Le rire est associé au corps qu'on ne maîtrise plus, au corps qui déborde le corps, ce qui constitue un péché.
Un baiser : façon de rapprocher deux personnes à tel point qu'il leur devient impossible de voir leurs défauts.
Quand je joue avec mon chat, qui sait si je ne suis pas pour lui un plus grand passe-temps que lui ne l'est pour moi.
On m'a demandé ce que je pense de la "nouvelle vague" : j'aime toutes les vagues. Ça remue !
La vraie gloire ne consiste ni à mourir, ni à vivre, mais à bien faire l'un et l'autre.
Comptez rarement sur l'estime et la confiance d'un homme qui entre dans tous vos intérêts, s'il ne vous parle aussitôt des siens.
La peur tient à l'imagination, la lâcheté au caractère.
La conscience est la mère du vice.
Faites confiance à votre instinct. Il vaut mieux que les erreurs soient les vôtres, plutôt que celles de quelqu'un d'autre.
Il faut avoir aimer souvent pour comprendre qu'on aime qu'une fois.
Le destin ne cesse de nous rattraper.
La multiplicité des lois flatte dans les législateurs deux penchants naturels, le besoin d'agir et le plaisir de se croire nécessaires.
Il faut s'inquiéter de ne point s'inquiéter.
La façon dont un homme fait l'amour est un des traits les plus caractéristiques de son signalement.
Le secret de n'avoir pas d'ennuis, pour moi du moins, c'est d'avoir des idées.
Rien n'est si commun au beau sexe que de ne vouloir pas qu'une autre profite de ce qu'on refuse.
Les oeuvres d'art se divisent en deux catégories : celles qui me plaisent et celles qui ne me plaisent pas. Je ne connais aucun autre critère.
L'on est bien faible quand on est amoureux.
Lorsque l'orgueil va devant, honte et dommage le suivent.
C'est un devoir aussi envers les autres que d'être heureux.
Très souvent, c'est quand nous croyons essuyer un échec que nous remportons notre plus grande victoire.
Prier n'est pas demander ; c'est une aspiration de l'âme.
Quand un homme désire tuer un tigre, il appelle cela sport ; quand un tigre désire le tuer, il appelle cela férocité.
La vertu n'a besoin que d'elle-même ; elle rend l'homme aimable durant sa vie, et mémorable après sa mort.
"Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es", il est vrai, mais je te connaîtrai mieux si tu me dis ce que tu relis.
Le plus souvent, nous ne jugeons pas les autres, mais nous jugeons nos propres facultés dans les autres.
La mémoire, c'est comme l'écho qui continue à répercuter après que le son s'est éteint.
S'il est une chose certaine sur terre, s'il est une chose que l'histoire nous a apprise, c'est qu'on peut tuer n'importe qui.
La postérité ? Pourquoi les gens seraient-ils moins bêtes demain qu'aujourd'hui ?
Peindre, c'est réaliser l'acte sexuel. Sauf qu'on se sert d'un pinceau.
A quoi servirait une église si elle n'était pas la tombe de Dieu ?
La seule manière de parler de rien est d'en parler comme si c'était quelque chose, tout comme la seule manière de parler de Dieu est d'en parler comme s'Il était un homme.
Faites de moi tout ce qu'il vous plaira, pourvu que je m'instruise.
Les corps se défont vite si l'esprit se rebelle.
Paris finit toujours par vous nourrir.
Il faut parfois de la brutalité pour promouvoir sa subtilité.
La mort ? La fin au goût âcre des rêves de l'homme.
Beaucoup n'ont pas vécu leur vie, espérant s'en tirer avec la mort d'autrui.
Les cauchemars ne sont en fait que des rêves, en plus réalistes.
On ne peut comprendre l'homme en-dehors de la nature, et la nature est incompréhensible sans l'homme.
Nous avons beaucoup d'écrits où l'on se refuse à convenir qu'il existe un Dieu. Mais nul athée, tant que je sache, n'a réfuté de façon probante l'existence du diable.
Il n'est permis de prolonger la vie humaine que quand on abrège ses tourments.
En politique, on ne s'entendra jamais. Mais c'est peut-être ce que demandent les partis. C'est peut-être le jeu des partis.
Quand on est soi-même en enfer, cela peut soulager de faire des excursions dans l'enfer des autres.
Comment croire en Dieu quand on voit sa justice.
Il est simple et fort d'aimer tout seul.
On fait ce qu'on peut avec l'alcool que l'on a dans le sang.
La civilisation, c'est essayer de mourir le plus facilement possible.
Le désespoir compose, avec l'avidité, un assez beau lyrisme.
Il faut mener les hommes passionnés comme des enfants et des malades, par des espérances vaines.