Il n'y a pas de sensation fausse.
Le mariage n'est-il pas avant tout "une longue conversation" ? Le meilleur ami, ou la meilleure amie, c'est l'amour sans souffrance, sans manque, c'est la complicité sexuelle sans la douloureuse fusion.
L'impression ne mourra jamais. Il n'y a pas de substitut à la sensation d'un livre réel. J'adore tourner physiquement les pages et être capable de souligner des passages et de ne pas craindre de les laisser tomber dans le bain ou de manquer de puissance.
Il y a un culte de l'ignorance aux États-Unis, et il y en a toujours eu. La tension de l'anti-intellectualisme a été un fil conducteur constant dans notre vie politique et culturelle, nourrie par la fausse idée que la démocratie signifie que « mon ignorance est aussi bonne que votre savoir ».
Nous voulons un monde nouveau et original. Nous refusons un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de périr d'ennui.
La faim chasse le loup du bois.
Une société a tout ce qu'il faut pour éveiller dans les esprits, par la seule action qu'elle exerce sur eux, la sensation du divin ; car elle est à ses membres ce qu'un dieu est à ses fidèles.
Le bonheur ne se définit pas par un grand calme, mais plutôt par la sensation d'être terriblement vivant.
Il est des êtres qui ne peuvent pas supporter la réalité douloureuse et se glissent dans un monde imaginaire, se perdent dans leur rêve intérieur où le tranchant du scalpel de la douleur est émoussé, voire inexistant.
Bien souvent, le plaisir pris à lire dépend dans une large mesure du confort physique du lecteur.
Qui mendie en silence, meurt de faim en silence.
Il reste que sa faiblesse physique ne permet pas à la femme de connaître les leçons de la violence.
Un monde sans fausse note : c'est une utopie qui chante.
Vous passez par des moments de découragement quand vous rédigez les premières pages d'un roman. Vous avez, chaque jour, l'impression de faire fausse route.
Se sentir vivant - entièrement vivant - est rare. La joie est la seule sensation humaine qui nous totalise.
Le théâtre, ce n'est jamais qu'une manifestation au-dessous de l'art, quelque chose qui s'adapte au goût des masses, lorsqu'on le fausse pour elles.
La jalousie est mille fois plus terrible que la faim, parce que c'est une faim spirituelle.
Tout est physique et maths.
La musique, système d'adieux, évoque une physique dont le point de départ ne serait pas les atomes, mais les larmes.
La musique est infiniment plus grande et plus riche que ce que notre société veut qu'elle soit : elle n'est pas seulement belle, émouvante, envoûtante, réconfortante ou passionnée, même si, à l'occasion, elle peut être tout cela. La musique est une partie essentielle de la dimension physique de l'esprit humain.
La physique nucléaire est bien plus facile à comprendre qu'une feuille d'imposition. Les opérations sont logiques et se font toujours de haut en bas.
La sensation de l'expérience est la chose la plus importante, pas la capacité de la verbaliser ou de l'analyser.
Quelle étrange et indicible sensation que d'entendre sa fille être appelée "maman".
Ce n'est pas faux de dire que le temps guérit toutes les blessures, au niveau physique la guérison commence instantanément et c'est notre corps qui fait le travail. Mais lorsqu'il s'agit des relations humaines certaines blessures se cicatrisent en une [...] ► Lire la suite
Je ne suis pas un écrivain. La seule vue d'une feuille de papier blanc me harasse l'âme. L'espèce de recueillement physique que m'impose un tel travail m'est si odieux que je l'évite autant que je puis.
Quel moyen de comprendre, dans la première heure de la digestion, qu'on puisse quelque part mourir de faim ?
La haine ressemble beaucoup à l'amour physique : elle a ses moments de crise et ses périodes de calme.
L'interprétation n'a pas plus à être vraie que fausse ; elle a à être juste.
Je t'aime, je te désire, j'ai faim de toi, viens vite, viens mettre un peu de bleu dans mon ciel.
Ce que je n'aime pas dans la séduction, c'est quand les gens donnent une fausse image d'eux-mêmes.
Avec la SNCF, j'ai la sensation de me faire rouler dans la farine.