Le mariage c'est la pire entrave pour un artiste.
Nous avons tous raison, les autres ont tort.
C'est souvent à cause d'un souvenir particulièrement mortifiant que l'on cherche davantage le pardon que l'amour.
Le travail, quelle belle chose ! S'il n'existait pas, il faudrait l'inventer, ne fût-ce que pour anesthésier les ennuis !
Découvrir une ville, c'est comme découvrir une femme, cette oasis de la vie. Il y faut du temps.
L'impuissance est la forme la plus courante de la résignation.
Malheureusement, à vouloir être partout, le zappeur n'est plus nulle part. Il sonde, saute, A la durée, il préfère le va-et-vient ; à la fidélité, le vagabondage ; à la connaissance, les flashes.
La rigueur, c'est l'austérité plus l'espoir.
L'homme appartient à ces espèces d'animaux qui, une fois blessés, peuvent devenir particulièrement féroces.
Tout ce que l'on réussit, on le rate d'abord.
Certains échecs sont plus réussis que des succès sans saveur.
Quand on s'en va pour la première fois, on ne sait pas comment se retourner.
Il y a des vies comme des cascades, d'autres comme des flaques.
La vie serait plus intéressante avec un générique et des rires enregistrés.
Pourquoi apprendre alors que l'ignorance est instantanée ?
Il n'y a que deux circonstances où l'on est soi-même : quand on dort et quand on est soûl. Tout le reste du temps, c'est du chiqué.
Donner un César à une tragédienne, mais c'est absurde !
Le simple fait d'être est une grâce. Le simple fait de vivre est saint.
L'euro, c'est ultrasimple, c'est comme quand on voyage à l'étranger, en trois jours, on s'habitue à compter dans la monnaie locale. Sauf que là, on reviendra jamais de vacances.
- Je vis depuis quatre siècles et demi et je ne peux pas mourir. - Tout le monde a ses petits problèmes...
Je viens de recevoir le cerveau de mon ami Francois Valery, le chanteur, rien à voir avec le poète, et bien, il me l'a laissé en dépot parce qu'il n'en a pas l'usage...
Quand tu écris une lettre, pense que, sous le sceau du secret, elle sera communiquée à tout le monde.
Les serpents marchent sur le ventre, les poux marchent sur la tête.
Monter, c'est s'immoler : toute cime est sévère.
Il est toujours facile d'être dégoûté par les péchés des autres.
La Formule 1, je ne regarde pas ; j'habite près du périphérique, je vois ça tous les jours...
L'aiguille et l'épée ne sauraient être maniées par les mêmes mains.
Nous sommes en train d'apprendre la politique de l'homme sans le ciel.
En amour, tout s'annule au fur et à mesure. Tout est à refaire à chaque instant.
Car l'on ne voit profondément que dans la nuit profonde.
Il suffit de mettre un pied devant l'autre et de continuer. Mettez des oeillères et labourez droit devant.
Il n'y a pas d'exercice du pouvoir sans une certaine économie des discours de vérité fonctionnant dans, à partir de et à travers ce pouvoir. Nous sommes soumis par le pouvoir à la production de la vérité et nous ne pouvons exercer le pouvoir que par la production de la vérité.
Chaque 1er août, j'attelle la caravane à la voiture, et on va la promener. Il ne faut pas trop se plaindre. Un chien, par exemple, ça se sort tous les jours.
Sans la justesse de l'expression, pas de poésie.
Les pervers m'intéressent davantage que les saints. Quand je suis avec des ratés, je me sens bien, étant moi-même un raté. Je n'aime pas la loi, la morale, la religion, les règlements. Je refuse d'être modelé par la société.
Pour me comprendreIl faudrait savoir le décorDe mon enfanceLe souffle de mon frère qui dortLa résonnanceDe mes premiers accords.
Allez-y, faites-moi la peau, bande de fumiers et de lâches. Je m'en fous, j'ai pas envie de vivre, surtout dans un monde aussi dégueulasse que celui-ci.
Autour de moi, on réprouvait le mensonge, mais on fuyait soigneusement la vérité.
L'endroit le plus érotique d'un corps n'est-il pas là où le vêtement bâille ?
Dieu a utilisé de belles mathématiques pour créer le monde.
On ne guérit pas en cinq minutes un mal qu'on traîne depuis quarante ans.
Nous sommes sur un terrain dangereux lorsque le gouvernement choisit les gagnants et les perdants dans l'économie en subventionnant les produits et les industries favorisés.
Vivre en vilain, mourir en héros.
Une de mes convictions profondes est que toute démocratie dépend d'une presse libre et saine.
Tout mon coeur est à vous, monsieur : il vous appartient ; et avec toi il resterait, si le destin m'exilait à jamais de ta présence.
À tous les pays de l'ex-Union soviétique : regardez-nous, tout est possible.
Nous dansons pour le rire, nous dansons pour les larmes, nous dansons pour la folie, nous dansons pour les peurs, nous dansons pour les espoirs, nous dansons pour les cris, nous sommes les danseurs, nous créons les rêves.
Le mépris des sots est une pilule qu'on peut avaler mais qu'on ne peut mâcher sans faire la grimace.
Aujourd'hui, le monde est une grande jungle.
L'honneur est la morale de l'égocentrisme.