L'amour meurt d'indigestion.
Le préjugé n'est nulle part si flagrant qu'en amour ou en amitié.
Chaque baiser est une victoire sur la répulsion.
Le mythe de l'âge d'or qu'ont inventé les poètes de l'Antiquité célébrait le temps de l'innocence, de l'abondance et du bonheur : le paradis perdu.
Nous goûtons le bonheur sans l'économiser, Et notre art d'en jouir est l'art d'en abuser.
Il est trois sortes de gens qui parlent peu, ce sont les savants et les gens forts heureux ou malheureux ; ainsi l'on peut dire que le savoir, la douleur et le bonheur sont muets.
Rien n'est jamais sûr, mais quand quelque chose en amour ne marche pas depuis le début, ça ne marchera jamais. Ne poussez pas.
L'art scénique, le seul qui tire l'oeuvre de sa fixité irrémédiable, de son irrémédiable solitude, est le plus beau et le plus tragique de tous. Il vit comme la vie, il meurt comme la vie.
L'enfance disparue pouvons-nous la ressusciter, nous, les mutilées de l'adolescence, les précipitées hors corridor d'un bonheur excisé ?
L'amour, c'est une onde de bonheur en cours de matérialisation.
Si tu aimes une femme laide, ton amour ne peut que croître de plus en plus, puisqu'elle devient de plus en plus laide.
D'ailleurs, on ne prend pas un baiser à une femme à moins d'être une brute, un goujat, ou bien à moins d'être un novice.
Le bonheur ne peut être trouvé à travers une quête extérieure, il ne peut être trouvé qu'à l'intérieur.
Il y a plus atroce qu'un amour qui n'atteint pas son but : celui qui l'atteint trop vite.
Je t'aime et ton amour est mon essence vitale, ne me laisse pas tomber en panne d'essence...
La honte que cause l'amour est comme sa douleur : on ne l'éprouve qu'une fois. On peut encore la feindre après ; mais on ne la sent plus. Cependant le plaisir reste, et c'est bien quelque chose.
Si tu m'aimes, envoie moi de l'amour et du bonheur à chaque fois que tu penses à moi.
Pour moi, l'art n'est pas un plaisir solitaire. C'est un moyen d'attiser le plus grand nombre d'hommes en leur fournissant une image privilégiée de nos joies et de nos malheurs communs.
Pour être heureux, il faut penser au bonheur d'un autre.
Le bonheur n'est pas quelque chose que l'on poursuit, mais quelque chose que l'on a. Hors de cette possession il n'est qu'un mot.
Il faut avouer, si triste que ce soit, que le plus pur amour est pour moitié mêlé d'amour-propre.
Nous croyons avoir droit au bonheur ; c'est la raison pour laquelle nous ne cessons de guetter les symptômes du malheur.
Telle est la volonté des dieux : tout plaisir s'accompagne de peine.
On me dit : mange, toi, et bois ! Sois heureux d'avoir ce que tu as !Mais comment puis-je manger et boire, alorsQue j'enlève ce que je mange à l'affamé,Que mon verre d'eau manque à celui qui meurt de soif ?Et pourtant je mange et je bois.
Il arrive que l'on soit certain du plaisir qu'on fait puisqu'il est celui qu'on éprouve.
J'ai acheté la demeure d'un amour mais je n'en est pas encore pris possession, et je suis moi-même acquise sans encore en jouir.
Les souvenirs ? Des verres vides. On ne sait plus ce qu'ils contenaient, ni si on a bu avec plaisir ou dégoût, mais on est quand même soûl...
Le bonheur n'est d'avoir tout ce que l'on désire, mais d'apprécier que l'on a.
Le bon vivant n'est pas celui qui mange beaucoup, mais celui qui goûte avec bonheur à toutes les formes de la vie.
Les sots sont bien plus facilement entraînés que les autres à ce vain plaisir de s'écouter eux-mêmes en parlant aux autres. Ils pensent bien moins à instruire leur interlocuteur qu'a l'éblouir.
Le bonheur est en même temps ce qu'il y a de meilleur, de plus beau et de plus agréable.