tributaires les uns des autres. Il y a donc toujours quelqu'un à maudire ou à remercier.
Le tabac, c'est mauvais pour l'état général mais, pour l'Etat en particulier, excellent pour le coffre.
A notre époque, on fait d'autant mieux sa pelote qu'on est plus ficelle.
L'amour, c'est le consentement de l'homme au bien voulu par la femme.
La gaffe est l'administration massive, intempestive, et inopportune de ces vérités qu'une posologie civilisée dose en général goutte par goutte.
Les bois seraient un endroit particulièrement silencieux si ne chantaient que les oiseaux les plus doués.
Celui qu'on méprise et celui qu'on envie n'ont droit qu'à des nuances différentes du même sentiment.
Il n'y a pas pire malade qu'un médecin !
La vérité ne dépend pas de la façon dont elle est dite, mais de la façon dont elle est interprétée.
Les écrits sont inséparables de leurs auteurs, l'oeuvre est la production d'un homme, destinée à entretenir d'autres hommes d'un quelconque aspect de la vie humaine.
Dommage que la vie soit rarement aussi belle que nos songes.
La création n'est pas un acte intellectuel ; c'est un processus émotionnel - quelque chose d'affectif et d'instinctif.
Lorsque l'oiseau est dans la cage une bonne fois pour toutes, à quoi bon ne plus vouloir chanter ?
Il n'est pas de vice qui ne trouve de défenseur.
Acheter est bien plus américain que penser.
Emporter avec soi son accent familier, C'est emporter un peu sa terre à ses souliers ; Avoir l'accent, enfin, c'est chaque fois qu'on cause, Parler de son pays en parlant d'autre chose.
On ne demande plus à un homme s'il a de la probité, mais s'il a des talents.
La main de Dieu nous paraît souvent rude parce qu'il traite ses amis débiles avec un gant de crin.
Les idéals ayant un penchant si irrésistible à nous décevoir, c'est sagesse que d'en avoir plusieurs.
Avec un saucisson à l'ail, on se sent moins seul.
Les discours dans notre culture sont du vent avec lequel nous remplissons du vide.
On ne peut que fermer les yeux devant la beauté absolue, elle donne des douleurs dans le coeur et brûle les yeux.
L'ivresse, c'est l'art d'être plein, comme la plénitude est l'art d'être ivre.
Aujourd'hui la liberté s'identifie avec l'indépendance de l'individu à l'égard du corps social.
Le contact de l'étranger nous aide bien souvent à mieux nous comprendre nous-mêmes.
La lanterne, cette grosse dame hydropique qui ne sort que le soir.
La vérité n'est pas faite pour consoler comme une tartine de confitures qu'on donne aux enfants qui pleurent. Il faut la rechercher, voilà tout, et écarter de soi ce qui n'est pas elle.
Cadre : Salarié à responsabilité limitée, enfermé dans un dilemme : la carrière ou les RTT.
La tyrannie mène à la lacheté de l'esprit.
Je perds souvent la tête. On ne me la rapporte jamais.
Face aux erreurs, si les torts sont partagés, les sanctions ne le sont jamais.
Ordinairement, c'est le four qui fait la galette : au théâtre, c'est l'inverse.
Il nous suffit d'être, pour être supérieurs.
La joie, me vient de souffrir par moi-même, parce que je le veux.
On a le visage que l'on mérite.
Les menteurs ne gagnent qu'une chose. C'est de ne pas être crus, même lorsqu'ils disent la vérité.
Le voyage, pour moi, ce n'est pas d'arriver, c'est partir. C'est l'imprévu de la prochaine escale, c'est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c'est demain, éternellement demain.
J'écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. Et je commence par là pour que [...] ► Lire la suite
Quand la corruption peut se justifier par la nécessité, elle n'a plus de bornes.
Pour le moment, l'homme en fuite restait assit sur la pierre parce que, s'il avait voulu, il aurait pu ne pas s'asseoir sur cette pierre.
La concentration est ma devise - la première est l'honnêteté puis l'industrie, enfin la concentration.
Le pire dans la vieillesse, ce n'est pas la diminution physique, c'est le dégoût de l'humanité. Combien commencent en subversifs pour finir en grincheux ?