La voix humaine ne peut jamais atteindre la distance parcourue par la voix encore petite de la conscience.
L'Homme est moins sincère quand il parle en son nom. Donnez lui un masque, et il vous dira la vérité.
Dieu aurait pu se contenter de créer l'homme à son image. Mais, en bon schizophrène, il n'a pu s'empêcher de lui faire aussitôt un croche-pied en lui offrant ce foutu libre-arbitre.
À bien des égards, la tâche du critique est aisée. Nous ne risquons pas grand-choses, et pourtant, nous jouissons d 'une position de supériorité par rapport à ceux qui se soumettent avec leur travail, à notre jugement. Nous nous épanouissons [...] ► Lire la suite
Chacun a horreur de son propre visage. On ne regarde jamais sa vérité en face qu'au prix d'une certaine gêne.
Sans la foi aux autres, la société se disloque. Nulle vie humaine n'est possible si elle ne fait confiance à une autre vie.
Les objecteurs de conscience n'ont plus de mérite à l'être depuis qu'on leur a donné un statut légal.
Une petite ville est l'endroit où, si vous voyez, au restaurant, une jeune fille dîner avec un homme assez vieux pour être son père, il est son père.
La bonté humaine n'a jamais affaibli l'endurance ni adouci la fibre d'un peuple libre. Une nation n'a pas besoin d'être cruelle pour être dure.
On vit avec beaucoup de mauvaises actions sur la conscience et quelques bonnes intentions dans le coeur.
Construire, c'est collaborer avec la terre : c'est mettre une marque humaine sur un paysage qui en sera modifié à jamais.
Quand l'hirondelle fait son nid, ne cherchons plus d'abri.
Un chef est un chef grâce à son peuple.
Si ce sont les choses qui, dans la société capitaliste à son stade avancé, symbolisent l'argent, qu'en conclure ? Que les mots qui représentent les choses ne représentent plus que de l'argent ? Impeccable syllogisme. Que la société médiatique a accompli.
Arrive-t-il quelque bonheur ? Vite, à sa mère on le raconte ; C'est dans son sein consolateur Qu'on raconte ses pleurs ou sa honte.
Dieu écoute de la même façon les hommes qui prient et les hommes qui pleurent et son coeur se penche avec amour même vers ceux qui le maudissent.
Une fleur n'est belle que sur son arbre.
Le pêcheur qui, à coups de rames, fait avancer sa barque, a son passé devant lui et son avenir dans le dos.
Que restera-t-il sur la terre dans cinquante ans ? On empoisonne les rivières, les océans ; on mange des hydrocarbures, que sais-je encore ? Le Rhône charrie du mercure, des poissons morts. Pour les enfants des temps nouveaux, restera-t-il un chant d'oiseau ?
Avoir de l'autorité sur autrui n'est rien d'autre que d'exploiter son travail.
La voix de Philippe Noiret. Le timbre d'une plénitude chaleureuse, une fluidité grave de hautbois, comme un accord avec tout de la vie. Mais au fond de ce velours, il y a un éloignement, une mélancolie. Une mélodie qui semble tellement en harmonie avec les choses de la terre qu'elle annonce déjà comme un départ.
L'agriculture est désormais déconnectée de son objectif originel : nourrir sainement l'humanité.
Toute femme qui se mêle volontairement d'affaires au-dessus de ses connaissances et hors des bornes de son devoir est une intrigante.
Pour mes premiers pas, mon père m'a donné un crayon, et j'ai eu le sentiment de m'appuyer sur quelque chose. [...] Au bout d'un certain temps, j'ai compris que le dessin, l'art pouvait être une possibilité de m'en sortir.
L'amour vous fait courir, vous ne vous arrêtez plus ! Oui, l'amour c'est ça : prendre ses jambes à son cou.
C'est un exercice remarquable de s'asseoir et de regarder son propre travail au fil des ans.
Le meilleur forgeron frappe quelquefois sur son pouce.
Déréalité. Sentiment d'absence, retrait de la réalité éprouvé par le sujet amoureux face au monde.
Ce n'est pas la conscience qui détermine la vie, c'est la vie qui détermine la conscience.
On ne dévore pas un bon livre, c'est plutôt dans son ventre que vous risquez de finir
L'art de s'avancer et de parvenir, c'est l'art d'offrir sa main à qui l'on voudrait donner son pied.