Qui meurt pour le pays vit éternellement.
Un tableau ne vit que par celui qui le regarde.
Gabriel Matzneff est un homme de l'Antiquité qui vit parmi nous avec un certain nombre de masques.
Ne meurt de faim que celui-là qui le veut bien.
Quand on prend tout d'un coeur léger,Il paraît qu'on vit sans danger,Que la mort longtemps nous évite,Mais j'ai voulu croire au bonheur,Et j'ai pris tant de chos's à coeur,Que mon coeur a battu trop vite.
Il est très difficile, quand on vit dans la familiarité bourrue de la mer, de ne point regarder le vent comme quelqu'un et les rochers comme des personnages.
On ne meurt pas d'un trou à son pantalon, sauf si l'on est scaphandrier.
Il est difficile, ici-bas, surtout quand on vit longtemps, de ne point encombrer sa conscience d'un petit péché par-ci, d'un petit péché par-là, plus ou moins consciemment.
La gloire est comme ces navires où l'on ne meurt pas seulement à ciel ouvert mais aussi dans l'obscurité pathétique des cales.
Quand tu colles un jeune au mur, qu'il vit le chômage, il ne faut pas s'étonner qu'il se rebelle, mette une cagoule et casse tout.
L'arbre vit à l'aide de ses racines et l'homme de la société.
A la Chandeleur, l'hiver se meurt ou prend vigueur.
On me dit : mange, toi, et bois ! Sois heureux d'avoir ce que tu as !Mais comment puis-je manger et boire, alorsQue j'enlève ce que je mange à l'affamé,Que mon verre d'eau manque à celui qui meurt de soif ?Et pourtant je mange et je bois.
L'homme, bien qu'il soit lui-même mortel, ne peut se représenter ni la fin de l'espace, ni la fin du temps, ni la fin de l'histoire, ni la fin d'un peuple, il vit toujours dans un infini illusoire.
La femme n'est victime d'aucune mystérieuse fatalité : il ne faut pas conclure que ses ovaires la condamnent à vivre éternellement à genoux.
La vie n'est désormais plus conçue par la morale : elle veut l'illusion, elle vit d'illusion.
Fuis l'étude dont l'opération meurt avec son opérateur.
La femme vit en général plus longtemps que l'homme pour avoir là encore le dernier mot.
Une mère ne meurt jamais car on l'appelera toujours "maman".
On meurt très rarement d'avoir perdu quelqu'un. Je crois qu'on meurt plus souvent de quelqu'un qu'on n'a pas eu.
L'homme bon n'espère aucun appui du monde, il puise sa force en Dieu. L'homme persévérant ne laisse pas reposer sa foi sur l'inconstance humaine. La vertu vit seule.
Parce qu'une langue est semblable au vent, elle poursuit sa fin mêlée de toutes les saveurs du monde et meurt vidée d'elle-même jusqu'à son renouvellement.
Tout ce qui vit vraiment est destructeur. On vit toujours aux dépens de quelqu'un d'autre.
L'homme ne meurt que pour revivre.
Tout le monde meurt mais peu de gens vivent avant de mourir.
Qui vit longtemps voit la danse de la colombe.
C'est vrai, Dieu meurt de froid. Il frappe à toutes les portes, mais qui ouvre jamais ? La place est prise. Par qui ? Par nous-mêmes.
On meurt dans l'état précis où on est né : avec des mains faites pour saisir et incapables de serrer.
Je lis régulièrement des trucs aberrants sur nous, par exemple que Marion habite à Los Angeles... Les gens n'imaginent pas que l'on vit comme tout le monde, qu'on fait nos courses, qu'on cuisine, qu'on emmène notre fils à l'école.
On ne meurt pas quand on veut, mais seulement quand on peut.
Certes, si le corps se décompose, la pensée, elle, ne meurt pas