Ce qui va mal, ce n'est pas le monde, c'est notre manière de le regarder.
Il y a deux sortes de femmes. La femme-bibelot que l'on peut manier, manipuler, embrasser du regard, et qui est l'ornement d'une vie d'homme. Et la femme-paysage. Celle-là on la visite, on s'y engage, on risque de s'y perdre.
Si vous voulez que votre ennemi ne sache pas votre secret, ne le révélez pas à votre ami.
Mais l'esprit humain répugne à s'accepter des mains du hasard, à n'être que le produit passager de chances auxquelles aucun dieu ne préside, surtout pas lui-même. Une partie de chaque vie, et même de chaque vie fort peu digne de regard, se passe à rechercher les raisons d'être, les points de départ, les sources.
Nous n'avons qu'un ennemi : la pesanteur.
En général, il est bon, du moins de temps à autre, de se rappeler que les gens qui ont toujours semblé savoir quoi faire dans la vie donnent couramment l'impression de n'avoir jamais besoin d'agenda.
J'ai la vie qui m'pique les yeux.
Peu importent les distances : la vie se charge de les anéantir et le temps ne connaît pas l'espace.
Il nageait dans ce qu'il appelait la vie conjucalme.
Mourir de nostalgie pour quelque chose que tu ne vivras jamais.
Rien ne vaut le premier café de la journée, il nous restitue quelque chose de perdu et de précieux.
Connaître, c'est produire une traduction des réalités du monde extérieur.
Le quiproquo, c'est d'abord la vie même qui en est un, et le plus compliqué de tous.
J'ai été ambassadeur de bonne volonté dans le monde entier, en diffusant ce message: avons-nous guéri le monde, traité de toutes les nations, entourant cet immense globe ?
Les journalistes sportifs, qui ont ceci de particulier qu'ils ne sont ni journalistes, ni sportifs. On peut être journaliste ET sportif. On peut être journaliste OU sportif. Mais il est aberrant de laisser croire qu'il existe quelque chose qui ressemble à un journaliste sportif, c'est-à-dire un journaliste dont la spécialité est le sport.
La vie ne représente une richesse que si on la dilapide.
Il a bien plus de noblesse à tuer un ennemi d'un coup d'épée proprement asséné, que de le réduire à l'état de bête.
Le théâtre est une nourriture aussi indispensable à la vie que le pain et le vin... Le théâtre est donc, au premier chef, un service public. Tout comme le gaz, l'eau, l'électricité.
Nous ne désirons aucune chose parce que nous la trouvons bonne mais, au contraire, nous jugeons qu'une chose est bonne parce que nous la désirons.
La vie prend un sens lorsqu'on en fait une aspiration à ne renoncer à rien.
Le moyen de passer doucement la vie est de préférer les plaisirs qui viennent de l'habitude à ceux que donne le changement.
Faire un choix ne veut pas dire qu'on restreint son champ d'action et de possibilités. Pas pour ceux qui voient dans la vie un espace où tout est à conquérir, au risque de tout perdre.
N'oublions pas que toutes les croyances populaires, même les plus absurdes en apparence, reposent sur des faits réels, mais mal observés. En les traitant avec dédain, on peut perdre la trace d'une découverte.
C'est être bien avancé dans la science de la vie que de savoir souffrir.
La liberté, c'est un mot qui a fait le tour du monde et qui n'en est pas revenu.
Des fois que le rêve et le besoin de rêver se confondent, que vient y faire la réalité ?
Dieu, après s'être entièrement donné dans le monde en devenir, n'a plus rien à offrir : c'est maintenant à l'homme de donner.
On ne naît pas tous fragiles, dans la plupart des cas la vie se charge bien assez comme ça de nous torpiller.
Quant on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur.
Retournez, retournez à l'infini, lui seul est assez grand pour l'homme. Ni chemin de fer, ni longue cheminée à vapeur, ni aucune autre invention n'agrandiront la terre d'un pouce.
Je déteste les ateliers sur la diversité. "Le vrai changement vient d'avoir suffisamment de confort pour être vraiment honnête et dire quelque chose de très inconfortable."