De toutes les manières d'être en retard, la pire est celle qui consiste à se croire en avance.
Ce qui peut être montré ne peut pas être dit.
On ne cherche pas de témoins. On cherche des approbations. Soit pour se convaincre. Soit pour se disculper.
Tous les parents se valent.
Il y a dans l'homme assez de beautés pour provoquer l'extase, comme on y trouve assez de laideurs pour vouloir le supprimer.
L'homme qui connaît son idéal et ne l'atteint pas est pire que l'homme sans idéal.
Vierge et martyre, c'est un pléonasme.
Etre bavard, c'est une propriété de téléphones.
Je ne me querellerais pas plus avec une personne à cause de sa religion que son art.
Tout le monde manipule tout le monde et c'est ce qui rend la politique dangereuse et passionnante à la fois.
Les adeptes du calumet (sans doute parce qu'ils marmonnent) disent des choses plus sensées, plus profonds que la moyenne des gens.
L'amour de la haine est le plus bel amour.
Les remords, il vaut mieux se contenter de les conjuguer au présent.
Notre vie ne nous suffit pas, le secret de celle des autres nous taraude.
Lire est une route sur laquelle nous avançons.
L'amour est plus froid que la mort.
La lecture, c'est sans fin. C'est comme l'amour, c'est comme l'espoir, c'est sans espoir.
La perspective ne permet pas aux aveugles de voir.
C'était fou, le pouvoir d'une légende, quand on se donnait la peine d'y croire.
Le spectacle des autres que l'on suppose en train de penser est encourageant.
L'excès du vin dégrade l'homme, aliène au moins sa raison pour un temps, et l'abrutit à la longue. Mais enfin le goût du vin n'est pas un crime ; il en fait rarement commettre ; il rend l'homme stupide et non pas méchant.
Un homme civilisé ne peut vivre sans cuisiner.
Faire l'amour est une façon de créer, d'écrire, de composer.
La synthèse du monde peut se résumer en ces deux mots : oui et non.
C'est ça la culture, c'est un peu chiant, c'est bien ; chacun est renvoyé à son propre néant.
La propagande ne se pose pas de questions morales.
Surmenons-nous, surmenons-nous pour vivre vite et mourir plus tôt.
Mon esprit s'achoppe à ce mot : conséquence.
Travailler professionnellement : Tout noter et tout confirmer par écrit.
S'associer à un fou est une tyrannie pour l'âme.
N'aimez pas si vous voulez mourir tranquillement.
D'après les experts, la Terre se réchauffe... enfin un geste pour les sans-abri !
Les bonbons gâtent tout, même l'enfance.
Dans ce monde il y a deux attitudes : opter pour la vie et opter pour la mort.
On ne fait pas la révolution avec des sentiments.
Entre possible et impossible, deux lettres et un état d'esprit.
Dans cette vie, on ne peut pas réaliser de grandes choses. On ne peut que faire de petites choses avec beaucoup d'amour.
En vous, il y a un calme et un sanctuaire dans lesquels vous pouvez vous retirer à tout moment et être vous-même.
La menace d'une crise environnementale est la « clé du désastre international » pour débloquer le nouvel ordre mondial.
Seule la personne qui a foi en elle-même est capable d'être fidèle aux autres.
Les gens qui se vantent devant ceux qui les connaissent prêtent justement à la moquerie.
On ira tout en haut des collinesRegarder tout ce qu'octobre illumineMes mains sur tes cheveuxDes écharpes pour deuxDevant le monde qui s'incline.
Un certain trouble subsistera toujours dans la tendresse, car, avoir connaissance de la contrariété des sexes, c'est nécessairement en être troublé.
Et maintenant, que vais-je faireDe tout ce temps que sera ma vieDe tous ces gens qui m'indiffèrentMaintenant que tu es partie.
Le salut du monde est dans la souffrance de l'homme.
L'opinion consiste souvent en une sorte de critique. Mais la critique peut provenir de l'amour.
Maintenant, vous allez voir un truc pas banal. Ça glisse, ça remonte, ça redescend, ça se dilate. Vous me direz que c'est compliqué, je vous répondrai que c'est pas le truc de tout le monde. C'est moins intelligent qu'un dauphin, d'accord ! Mais ça vole.
Les artistes n'ont pas besoin de monuments érigés pour eux parce que leurs oeuvres sont leurs monuments.
Nous ne devons jamais oublier que c'est par nos actions, nos paroles et nos pensées que nous avons le choix.
Lorsqu'un seul côté d'une histoire est entendu et souvent répété, l'esprit humain en devient insensiblement impressionné.