Les Français sont des jeunes gens toute leur vie.
Les sciences se caractérisent par le fait qu'il y a progrès.
Métier d'auteur, métier d'oseur.
Il ne faut jamais tenir à une foule le langage de la raison pure. C'est seulement à ses passions, à ses sentiments et à ses intérêts apparents qu'il faut s'adresser.
Les travailleurs manuels sont licenciés en doigts.
L'espérance de l'art a cessé d'être croyable.
- Quelle heure est-il ?- Midi cinq. - Dans une minute ce sera l'heure de Catherine. - Comment cela ? - Catherine de midi six !
Mon magnifique bébé, ses cheveux noirs, et elle était sauve. Son papa était là pour la voir, il a été si sage, si discret, il m'a aidée en me tenant la main, en me tenant le coeur. Je voulais tout [...] ► Lire la suite
Chacun sécrète la soie de sa misère.
Je suis parfois lassé par Plus belle la vie.
Comprendre les grands principes du monde et leurs détails parfois dérisoires fascine le scénariste ou l'acteur que je suis.
On se demande pourquoi Dieu créa le genre humain, s'il avait l'intention d'en plonger les quatre-vingt-dix-neuf centièmes dans des fournaises remplies de vipères !
Une faute, une fois niée, est deux fois commise.
L'exilé, ce n'est pas celui qui part, puisque celui qui part va toujours découvrir un autre monde qu'il ne connaît pas et qui pourrait apporter un certain excitant à sa vie ; l'exilé, c'est celui qui reste.
On ne dévore pas un bon livre, c'est plutôt dans son ventre que vous risquez de finir. Comment reconnaître un bon lecteur ?
Il y a, dans la déconstruction, une figure auto-interprétative qui n'impose sa nécessité qu'en accumulant les forces qui tentent de la refouler.
La syntaxe est l'ensemble des détours nécessaires chaque fois créés pour révéler la vie dans les choses.
Le bonheur, c'est surtout ne jamais faire chier, être convenable, y a pas mieux.
Trois pensées trois coquelicots trois soucisTrois soucis trois roses trois oeilletsLes trois roses pour mon amieLes trois oeillets pour mon amiLes trois coquelicots pour la petite fille si tristeLes trois pensées pour mon amiLes trois soucis pour moi.
Dans un jardin en AngleterreIl était un gardénia.Pour en fleurir sa boutonnière,Un vieux lord se l'appropria.Depuis, au jardin, il n'y a,N'y a plus de gardénia.
Avec son air bourru, c'était le meilleur homme du monde.
La poésie suggère. En cela, elle est plus proche qu'on ne pense de la vie, qui est toujours en deçà de l'instant qui frappe.
Je ne me considère pas comme un pessimiste. Je pense qu'un pessimiste est quelqu'un qui s'attend à ce qu'il pleuve. Et je me sens trempé jusqu'aux os.
Un hiver qui se respecte tant soit peu ne s'installe généralement pas dans cette partie du pays avant la fin janvier, et, même alors, il est doux et de courte durée.
La théorie doit être une observation, non une doctrine. C'est une investigation analytique de l'objet qui aboutit à sa connaissance et, appliquée à l'expérience, en l'occurrence l'histoire, entraîne la familiarité avec cet objet. Plus elle atteint ce but, plus elle passe de la forme objective d'un savoir à la forme subjective d'un pouvoir.
On ne sait jamais rien de ceux que l'on prétend connaître.
La foi avait toujours donné réponse à tout. Mais elle avait été reléguée aux oubliettes avec Freud et Darwin. Nous étions et nous sommes encore des hommes perdus.
Elle a dit qu'elle approchait de la quarantaine, et je n'ai pas pu m'empêcher de me demander dans quelle direction elle s'en approchait.
Je n'ai pas eu envie d'abattre des soleils vivantsOu d'arracher des étincelles aux planètes mortesMais j'ai tenté d'incendier la brume sombreLe raisin de la rêverie chez les hommes de mon temps.
Je dois créer un système, ou être l'esclave de celui d'un autre.
C'est être plus politique qu'on ne pense que de savoir passer aisément du badinage au sérieux et du sérieux au badinage.
La plupart des hommes ne font pas autre chose que gagner leur pain.
Seulement les âmes contemporainement matelassées d'une épaisse toison de bêtise impénétrable à n'importe quelle balistique de l'Art.
Plus une histoire est racontée d'une façon bienséante, bien disant, sans malice sur un ton confit, plus il est facile de la retourner, de la noircir, de la lire a l'envers.
Depuis que mam. n'est plus, je n'ai plus cette impression de liberté que j'avais en voyage (quand je la quittais pour peu de temps).
Mao a également compris que la révolution ne durerait que si elle était d'abord faite dans les esprits. Elle ne s'est pas bornée à distribuer des armes, de la nourriture, des terres ; elle s'est efforcée de donner aux paysans l'envie de se battre, le goût de travailler intelligemment, la volonté de conquérir leur terre.
Le sondage est le coq-à-l'âne, le jeu de mots des chiffres.
Et je revis, parmi les objets imprégnésDe ton parfum intime et cher, l'ancienne annéeCelle qui flotte encor dans ta robe fanée...
On s'habitue à tout, a-t-on coutume de dire. Je n'en suis pas certain. Je crois plutôt qu'on est capable de se déshabituer de tout. C'est différent.
Il n'existe que deux espèce de folies contre lesquelles on doit se protéger. L'une est la croyance selon laquelle nous pouvons tout faire. L'autre est celle selon laquelle nous ne pouvons rien faire.
Veux-tu, homme, exprimer ce qu'est l'éternité ?Il te faut d'abord rompre radicalement avec toute parole.
Demeurer après l'abandon là où nous avons été heureux, quelle détresse pour les amours !
Tu as le choix. Ce n'est peut-être pas un choix que vous aimez, mais c'est quand même un choix.
Il y en a toujours assez pour les nécessiteux, il n'y en a jamais assez pour les gourmands.
Mon expérience uniforme m'a convaincu qu'il n'y a pas d'autre Dieu que la Vérité.
Si vous êtes submergé par l'ampleur d'un problème, décomposez-le en plus petits morceaux.
Un auteur blesse le plus ses lecteurs en dissimulant des difficultés.
Vivre vaut la peine si l'on peut contribuer d'une petite manière à cette chaîne sans fin de progrès.
Riez autant que vous respirez et aimez aussi longtemps que vous vivez.
Donner le pouvoir à la population et aux travailleurs rend inéluctable l'affrontement avec la minorité des privilégiés.